<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916</id><updated>2012-01-01T19:52:25.784Z</updated><category term='Adam Phillips'/><category term='Copyright Nathalie Peronny'/><category term='Diane Arbus'/><title type='text'>Mutants Anachroniques - Nord Sud</title><subtitle type='html'>"Comme dans un feuilleton brésilien, le premier qui meurt réveille l'autre."</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>73</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-1792815155691812351</id><published>2012-01-01T19:52:00.000Z</published><updated>2012-01-01T19:52:25.794Z</updated><title type='text'>SUD - Et tout ce genre de conneries qui saignent</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Il faut ignorer corail, coquillage, humeurs marines et aussi fourreau, extases et plis du rideau rouge. Saquer velours, irisation de la peau, tendu, fendu et bien sûr défendu. Rire au nez scrofuleux de couche, cabinet, bas de soie, œil languide, gestes lents, mon amour. Toutes ces putains usées dont le cul tanné métamorphosé bonne machine (ou machine la bonne, le cul en l’air, brique les marches de l’escalier quand - oh ! Monsieur était là ! Je n’avais pas vu Monsieur - Monsieur arrive la queue fort à propos absolument disproportionnée en regard de la taille de la main qui l’agite sous le zoom), toutes ces putains dont le cul tanné est aussi expressif que le goulot d’une bouteille dans lequel le piston mécanique enfonce le bouchon de liège clic tchak avant d’être empaumé par la capsuleuse pchitt. Le rêve industriel tapine avec moteur à combustion interne et beaucoup de Oh ! Mon cœur ! Oh ! Ma douleur ! et tout ce genre de conneries qui saignent. Sur la chaîne, les culs de boniches calibrés had hoc se succèdent en escadrons queue leu leu séparés chacun de celui de derrière par la largeur qui sépare le pouce du petit doigt de la main. Les genoux pliés épousent les étriers sous le tapis roulant tayloriste, le cou est clipé dans un collier pour prévenir toute ruade, les bras cousus le long du buste. Seul le cul apparaît au-dessus du tapis, bulbe lumineux de l’ampoule à combustion dont la lactescence appelle les crocs ou le fouet pour lui donner un peu d’humanité enfin merde ! Est-ce que vous les poudrez à la farine ou quoi ? Autour de l’anus glabre et rosé Monsieur fait joujou avec son gros qu’il voudrait tel sous objectif rapproché. La chaîne avance par à coups, chaque cul de bouteille est dûment saisi par l’empaumeur/pistonneur automatique. Au-dessus de chaque cul à l’arrêt, il descend par un système de pistons et de poulies dans un jet de vapeur sous pression qui imite le cétacé. C’est tassé, bien compacté façon chair imaginaire sous balayage visuel. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;En visu : un quadrilatère plane d’où saillent deux mains gantées de latex chirurgical et une queue présucée backstage. Chaque fesse est saisie et très légèrement écartée l’une de l’autre pour éviter au piston tout effet de rebond catastrophique. Sous l’effet de tension qu’induit l’empaumage, la cible fronce et blanchit de peur ou se dilate et rosit selon que le cul a le gout de l’enculade ou non. Dans le premier cas, la douleur s’étoile en fissures qu’illustre un cri rauque masqué par le cliquetis des bouteilles qui s’entrechoquent aux à coups de la cadence mécanique. Balistique remplissage. Il faut oublier ce train train, il faut oublier le corail qui conduit aux coquillages et aux humeurs marines. Amour d’été station balnéaire. Saquer le velours. Click tchak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ta poésie n’a plus de frein. Sectionné flaque rouge sur le bord de la baignoire eau glacée. Froidure contre douleur. Tu décalottes plus vite hors les rails, sans rideau rouge, la chair crue baladée au bout des dents de la fourchette. Quand je dis non c’est non dit-elle, peut-être dit-elle, pour te faire moins peur. Peut-être pas toi tout seul, peut-être vous trois. Peut-être bien qu’elle s’imagine maniant trois pistons en maîtresse des machines. Défigurée ta gueule sous un poster appartenant à cette fille qui a bien plus d’une idole à la place de sa main dans le noir. Un corps frôlé dans le métro. Sans image. Je veux fermer les yeux mais ce sont mes cuisses qui se serrent et au moment où je descends ma main, je regrette d’avoir éconduit le passant. Je jouis sur sa queue imaginaire mais son visage j’en ai oublié jusqu’au moindre trait. Tu n’as pas d’œil. Et ça te déplait. Tu mets l’option de côté, tu l’évites à la fac et ainsi il n’y a pas du tout d’histoire. Ta poésie n’a plus de frein et strictement rien à raconter. Maintenant tu regrettes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-X2WNE4BneMo/TwC4_FqkWcI/AAAAAAAAAQU/aIC1HVFLRV8/s1600/hotel.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" rea="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-X2WNE4BneMo/TwC4_FqkWcI/AAAAAAAAAQU/aIC1HVFLRV8/s320/hotel.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Tu prends un train corail. Ce seul nom te fait endurer le manque de cette chose que tu n’as jamais eue. Donc jamais perdue et pourtant. Manqué l’arrêt station balnéaire. Manqué l’option embrassez-la courte amour vite quitter simple. Pour calmer la panique et meubler l’attente jusqu’à l’hypothétique prochaine gare tu te projettes en paroi interne interdit aux moins de 18 ans. Tes doigts violent un goulot de bouteille. Tu n’as l’air de rien. Absolument inconsistant à l’œil passager. En mode mineur à quarante ans passé tu tournes en boucle sur le périph circulaire. Le centre du cercle est effacé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-1792815155691812351?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/1792815155691812351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=1792815155691812351' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/1792815155691812351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/1792815155691812351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2012/01/sud-et-tout-ce-genre-de-conneries-qui.html' title='SUD - Et tout ce genre de conneries qui saignent'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-X2WNE4BneMo/TwC4_FqkWcI/AAAAAAAAAQU/aIC1HVFLRV8/s72-c/hotel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-2192804399873212728</id><published>2011-12-04T17:32:00.024Z</published><updated>2011-12-07T16:25:14.183Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adam Phillips'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Diane Arbus'/><title type='text'>SUD - Aussi isolée qu'une île entourée de sa propre mer.</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-WU6XWSm-Ieg/Ttu3M_m8zLI/AAAAAAAAAPw/f1VT3jTQoW4/s1600/dyn007_original_480_463_pjpeg__4f878246c7b5ca760bd7a250589ec22b.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5682336788719127730" src="http://1.bp.blogspot.com/-WU6XWSm-Ieg/Ttu3M_m8zLI/AAAAAAAAAPw/f1VT3jTQoW4/s400/dyn007_original_480_463_pjpeg__4f878246c7b5ca760bd7a250589ec22b.jpg" style="float: left; height: 386px; margin: 0px 10px 10px 0px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 78%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Extrait de &lt;em&gt;On balance&lt;/em&gt;, Adam Phillips – pp. 213-225, Pingouin Books 2011. &lt;br /&gt;Traduction ©Emmanuelle Moulin-Desvergnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;Photos ©&lt;a href="http://diane-arbus-photography.com/" target="blank"&gt;Diane Arbus&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais comment tu sais que quelqu’un ment ? demande-tu.&lt;br /&gt;Ils racontent la même histoire à chaque fois, jusqu’au dernier mot.&lt;br /&gt;Alors que quand ils disent la vérité, ça n’est jamais la même chose deux fois de suite.&lt;br /&gt;Ils reformulent.&lt;br /&gt;Ciaran Carson, &lt;em&gt;The Shadow&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: 78%;"&gt;Moi, freak d’Arbus&lt;br /&gt;... car nous avons le droit d’être séduit.&lt;br /&gt;Dave Hickey, &lt;em&gt;The Invisible Dragon&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;S’il est trop souvent dit à propos de Diane Arbus qu’elle photographie des phénomènes de foire, cela suggère que nous savons au minimum de quoi les gens normaux ont l’air, de quoi les gens ont l’air quand ils ne sont pas étranges. Il est rassurant que l’on nous rappelle que nous ne sommes pas tous des phénomènes de foire, mais aussi que nous reconnaissons un laissé pour compte quand nous en voyons un. Il existe bien sûr des points de vue, des angles, à partir desquels nous pouvons tous avoir l’air de marginaux nous-mêmes ; et Arbus, de facto, est particulièrement volubile à ce propos et au sujet de la façon dont l’appareil photo réussit à saisir la perspective non désirée. Mais l’enthousiasmant malaise que génère le travail d’Arbus et le plaisir que nous avons à le regarder a quelque chose à voir avec notre soif de savoir ce que ça doit être d’être quelqu’un comme ça ; et de même, ce qu’est d’être des gens comme nous qui ne sommes pas marginaux pour quelque raison que ce soit– et Arbus en était elle-même la preuve - mais qui sommes fascinés par eux. En effet, nous voulons des photos et des expositions d’eux et nous attendons quelque chose de leur représentation que nous ne voudrions pas d’eux en personne. Les photos de ces gens, ou plutôt la façon unique qu’a Arbus de ne pas détourner le regard satisfait quelque chose en nous. Elle n’a pas, cela devrait être souligné, créé de mode à partir de son sujet, mais à partir de ses photos. Les photos d’Arbus, peu importe ce qu’elles produisent d’autre, créent une sorte de sociabilité indirecte avec des gens dont nous devinons que nous ne pourrions pas les fréquenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/--ra44Xzwb7A/Ttuwhlc-uoI/AAAAAAAAAOc/4s0odmYbDxs/s1600/diane_arbus_9.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5682329445893847682" src="http://2.bp.blogspot.com/--ra44Xzwb7A/Ttuwhlc-uoI/AAAAAAAAAOc/4s0odmYbDxs/s320/diane_arbus_9.jpg" style="display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 318px;" /&gt;&lt;/a&gt; L’une des choses les plus intéressantes à propos de la photographie en tant qu’art relativement nouveau est que le discours des photographes à propos de leur travail constitue également un genre relativement nouveau. Et Arbus, à ce qu’il me semble, était exceptionnellement bavarde ainsi qu’exceptionnellement enthousiaste et bien disposée à énoncer clairement ce qu’elle pensait être en train de faire, on ne peut plus attentive à ce que ce discours soit une forme d’échange bien singulière.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Quand Arbus parle de son travail, elle évoque très souvent la photographie comme une forme de sociabilité. «Certaines images, sont de timides incursions sans que vous vous en rendiez compte». L’appareil bien sûr, donne une raison au photographe de se mêler aux autres et l’appareil est comme un sauf-conduit, une «licence», comme elle le dit, pour l’imprévisible.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Avec qui l’on peut être ou ne pas être est limité pour elle à ce que l’on peut ou ne peut pas savoir des gens. Comme un certain type d’artiste moderne, elle pense les intentions en termes de mots de passe qui vous donnent ce que vous n’auriez jamais espéré ; et elle situe le mystère qui lui importe le plus, son mystère préféré, dans ce qui n’est pas familier (la famille étant l’endroit où l’étrangeté commence). «Je me souviens d’un été» écrit-elle :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;«Je travaillais beaucoup à Washington Square Park. Cela devait être en 1966. Le parc était compartimenté. Il avait ses promenades arrangées en rayons, et il y avait ces territoires jalonnés de gens. De jeunes hippie-junkies étaient en bas d’une allée. Des lesbiennes étaient en bas d’une autre, très costauds, de fascinantes lesbiennes hardcore. Et au milieu se tenaient les poivrots… Ils étaient comme le premier échelon et les filles qui arrivaient du Bronx dans l’espoir de devenir des hippie-junkies devraient coucher avec les poivrots pour accéder à la partie occupée par les hippie-junkies. C’était vraiment remarquable. Et j’ai trouvé ça vraiment effrayant. Je veux dire, je pourrais devenir nudiste, je pourrais devenir un million de choses. Mais je ne pourrais jamais devenir ça, quoi que ces gens aient pu être. Il y avait des jours où je ne pouvais absolument pas travailler et puis des jours où je pouvais. J’ai appris à connaître certains d’entre eux. J’y ai beaucoup traîné. Ils étaient tout à fait comme des sculptures amusantes. J’avais très envie de me rapprocher d’eux, alors j’ai dû leur demander si je pouvais les photographier. Vous ne pouvez pas devenir proche de quelqu’un à ce point là et ne pas dire un mot, alors je l’ai fait.»&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-cHpv9KGudjU/TtuxG77dKSI/AAAAAAAAAOo/00lUlRhxDx0/s1600/winogrand-diane-arbus-love-in-central-park-new-york.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5682330087582411042" src="http://2.bp.blogspot.com/-cHpv9KGudjU/TtuxG77dKSI/AAAAAAAAAOo/00lUlRhxDx0/s320/winogrand-diane-arbus-love-in-central-park-new-york.jpg" style="display: block; height: 212px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Je considère cela comme une parabole d’Arbus en tant que photographe. Il existe un matériau biographique bien connu qui semblerait donner un certain sens à tout ça, quelque chose à voir avec le souvenir d’Arbus d’être exclue, à part, dans l’opulente famille juive où elle a grandi. «Une des choses dont j’ai souffert enfant» dit-elle, «était de ne pas connaître l’adversité. Je me sentais coincée dans un genre d’irréalité que je pouvais ressentir comme de l’irréalité et cette sensation d’immunité était, aussi absurde soit-elle, douloureuse… Le monde semblait appartenir au monde. Je pouvais apprendre des choses mais elles ne paraissaient jamais être ma propre expérience.» L’essentiel du souvenir est son sens impérieux qu’il existait une autre chose vers laquelle elle avait besoin d’aller, un autre genre d’expérience, quelque maladie nécessaire dont elle aurait été immunisée. Il n’est guère invraisemblable qu’elle n’ait jamais ressenti l’adversité étant enfant mais probable qu’elle ait ressenti rétrospectivement n’avoir jamais connu l’adversité qu’elle voulait. A Washington Square Park., en 1966, le monde paraissait appartenir au monde à nouveau, elle n’en faisait pas partie. Et ce par quoi elle est intéressée dans le groupe qu’elle observe est la façon dont des gens si différents peuvent être ensemble. «Et les filles qui arrivaient du Bronx dans l’espoir de devenir des hippie-junkies devraient coucher avec les poivrots pour accéder à la partie occupée par les hippie-junkies.» Et Arbus énonce clairement qu’elle a atteint ses propres limites, l’horizon de son ambition. «Je pourrais devenir des millions de choses. Mais je ne pourrais jamais devenir cela, quoi que ces gens aient pu être». Mais ce que nous ne pouvons être, nous pouvons le photographier, nous pouvons nous en rapprocher. Et la manière de devenir proche d’eux est de leur demander quelque chose : «Vous ne pouvez pas devenir proche de quelqu’un à ce point là et ne pas dire un mot, alors je l’ai fait.» Si l’on demande aux gens une photographie d’eux, on leur demande de nous en donner une, pas de nous laissez la prendre. Arbus – pour une raison qu’elle n’avait pas besoin d’expliciter- voulait se rapprocher de ces gens, « quoi que ces gens aient pu être » et la manière d’y arriver était de leur demander de les photographier : des mots pour des photos. Mais dans ce processus – et je pense que la parabole est réfléchie, sciemment ou inconsciemment, pour nous obliger à nous poser la question : qu’est ce qui fait la photographie ? - si son travail, si l’appareil photo est un brise glace, ou une façon d’avoir quelque chose à faire avec ces gens qu’elle ne pourrait jamais devenir, de quoi sa photo est-elle la photo ? Si nous prenons Arbus au mot, les photos naissent d’une impossible aspiration : «Mais je ne pourrais jamais devenir ça, quoi que ces gens aient pu être.» Ils sont le constant rappel, les pense-bêtes qui permettent dire cette proximité contrariée, le lieu où la sociabilité s’arrête. Nous ne pouvons pas être avec ces gens et c’est là où la photographie, le travail, intervient.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-n48HziCyz8E/TtuxaHe6FFI/AAAAAAAAAO0/Hdfc8D37Y2E/s1600/4_-Arbus_L.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5682330417101411410" src="http://4.bp.blogspot.com/-n48HziCyz8E/TtuxaHe6FFI/AAAAAAAAAO0/Hdfc8D37Y2E/s320/4_-Arbus_L.jpg" style="display: block; height: 297px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 300px;" /&gt;&lt;/a&gt;Parfois Arbus part de la position diamétralement opposée, sans affinité, sans aucun désir, comme issue de l’aliénation, comme si la non pertinence du sujet était la condition préalable au travail. «Les Chinois ont une théorie» écrit-elle, «que nous passons de l’ennui à la fascination, et je pense que c’est vrai. Je ne choisirais jamais un sujet pour ce qu’il représente pour moi ou ce que j’en pense. Vous n’avez qu’à choisir un sujet et ce que vous ressentez à son égard, ce que ça veut dire, apparaît peu à peu si vous choisissez pleinement un sujet et que vous vous y tenez suffisamment.» A Washington Square Park elle part de la fascination, ici c’est un aboutissement. Ici cet aboutissement résulte d’un choix apparemment arbitraire et d’une insistance opiniâtre. Mais dans sa dernière formulation le photographe est bien plus encore, et bien plus évidemment encore, signifiant : c’est la révélation du ressenti et de la signification. Le photographe vous rapproche non pas de l’objet mais de l’appréhension qu’a le photographe de l’objet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Comme toujours avec Arbus, la proximité est la question et l’on peut présumer qu’il n’est pas anodin que nombre de ses photographies apparaissent si familières, bien qu’assez souvent de gens de qui l’on ne voudrait pas être proche, au moins dans prétendue la vraie vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;«Rien n’est jamais pareil contrairement à ce qu’ils disaient», dit-elle. «C’est ce que je n’ai jamais vu avant que je reconnais». Ce que les autres disent nous met à distance, si c’est «ce que je n’ai jamais vu avant que je reconnais». &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-dHAKoY1Ky0U/TtuxuToXYQI/AAAAAAAAAPA/opnk6VNBJUM/s1600/542175759.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5682330763959689474" src="http://2.bp.blogspot.com/-dHAKoY1Ky0U/TtuxuToXYQI/AAAAAAAAAPA/opnk6VNBJUM/s320/542175759.jpg" style="float: right; height: 320px; margin: 0px 0px 10px 10px; width: 219px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Nous devons supposer que c’est parce qu’ils l’empêchent avec leurs mots de voir la chose qui importe pour elle. Ils l’ont préservée, vierge, irréelle, et son projet, le Nouveau – «ce que je n’ai jamais vu avant» – devient l’objet du désir. Il figure, il devient symboliquement l’égal de la chose nécessaire de laquelle elle a été exclue d’une façon ou d’une autre. Son problème, je pense, ou plutôt son dilemme, est de savoir combien elle est prête à en apprendre, de quelle manière veut-elle se rapprocher de cette chose dont elle croit avoir été exclue ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Arbus part de la position de l’exclue. Les gens du Washington Square Park, en tant que sujet arbitrairement choisi, n’ont rien à voir avec elle. Arbus n’est jamais sûre de savoir si elle est intéressée par l’expérience de l’exclusion – et ses freaks sont par définition l’exclu qu’elle inclue – ou si elle s’applique à élucider exactement ce que pourrait être cette chose dont elle est exclue, ce que ses freaks nous laissent penser. Se laisser obséder par l’exclusion peut devenir un moyen, peut être LE moyen, de ne pas penser à ce que pourrait être cette chose dont elle est exclue. Alors quand Arbus dit (de façon un peu trop célèbre) «une photo est un secret à propos d’un secret. Plus elle vous en dit, moins vous en savez», elle fait la différence entre montrer et dire ce que la photo soumet à notre attention, et nous donne en même temps sa théorie du secret en conserve.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Ce qu’une photo nous dit apparemment est ce que nous n’avons nul besoin de savoir. Dans la photographie l’explicite est toujours trompeur. Et cette photographie, au moins selon Arbus, est une tentative singulière de garder le secret. «Un secret à propos d’un secret» signifie que ce qui est gardé secret est le fait même qu’il existe un secret. Les photos, à l’inverse des photographes, ne peuvent pas parler et «un secret à propos d’un secret», est une définition de l’inconscient que nous pourrions admettre. Mais «un secret à propos d’un secret» recouvre deux degrés de distinction. Arbus ne dit pas connaître le secret, elle dit juste qu’elle sait que ce qui est gardé secret dans la photo est qu’il y a un secret.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;La photo, ou plus exactement ce qu’en dit Arbus, a quelque chose à nous montrer, si ce n’est à nous dire, non à propos de gens étranges, mais à propos de notre étrangeté face à la proximité et à l’exclusion. Beaucoup de ses photos comportent un désir baroque. Et de nombreuses déclarations à propos de son travail ont trait à la crainte et au sort d'être mis à l’écart. «Dernièrement j’ai été frappée», dit-elle, «par le fait que j’aime vraiment ce que vous ne pouvez pas voir dans la photo. Une obscurité physique réelle. Et c’est très effrayant pour moi de revoir cette obscurité». Voir l’obscurité c’est voir ce qu’on ne peut pas voir et ce que nous ne pouvons pas voir à travers. Dans les photos d’Arbus le frisson d’être mis à l’écart rivalise avec la crainte. Ce serait terrible de croire qu’il n’existe rien dont nous pourrions être exclus. Ce que les photos d’Arbus nous invitent à considérer sont les freaks qui en sont absents et ce qu’il y a là-dedans de si poignant et de si horrible pour nous. Ou pour le dire avec plus de désinvolture, qui est mis à l’écart de quoi ? Si nous avons tant d’appétence pour les freaks d’Arbus, de quoi nous sentons-nous exclu ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;L’histoire qu’Arbus veut nous raconter explicitement à propos des laissés pour compte, avec des mots plus qu’avec ses photos, est qu’elle les envie. «Les freaks sont une chose que je photographie beaucoup», dit-elle, sans la prudence d’utiliser d’autres mots :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;«C’est la première chose que j’ai photographiée et cela a produit une excitation extraordinaire en moi. Je les adorais. J’adore encore certains d’entre eux. Je ne veux pas dire qu’ils sont mes meilleurs amis mais qu’ils me font ressentir un mélange de honte et de crainte. Il y a une qualité légendaire chez les freaks. Comme un personnage dans un conte de fées qui vous arrête et vous somme de répondre à une énigme. La plupart des gens traverse la vie effrayée de vivre un traumatisme. Les freaks sont nés avec leur trauma. Ils ont déjà passé le test. Ce sont des aristocrates.»&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-x3jTUTxPTOU/TtuyCtefVHI/AAAAAAAAAPM/xUZGzSGgPu0/s1600/diane_arbus_11.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5682331114494973042" src="http://3.bp.blogspot.com/-x3jTUTxPTOU/TtuyCtefVHI/AAAAAAAAAPM/xUZGzSGgPu0/s320/diane_arbus_11.jpg" style="display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 278px;" /&gt;&lt;/a&gt; C’est astucieux et troublant, tant dans son allégresse que dans sa gravité. Comme dans certaines de ses meilleures photos, on est quelque part entre le gimmick de comédie - «Je les adorais. J’adore encore certains d’entre eux. Je ne veux pas dire qu’ils sont mes meilleurs amis» - et la fable existentielle. A la fois dans l’irréel – choses, légendes, personnages de contes de fées, aristocrates – et dans l’intensément vrai : ils ont vécu leur trauma en premier lieu, «ils ont déjà passé le test. Ce sont des aristocrates». Ils viennent pourrait-on dire, d’un angle très légèrement différent, d’un «coin» pour utiliser un mot d’Arbus, un peu comme les Juifs, nés membres de l’aristocratie du trauma.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Ce qui frappe à propos d’Arbus est son approche explicite de l’érotique, des fantasmes qu’ils engendrent parce qu’elle les admire. Il y a là une formidable sorte d’excitation, d’adoration, de honte, de crainte. Et les vies de ses freaks, selon elle, sont constituées par ce dont ils sont exclus. Parce qu’ils sont nés avec leur trauma, parce qu’ils sont nés avec la chose ultime qui les sépare des autres. C’est de là qu’ils partent, et non de ce qu’ils doivent rechercher comme Arbus à Washington Square Park. C’est comme si leur épreuve dans la vie, l’épreuve avec un grand «e» pour Arbus, était ce qu’ils avaient fait de leur exclusion, ou de la chose qui les exclue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;L’appareil photo de la parabole de Washington Square Park est l’objet qui à la fois inclut et exclut. Mais Arbus, avec raison, tient à nous rappeler que la photo n’est pas faite au sens strict de son sujet, mais de son supposé sujet, représenté, reconnu par un médium très différent. Et s’exprimer clairement sur la photographie c’est parler de cette différence de façon inédite parce que la photographie apparaît comme un art mimétique sans effort. «Ce que j’essaie de décrire» dit-elle, «est qu’il est impossible d’échanger sa peau contre une autre. Et tout mon travail est un peu à ce sujet. Que la tragédie de quelqu’un n’est pas la même que la vôtre». Peut être que la chose dont on est le plus exclu est le trauma des autres, les tragédies des autres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-D-e6-pz1LNY/TtuyQmBBBHI/AAAAAAAAAPY/V-JwVr3F8mU/s1600/Diane%252BArbus.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5682331353010472050" src="http://1.bp.blogspot.com/-D-e6-pz1LNY/TtuyQmBBBHI/AAAAAAAAAPY/V-JwVr3F8mU/s320/Diane%252BArbus.jpg" style="display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 316px;" /&gt;&lt;/a&gt; Vous n’avez pas besoin de regarder des photos de phénomènes de foire ou même de photographier des phénomènes de foire pour vous prouver que vous n’êtes pas un phénomène de foire vous-même. Alors pour poser une question pragmatique, à quoi les photographies d’Arbus servent-elles ? Pourquoi les photographier, et les photographier comme ça ? «Les freaks sont une chose que je photographie beaucoup. C’est la première chose que j’ai photographiée et cela a produit une excitation extraordinaire en moi» ; la première chose, c'est-à-dire après les mannequins de mode qu’elle a photographiés avec son mari dans les années 40. Il est possible que les freaks ont été le moyen pour elle de trouver sa propre voie en matière de photo. Cela mérite donc de se demander en conclusion ce qu’était cette voie propre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Arbus décrit sa fascination pour un artiste de rue aveugle des années 60 qui, dit-elle, «vivait dans une atmosphère aussi dense et coupée du monde qu’une île entourée de sa propre mer». Et «une île entourée de sa propre mer» est en effet une île très isolée. Si Arbus a été attirée par l'impossibilité de la proximité alors il est tentant de suggérer que ses photos enregistrent à la fois cette impossibilité et tentent de la détruire. Eudora Welty a souligné le fait que le travail d’Arbus «violait tout à fait la vie privée, et ce avec l’intention de le faire» comme si Arbus ne pouvait supporter ou, plus intéressant, n’avait pas confiance dans la vie privée des autres. Comme si la vie privée était une sorte de mystification, comme si notre opacité et celle des autres s’en trouvait sacralisée. Welty a mis l’accent sur quelque chose – la violation est totale, personne ne dit volontiers «je me sens un peu violé» - qui est important à propos du travail d’Arbus. Même s’il est à mon sens permis de penser que ce travail montre souvent le degré d’inviolabilité de la vie privée de l’homme moderne : quelque soit votre degré de proximité, vous n’êtes jamais si proche. Et qu’il y a quelque chose à propos de la vie moderne qui génère des fantasmes de proximité, d’intimité, qui sont bien au-delà des possibilités humaines.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Les secrets peuvent être percés à jour mais la vie privée ne peut être violée parce qu’une fois qu’elle est violée cela n’est plus la vie privée. L’idée même du secret est le dernier refuge du romantisme. Cela n’est peut être pas que nous avons tous des secrets mais que chacun d’entre nous est perçu différemment par les autres. Cela n’est peut être pas que notre intimité se trouve la plus complètement dévoilée, mais que nous avons atteint notre plus haut degré d’anonymat. Ce sont pour le moins les deux domaines vers lesquels Arbus nous guide quand elle parle ou écrit à propos de la photographie. «Notre apparence», écrit-elle, «est comme un signe donné au monde de nous envisager de telle manière mais, il y a une différence entre ce que vous voulez que les gens sachent à propos de vous et ce que vous ne pouvez empêcher que les gens sachent de vous. Les autres nous voient d’une façon que nous ne pouvons anticiper : nous ne pouvons pas nous connaître parce que nous ne pouvons pas être quelqu’un d’autre en relation avec nous-mêmes, et ainsi de suite.» Il est clair que tout ceci montre combien le discours d’Arbus est empreint de psychologie quand elle parle ou écrit à propos de la photographie. Et à l’instar de tout bon essai de psychologie, il est irrésistible et pertinent. Et il n’est pas surprenant qu’Arbus, en mûrissant et en travaillant là et quand elle l’a fait, ait trouvé ce langage à portée de main. Mais ce genre de discours peut nous entraîner loin des photographes en tant que photographes, particulièrement quand quelqu’un est aussi rusé et éloquent que l’était Arbus. Plus mauvais est votre art, notait le poète John Ashbery, plus il est facile d’en parler.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Ce qui me semble vraiment étrange à propos du travail d’Arbus n’est pas son sujet, mais comme il est difficile de résister à l’analyser en psychologue, ou pour le dire autrement, comme il est difficile de concevoir de ne pas en parler en termes de psychologie. Et je ne veux pas dire en termes d’alternative pour parler techniquement. Regardez les photos d’Arbus sans essayer d’imaginer ce qu’il se passe dans la tête de ses sujets, comme si, en fait, vous ne pouviez pas. On ne peut pas avoir accès à quelqu’un qui est aussi dense et isolé qu’une île entourée de sa propre mer, il est donc peut-être disponible pour autre chose. Pour être photographié.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-VqNX0xRX_CI/TtuycWvu_ZI/AAAAAAAAAPk/MiD7X5N8BKA/s1600/250px-Diane-Arbus-1949.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5682331555069885842" src="http://1.bp.blogspot.com/-VqNX0xRX_CI/TtuycWvu_ZI/AAAAAAAAAPk/MiD7X5N8BKA/s400/250px-Diane-Arbus-1949.jpg" style="display: block; height: 313px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 250px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-2192804399873212728?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/2192804399873212728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=2192804399873212728' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2192804399873212728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2192804399873212728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/12/sud-aussi-isolee-quune-ile-entouree-de.html' title='SUD - Aussi isolée qu&apos;une île entourée de sa propre mer.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-WU6XWSm-Ieg/Ttu3M_m8zLI/AAAAAAAAAPw/f1VT3jTQoW4/s72-c/dyn007_original_480_463_pjpeg__4f878246c7b5ca760bd7a250589ec22b.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-5517745300814163494</id><published>2011-11-08T10:50:00.017Z</published><updated>2011-11-08T17:11:54.228Z</updated><title type='text'>NORD SUD - Amy sort un disque</title><content type='html'>« Comment ? Ouais bé c’était prévu… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était prévu qu’elle meurt ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Et ben j’m’en fous, pasc’que… elle se droguait trop, c’est pas bien et… c’est pas cool quoi. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’élèvent ça et là des voix discordantes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les chanteurs, enfin, les personnes célèbres, ils meurent un peu prématurément et c’est ce qui fait un peu leur talent, donc c’est un peu dommage mais en même temps ça permettra à ses titres de rester un peu dans la légende… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Voix discordantes&lt;/span&gt; bordel, bien la peine de vous avoir payé ces cours de solfège. De syllogismes. Votre i-truc à commande vocale, votre épilation radicale. Votre école privée de stars-TV. Comme l’autre, là, avec sa fondation. Pas top comme retour sur investissement, je trouve moi jeune parent. Non mais. Tout ça pour une fille qu’a pas été foutue d’se faire refaire les dents, ni l’nez vu qu’justement elle s’est tout foutu dans l’pif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Elle a bien marqué les gens avec son côté trash. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ir-wMH7g114/TrliY9klGyI/AAAAAAAAAOQ/0Brl-wuWpEA/s1600/Amy%2Bfillette.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 240px; DISPLAY: block; HEIGHT: 210px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5672673386634222370" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-ir-wMH7g114/TrliY9klGyI/AAAAAAAAAOQ/0Brl-wuWpEA/s400/Amy%2Bfillette.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:180%;"&gt;Ce mec dans les années 70&lt;/span&gt; qui portaient des lunettes noires la nuit. Non pas celui-là, l’autre. Son autodestruction ils la lui enviaient, en un sens. Ils auraient voulu l’imiter. Ou ils le plaignaient. Avaient peur. La peur loge au cœur de l’abondance, on admirait qui paraissait y échapper : sans inhibitions, et pour cause (héroïcisation de l’anesthésie !). Mais elle c’est une tout autre époque, les amis, une tout autre époque…&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Elle&lt;/span&gt; on la voyait partout et leur vrai plaisir, c’était de se foutre de sa gueule.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le people&lt;/span&gt; diffère de la star d’autrefois, fait pour être moqué autant qu’envié. Artiste d’un suprême talent ou blaireaux baisant dans une piscine sur un plateau de téléréalité, qu’importe. Même Sarah Palin fera l’affaire. L’identification désormais au lieu d’un avant-goût, certes trompeur, de réussite, fournit au peuple (We Are The People) un moyen supplémentaire de se mépriser soi-même. Comme l’Ancien Régime était cascade de mépris, le nouveau nouveau régime s’est réinventé foire aux humiliations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« À l’époque » ses business partners, quels qu’ils soient, se sont évidemment assis sur les enregistrements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas assez bon ― ante mortem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Ce qui n’est que murmuré&lt;/span&gt; comptez sur eux pour le lui avoir dit à elle : ni fait ni à faire, pathétique, faible, somnambulesque. En un mot : insortable. Les morts sont les vrais pros. Regardez Madonna. Et puis aussi, la relève est assurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;In reverse. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Au tour des parents de passer à la télé. Les générations explosent dans l’univers expansé. C’est la vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-5517745300814163494?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/5517745300814163494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=5517745300814163494' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5517745300814163494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5517745300814163494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/11/nord-sud-amy-sort-un-disque.html' title='NORD SUD - Amy sort un disque'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-ir-wMH7g114/TrliY9klGyI/AAAAAAAAAOQ/0Brl-wuWpEA/s72-c/Amy%2Bfillette.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-5761993731898279609</id><published>2011-10-31T16:46:00.018Z</published><updated>2011-11-08T17:00:30.292Z</updated><title type='text'>NORD - In extremis. Pas la gravure mais la plaque.</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Une personne dont les avis m’importent m’a fait justement remarquer que les Mutants n’avaient soumis aucun texte à des revues depuis notre participation en 2009 au n°8 de La Passe. Non que nous n’ayons pas eu également des textes refusés, mais ces refus datent de la même période, soit un an avant la parution de mon roman. Emma et moi avons donc décidé de garder pour l’heure sous le coude le produit de ce mois d’octobre pourtant très studieux (premier du genre depuis longtemps pour le jeune père que je suis). Qu'en ferons-nous &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;exactement&lt;/span&gt;, je n’en sais rien.&lt;/span&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: normal" lang="FR"&gt; &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sachez, toutefois, cher comte, que vous avez perdu le plus beau spectacle que le goût ait imaginé et qu’une galanterie noble ait jamais exécuté. On y a représenté la chaste forteresse de la beauté assaillie par le désir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: normal" lang="FR"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;En plus c'est vrai. Enfin, c'est une façon de le formuler.&lt;/span&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’un de ces textes, écrit par Emma seule, sera publié ici bientôt, tandis que l’autre, créé en commun, poursuit sa mue en vue d’être réduit de 17000 signes au tiers. Une telle entreprise de remodelage produit généralement une foule de versions intermédiaires, plus ou moins achevées, si différentes les unes des autres qu’on pourrait presque avec cela alimenter le blog pendant un an sans vraiment rabâcher. Le problème, bien sûr, c’est que c’est la dernière qui compte !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le format blog rend volubile. Soit qu’on y poste son avis sur tout et n’importe quoi, ses « coups de cœur », des billets d’humeur ou des articles quasi quotidiens, soit qu’on s'y lance, comme nous, dans des sortes de voyages expérimentaux au long cours, comme je serais tenté de qualifier nos cut-ups retravaillés, délibérément narratifs mais jalonnés de rencontres improbables à la façon, peut-être, d’une &lt;i&gt;Alice&lt;/i&gt; moderne. Dans la susmentionnée épopée de 1700 signes, par exemple, se trouvait à l'origine une scène où, dans la salle de billard du manoir métaphorique des sommités du monde contemporain, Slavoj Žižek bourré insultait copieusement Gabrielle Wittkop parce qu’elle était végétarienne. Celle-ci pendant ce temps tenait, en fumant le cigare, des propos à la Houellebecq sur la prostitution asiatique. Un passage très bossé, mais ça reste le genre de conneries que tu racontes plutôt chez toi, à des amis, et c’est pourquoi j’ai coutume de dire que le blog est ma maison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;J’aime être lu. Pourtant, en ce qui concerne NORD-SUD, je n’ai jamais fait trop d’efforts pour améliorer les statistiques de fréquentation. J’y teste des idées. Emma aussi. Sans NORD-SUD je n’aurais pas écrit mon livre, en tout cas pas le même. Mon post du jour anniversaire de la chute du Mur de Berlin, par exemple, s’y retrouve presque dans son intégralité. Il nous faut maintenant réfléchir aux types de contenus qui nous permettront d’être fidèles à la vocation originelle du blog : être le lieu d’un dialogue entre nous, ouvert pourtant sur l’extérieur (putain là je deviens super pompeux, j’arrête !). Peut-être plus de « matériaux bruts », de citations croisées ou pas (ci-dessus, Schiller).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En bref, le blog est notre QG, il est aussi pour nous un réservoir d’idées à développer, dans les mauvais jours un crash-test, parfois un désert, mais il doit se lire avant tout comme une correspondance. Emma s’étant évadée trois jours, cap toujours plus au SUD, à Barcelone, j’attendrai donc sa carte postale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;FM&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-5761993731898279609?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/5761993731898279609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=5761993731898279609' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5761993731898279609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5761993731898279609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/10/nord-sud-in-extremis-pas-la-gravure.html' title='NORD - In extremis. Pas la gravure mais la plaque.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-4913848162385948607</id><published>2011-09-29T19:43:00.010+01:00</published><updated>2011-09-29T20:30:50.589+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD - Modeste proposition pour la PROCHAINE rentrée littéraire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-q3_6_UQpVOI/ToS9Ty48X2I/AAAAAAAAAMQ/6c5iCE4MG5c/s1600/musso-mutants%2Bavec%2Bcartouche%2Bmoche%2Bet%2Bnom%2Bmasqu%25C3%25A9%252C%2B4.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 255px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-q3_6_UQpVOI/ToS9Ty48X2I/AAAAAAAAAMQ/6c5iCE4MG5c/s400/musso-mutants%2Bavec%2Bcartouche%2Bmoche%2Bet%2Bnom%2Bmasqu%25C3%25A9%252C%2B4.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5657855179659960162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à &lt;a href="http://alasouris.blogspot.com/"&gt;****&lt;/a&gt; et au frigo.&lt;br /&gt;"Se prendre la tête."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le propos n'est pas de prendre position sur une question. Mais d'admettre que celle-ci, quand on croit la considérer du dehors, est en fait part intégrante de l'équation dont procède notre propre existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ainsi parlait John Dykstra.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;John Dykstra a inventé notre actuel mode de gouvernement...)&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-dfPXUAPhTJg/ToS8xgwYxCI/AAAAAAAAAMA/QS-NcIX5H2Q/s1600/musso-mutants%2Bavec%2Bcartouche%2Bmoche%2Bet%2Bnom%2Bmasqu%25C3%25A9%252C%2B4.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-4913848162385948607?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/4913848162385948607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=4913848162385948607' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4913848162385948607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4913848162385948607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/09/nord-sud-modeste-proposition-pour-la.html' title='NORD SUD - Modeste proposition pour la PROCHAINE rentrée littéraire'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-q3_6_UQpVOI/ToS9Ty48X2I/AAAAAAAAAMQ/6c5iCE4MG5c/s72-c/musso-mutants%2Bavec%2Bcartouche%2Bmoche%2Bet%2Bnom%2Bmasqu%25C3%25A9%252C%2B4.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-5408356603317791415</id><published>2011-08-28T15:18:00.012+01:00</published><updated>2011-08-28T15:45:54.212+01:00</updated><title type='text'>NORD - "Portrait of a Lady"</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-YIM44MNOve0/TlpUHzc0-DI/AAAAAAAAALw/iU1Zy0IAtwc/s1600/Tableau%2B1%2Br%25C3%25A9duit.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-YIM44MNOve0/TlpUHzc0-DI/AAAAAAAAALw/iU1Zy0IAtwc/s320/Tableau%2B1%2Br%25C3%25A9duit.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5645917575909275698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-AcB9FLQZBiY/TlpUEvGtpVI/AAAAAAAAALo/rzxJKxtLT_g/s1600/Tableau%2B2%2Br%25C3%25A9duit.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-AcB9FLQZBiY/TlpUEvGtpVI/AAAAAAAAALo/rzxJKxtLT_g/s320/Tableau%2B2%2Br%25C3%25A9duit.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5645917523203171666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-0EPWsBx48LI/TlpUBHl4jGI/AAAAAAAAALg/Rht4zbjRapE/s1600/Tableau%2B3%2Br%25C3%25A9duit.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-0EPWsBx48LI/TlpUBHl4jGI/AAAAAAAAALg/Rht4zbjRapE/s320/Tableau%2B3%2Br%25C3%25A9duit.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5645917461056883810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-2kRVBt5BdvE/TlpT93VomkI/AAAAAAAAALY/8ti3SGBjmd0/s1600/Tableau%2B4%2Br%25C3%25A9duit.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-2kRVBt5BdvE/TlpT93VomkI/AAAAAAAAALY/8ti3SGBjmd0/s320/Tableau%2B4%2Br%25C3%25A9duit.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5645917405154155074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-O7cRl4jKucc/TlpT6JLzO4I/AAAAAAAAALQ/k7Y1tpEUk1M/s1600/Tableau%2B5%2Br%25C3%25A9duit.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-O7cRl4jKucc/TlpT6JLzO4I/AAAAAAAAALQ/k7Y1tpEUk1M/s320/Tableau%2B5%2Br%25C3%25A9duit.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5645917341225270146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-irEmQkw8NZQ/TlpTzFWP_cI/AAAAAAAAALI/DUc_HwKLtEs/s1600/Tableau%2B6%2Br%25C3%25A9duit.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-irEmQkw8NZQ/TlpTzFWP_cI/AAAAAAAAALI/DUc_HwKLtEs/s320/Tableau%2B6%2Br%25C3%25A9duit.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5645917219936271810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-5408356603317791415?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/5408356603317791415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=5408356603317791415' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5408356603317791415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5408356603317791415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/08/nord-portrait-of-lady.html' title='NORD - &quot;Portrait of a Lady&quot;'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-YIM44MNOve0/TlpUHzc0-DI/AAAAAAAAALw/iU1Zy0IAtwc/s72-c/Tableau%2B1%2Br%25C3%25A9duit.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-5604719692812700755</id><published>2011-07-14T13:00:00.007+01:00</published><updated>2011-07-14T13:33:28.286+01:00</updated><title type='text'>NORD - French Touch: l'ordre serré</title><content type='html'>&lt;p face="arial" size="14px" style="text-align: justify; margin: 0px; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -moz-font-feature-settings: normal; -moz-font-language-override: normal; font-family: georgia;"&gt;"La langue  françoise, comparée aux langues anciennes et modernes perfectionnées, paroît LA  MOINS FAVORABLE DE TOUTES &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:donotoptimizeforbrowser/&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;span style="Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-Times New Roman&amp;quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language: FR;mso-bidi-language:AR-SAfont-family:&amp;quot;;font-size:12.0pt;"  lang="FR" &gt;À &lt;/span&gt;L'ART D'&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:donotoptimizeforbrowser/&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;span style="Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-Times New Roman&amp;quot;;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language: FR;mso-bidi-language:AR-SAfont-family:&amp;quot;;font-size:12.0pt;"  lang="FR" &gt;ÉCRIRE&lt;/span&gt;. (…) En françois, on ne peut dire que d'une  seule manière, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dieu aime les hommes&lt;/span&gt;  ; et dans les langues à inversions,  qui ont la facilité de placer les mots dans l'ordre le plus convenable, pour  former à l'oreille un son doux et harmonieux, cette même phrase peut s'énoncer  de six façons différentes…"&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; margin: 0px;  font-variant: normal; font-weight: normal;  line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -moz-font-feature-settings: normal; -moz-font-language-override: normal;font-family:georgia;font-size:14px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="text-align: justify; margin: 0px;  font-variant: normal; font-weight: normal;  line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -moz-font-feature-settings: normal; -moz-font-language-override: normal;font-family:georgia;font-size:14px;"&gt;(Introduction à la traduction du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Roland furieux&lt;/span&gt; de l'Arioste, par messieurs Panckoucke et Framery, 1787.)&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; margin: 0px; font-family: arial; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -moz-font-feature-settings: normal; -moz-font-language-override: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-5604719692812700755?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/5604719692812700755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=5604719692812700755' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5604719692812700755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5604719692812700755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/07/nord-french-touch.html' title='NORD - French Touch: l&apos;ordre serré'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-9033394563918844640</id><published>2011-06-18T17:25:00.012+01:00</published><updated>2011-08-13T15:46:13.735+01:00</updated><title type='text'>SUD - Cool Chase : I don't want knowledge I want certainty.</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;La structure métallique qui soutient le réseau d’étages open space et de coursives repose sur huit pattes qui, toutes, partent de la plateforme abdominale. Elle constitue le centre névralgique de l’édifice. Tout le système de surveillance, le réseau de caméras, les bornes biométriques clignotent un point zéro derrière les parois de verre de ce gigantesque abdomen.&lt;br /&gt;C’est aussi là que sont traitées les données personnelles des clients - &lt;em&gt;un simple accessoire vous définit, fermez les yeux faites un vœu et comptez jusqu’à trois appuyez sur étoile et choix trois&lt;/em&gt;. La production de masse B to C, le benchmarking de vos envies secrètes s’affiche pixel après pixel sur les écrans. &lt;em&gt;Ne cherchez plus à être : jouez !&lt;/em&gt; Le récit que vous faites de vous-même devient réalité.&lt;br /&gt;Les magasins Cool Chase sont des prédateurs invertébrés arthropodes. Hiératique, ils repèrent, calculent, immobilisent – ils ont des yeux simples et multiples - l’une après l’autre les victimes consentantes qui fourmillent le long des allées, butinent à l’espace congélation, vrombissent sur les escalators fils de soie qui relient en cercles concentriques tous les étages de la toile. En tant que prédateurs, les magasins Cool Chase jouent un rôle majeur dans la régulation des populations conso-matrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-U-ZtvWKx8lg/TfzVuD9gmKI/AAAAAAAAAJw/-h4obS2jaP8/s1600/coolchase.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 250px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5619601422365530274" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-U-ZtvWKx8lg/TfzVuD9gmKI/AAAAAAAAAJw/-h4obS2jaP8/s320/coolchase.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Faites de votre cuisine une galerie d’art.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Cimaises, installations, performances ont conquis presque tout le domaine terrestre émergé. Elles sont donc ubiquistes. Elles remplacent étals, rayonnages, portants.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Trompez les apparences et les autres.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Monolithe de beurre, installation interactive de fruits exotiques, sculpture éphémère de crème glacée - le mythe de l’abondance. Vous ne faites plus vos courses, vous êtes collectionneurs d’art contemporain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’étage LA MAISON, une jeune femme svelte en pantalon de lin blanc et besace griffée à la pliure du coude est en état d’hypnose devant une cimaise de l’espace COOCOONING. Un tableau holographique à polychromie variable indique par simple pression de la main la couleur de votre humeur. Basée sur la science ayurvédique multiséculaire, cette installation vous permet de désamorcer les conflits familiaux ou avec vos colocataires. Evitez les disputes inutiles et relookez votre salon. &lt;em&gt;Art Yurvédique : adpotez notre solution.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle avise enfin une borne FAQ.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Laissez votre miroir réfléchir pour vous.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Parlez après le bip sonore.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- Commande internet, débite-t-elle d’une voix monocorde.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Pour les packs dinner tapez 1, pour le bouquet évasion tapez 2, pour le...&lt;br /&gt;- Vous avez tapé 1. Nos hôtesses vous attendent porte 6 escalator 14 lounge D. Cool Chase vous remercie de votre confiance.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tous les arachnides, Cool Chase n'absorbe que du liquide – credit card, cash, whatever : elle doit donc lyser ses proies.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Devenez pilote de chasse avec les lunettes Ray Light&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;- Tu devrais craquer ! Moi quand j'lui ai offert, il s’est carrément liquéfié !&lt;br /&gt;Cool Chase réactive vos synesthésies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Espace ICEBERG. La porte battante crache en rafale des shoppeuses vêtues de doudounes ciglées CC – Cool Chaser.&lt;br /&gt;- T’as vu c’est trop cool si t’achète un truc ils te laissent la doudoune !&lt;br /&gt;- T’as choisi quoi toi déjà ?&lt;br /&gt;- Des glaçons en forme de gode. C’est pour la Saint-Valentin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ne faites plus parler de vous. Faites crier ! Cool Chaser fait de vous une star. Cool Chaser pense à votre place.&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-hoSv7apY16A/TfzWQoWYvyI/AAAAAAAAAJ4/EQsgsQgs1cI/s1600/sakinas.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 222px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5619602016249102114" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-hoSv7apY16A/TfzWQoWYvyI/AAAAAAAAAJ4/EQsgsQgs1cI/s320/sakinas.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Bonjour, je suis Sakina c’est moi qui vais traiter votre commande&lt;/em&gt; - toutes les espèces connues sont prédatrices, sans exception. &lt;em&gt;Permettez-moi de vous féliciter de votre choix. Vous avez opté pour le menu London Hype douze convives c’est bien ça ?&lt;/em&gt; Elles se nourrissent exclusivement de proies vivantes qu'elles chassent à l'aide de pièges - &lt;em&gt;nous vous suggérons d’assortir le velouté betterave/violette avec la nappe réglisse givré D&amp;amp;C et le gloss Morsure Pourpre de chez ABC Lab &lt;/em&gt;- ou à l'affût.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Cool Chase vous met en scène.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Désirez-vous autre chose ? Très bien. Pour taper votre code, placez-vous bien en face du miroir. Bravo ! Vous êtes désormais une aristo trash !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Dans le miroir aux alouettes elle apparaît coiffée d’un chignon banane le visage encadré de pendentifs en diamants. Ce miracle par la simple préhension du flacon design minimal labo pharmaceutique qui contient le consommé pourpre.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Enjoy !&lt;/em&gt; Susurre la voix d’hôtesse de l’air de Sakina.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jouis. A l’impératif.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-9033394563918844640?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/9033394563918844640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=9033394563918844640' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/9033394563918844640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/9033394563918844640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/06/cool-chase-fait-de-votre-vie-une-uvre.html' title='SUD - Cool Chase : I don&apos;t want knowledge I want certainty.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-U-ZtvWKx8lg/TfzVuD9gmKI/AAAAAAAAAJw/-h4obS2jaP8/s72-c/coolchase.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-8052899411860927786</id><published>2011-05-12T20:39:00.003+01:00</published><updated>2011-06-02T17:00:46.925+01:00</updated><title type='text'>SUD - Petit déjeuner.</title><content type='html'>A l'heure verte où tout se brouille de possibles,&lt;br /&gt;de minuscules jubilations s'étirent du pot de café aux lignes solaires de Bolaño,&lt;br /&gt;des sucs sexuels et odorants des fêlures blanches qui étoilent le jardin au nez qui se fronce pour suivre la course du lézard sur la pierre blanche – les sauriens amoureux et affamés.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-MoK0om6yXgg/Tcw3b14fIrI/AAAAAAAAAJc/dkVGOGST4jk/s1600/hamac.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5605916587629421234" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-MoK0om6yXgg/Tcw3b14fIrI/AAAAAAAAAJc/dkVGOGST4jk/s320/hamac.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette plénitude sans objet par trop d'objets efface la plénitude,&lt;br /&gt;se mue attente,&lt;br /&gt;est distraite par la recherche d'un clou auquel le désir pourrait s'accrocher,&lt;br /&gt;cherche le moyen d'une transsubstantiation.&lt;br /&gt;Cette antichambre de la complétude qu'aiguillonne une envie de matière est&lt;br /&gt;éveil.&lt;br /&gt;Et chaque poil de duvet sur mon bras devient monstrueux. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-8052899411860927786?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/8052899411860927786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=8052899411860927786' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8052899411860927786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8052899411860927786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/05/sud-petit-dejeuner.html' title='SUD - Petit déjeuner.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-MoK0om6yXgg/Tcw3b14fIrI/AAAAAAAAAJc/dkVGOGST4jk/s72-c/hamac.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3180087291946648889</id><published>2011-05-04T16:25:00.005+01:00</published><updated>2011-05-04T16:35:15.631+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD OUEST - Rouen 26/02 (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-8-X2zFdAT0Q/TcFwMZgBN2I/AAAAAAAAAJM/NZ4VZj6jqJ4/s1600/Rouen%2BGvD.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-8-X2zFdAT0Q/TcFwMZgBN2I/AAAAAAAAAJM/NZ4VZj6jqJ4/s320/Rouen%2BGvD.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5602882769731532642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ghaal von Drak !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo: Samira Chahboub.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3180087291946648889?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3180087291946648889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3180087291946648889' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3180087291946648889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3180087291946648889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/05/nord-sud-ouest-rouen-2602-2.html' title='NORD SUD OUEST - Rouen 26/02 (2)'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-8-X2zFdAT0Q/TcFwMZgBN2I/AAAAAAAAAJM/NZ4VZj6jqJ4/s72-c/Rouen%2BGvD.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-9060705305595345572</id><published>2011-04-27T15:18:00.008+01:00</published><updated>2011-04-27T15:49:16.030+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD OUEST - Rouen 26/02 (1)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-FqSZ2Cewdws/TbgmG2Fe5KI/AAAAAAAAAJE/1ZpQARY6nnU/s1600/Rouen%2Bbalance.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-FqSZ2Cewdws/TbgmG2Fe5KI/AAAAAAAAAJE/1ZpQARY6nnU/s320/Rouen%2Bbalance.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5600268035674793122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;De gauche à droite: fm, emd, Mathias Richard (R3PLYc4N), Zaäk A, Guillaume Bergon, See-Real (de dos).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo: Hacer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-9060705305595345572?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/9060705305595345572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=9060705305595345572' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/9060705305595345572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/9060705305595345572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/04/nord-sud-ouest-rouen-2602-1.html' title='NORD SUD OUEST - Rouen 26/02 (1)'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-FqSZ2Cewdws/TbgmG2Fe5KI/AAAAAAAAAJE/1ZpQARY6nnU/s72-c/Rouen%2Bbalance.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-7088258761390543204</id><published>2011-03-09T14:27:00.017Z</published><updated>2011-03-11T16:12:59.305Z</updated><title type='text'>NORD SUD - Le vide 4 - Requiem provisoire pour s&gt;fja (Downlands up the Hill: a ticket to Somewhere)</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;1. Beverly Hills 90210&lt;br /&gt;INRIA, 2004 route des Lucioles&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;mode automatique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’argument&lt;br /&gt;Une jeune femme veut être quelqu’un mais on lui demande d’être quelqu’un d’autre. Si elle n’accomplit pas son destin doit-elle se trahir pour autant ? Ou d’habiles entrepreneurs, aux marges du désert, louent-ils un terrain de jeu ― un élément de décor qui la propulse objet du désir planté là au milieu de la chorée des pétasses en lamé or ― à cette malheureuse propriétaire d’un trop-plein de puissance ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses critiques sont des espèces de somnambules, le chœur de la vindicte populaire. Des femmes des épouses des mères. Ce qu’elles tiennent, elles, c’est la barre.&lt;br /&gt;Demandant à la fille de fournir l’émotion. En faisant un symbole à l’état pur, donc nul et non advenu. Leur dû. Payer le prix de ton existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne leur semble assez bien, rien ne semble pouvoir combler leurs attentes si vastes, si floues. De la course automobile comme métaphore, champ de la stochastique au même titre que ces collisions espérées dont l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique contribue à prévoir la fréquence. Chaînes de Markov, méthodes dites de Monte-Carlo...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute on peut appeler ça innocence mais moi je ne mettrai aucun nom là-dessus.&lt;br /&gt;- Chéri tu vis à Mickey land.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le véritable sujet est l’absence de talent. Une déclaration au lieu d’un symptôme. L’objectif vissé au cul d’un âne.&lt;br /&gt;― Tout de même ce plan fixe ! Elle est partie boire un café tu crois ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas sûr de l’aimer, elle, avec son goût alangui à la David Hamilton. Deux heures durant je n’en ai pas moins senti qu’il pouvait y avoir contagion&lt;br /&gt;Ivres d’un désir d’adorer, tous parlent de ce à quoi ils aspiraient. Être chavirés mis à nu, exposés, bousculés, détruits et pourtant vivants.&lt;br /&gt;Ces fluctuations quantiques sont une conséquence du principe d’incertitude. Se détestant d’en être rendu là. Hypnotisés par le joli. Autour de l’acteur américain désorienté, consumé par tant de juxtapositions symboliques. Il ne leur en faut pas plus pour, une fois passés les premiers jappements de joyeuse et machinale anticipation, mordre soudain la main qui les flatte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-jQcjkYolCaM/TXnUBwKcalI/AAAAAAAAAIk/fckWGOCB0qU/s1600/aeroportnice.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 208px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5582726339676105298" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-jQcjkYolCaM/TXnUBwKcalI/AAAAAAAAAIk/fckWGOCB0qU/s320/aeroportnice.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2. S&gt;fja Antipolis, la vi(lle)e d’en face&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Sa faiblesse est de penser que seuls les riches divorcent. Vous voilà en sa compagnie au bar de l’hôtel qui pourrait aussi bien être à Kuala Lumpur, Tokyo, Pretoria, Washington ou Bombay/Mumbay, pareils à deux silhouettes anthropomorphes grossièrement modélisées pour répondre aux sollicitations kynétiques et émotionnelles ad hoc. Elle vous décrit la lenteur d’un homme profondément égotiste qui ferme les yeux sur tout. Certaine que son propre talent, par contraste, constitue la garantie qu’elle les garde ouverts. En ceci, elle est à côté de la plaque — plaque ici point abstraite sur laquelle la star, suite à sa douloureuse épiphanie, fait cuire ses nouilles pour se ressusciter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je sais vient d’outre-tombe et je ne voulais pas troquer cette sagesse contre le savoir ordinaire que vous donne l’expérience. Je n’ai jamais poussé trop loin mes aventures.&lt;br /&gt;Je m’appelle Sofia et eux aussi, jusqu’à maintenant, faisaient confiance à l’étymologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne peut tout bonnement pas s’imaginer qu’à Ludon Médoc (sud ouest France) — domaine de vide primaire, vide moyen, vide poussé ou vide secondaire ultravide ou ultra ultravide — les pères ouvriers ne s’occupent pas non plus de leurs gosses.&lt;br /&gt;— Putain, je veux dire, la gamine a le père le plus génial que j’ai jamais vu !&lt;br /&gt;J’aurais voulu lui présenter le mien. Sans doute aurait-elle vu en lui une sorte de personnage vaudou arraché à la jungle qui concocte d’affreux cocktail et ignore comment tenir une conversation. &lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;Le visage dont le moule prend l’empreinte est tragiquement privé de vie. Persona, personne ect. La tragédie grecque c’est pour tout le monde. Et ça elle n’en reviendrait pas&lt;br /&gt;Les bimbos de la télé italienne, au moins, peuvent passer d’un appartement à l’autre, goûter à la saveur légèrement acide d’être là pour repartir au petit matin sans avoir à se faire éconduire. La jeune femme, elle, a droit au petit déjeuner, étant quasi la seule en Amérique à se poser la question d’où planter sa caméra. C’est tout à son crédit. Mais tôt ou tard on lui fera payer le prix fort pour être partie avec une longueur d’avance, même sur circuit balisé.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-zwuk0Bx0fCM/TXnUjkt1-bI/AAAAAAAAAIs/1yYIuGPts4w/s1600/sofiacam.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 239px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5582726920718907826" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-zwuk0Bx0fCM/TXnUjkt1-bI/AAAAAAAAAIs/1yYIuGPts4w/s320/sofiacam.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ainsi en est-il que, lorsque l’on voit un verre, on voit d’abord la matière, sa forme. Creux, disent-ils, non sans raison.&lt;br /&gt;Le grand brassage postmoderne des références tourne-en-rond-mauvaise-machine en fait un retour de cette tendance artistique pré-moderne par excellence, le symbolisme. Un taôiste y verrait d’abord le vide qui le rend utile, qui permet d’être rempli. Il se questionnerait à l’ouverture : combien de temps pour réaliser qu’il s’agit d’une seule et unique voiture ? Assez de temps pour justifier de s’appesantir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3.Le grand prix de Bahreïn aura-t-il lieu cette année ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le vide parfait n’existe pas. Il s’agit en fait d’une très faible pression. L’épisode, déjà cité, du masque mortuaire plaqué sur le vivant, montre qu’il reste néanmoins le siège de matérialisations spontanées et fugaces de particules et de leurs antiparticules associées qui collent aux doigts. La déchéance physique lui est présentée tel un spectacle de plus, bénin, cosmétique, réversible : les traces en seront gommées et tel sera pour finir le mode opératoire de sa propre disparition : l’effacement. La notion de vide est intimement liée à la notion d’être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le silence intérieur qui en découle ne cesse plus de s’amplifier. Ce silence n’est pas le rien (l’absence de tout). Ce vide du moins fait sens, le sujet apparent étant lui plus discutable. La question est essentielle du prosaïque à la base du symbole&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(On frémit à l’idée des dommages que causerait à la technopole une grève prolongée du personnel d’entretien.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-GFbOMzCoySg/TXnVTPSBxDI/AAAAAAAAAI0/YJ8HQMP3MvU/s1600/freeway.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 189px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5582727739598816306" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-GFbOMzCoySg/TXnVTPSBxDI/AAAAAAAAAI0/YJ8HQMP3MvU/s320/freeway.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A l’intrinsèque tu n’es rien. Interchangeable. Effeuillable. C’est ce qu’elle dit. Tu es un numéro de strip tease, un string à paillettes. Le reste, tu l’as oublié.&lt;br /&gt;Your name is Bambi too.&lt;br /&gt;Tu es ce que tu représentes, ce à quoi tu donnes accès. Des insomniaques font la queue chaque matin pour voir un film à dix cents la séance. Pendant l’émission de télé italienne tu n’as pas même l’occasion d’appliquer le plan prévu par les producteurs européens du film. Faute d’avoir la chance de cheminer sur le sentier de la vraie vie qu’illumine, à chaque pas, la vraie chaleur humaine des vrais gens, tu n’imagines même pas avoir quelque chose à y redire. Il s’agit de gagner au concours de name dropping — tu parleras de ta rencontre avec Scorcese, de ta collaboration avec machin, et de bidule... Mais on a juste oublié de prévoir l’interview.&lt;br /&gt;Les danseuses et tout le staff, on dirait qu’ils ont des ampoules électriques dans le corps.&lt;br /&gt;Tu as l’air aussi naturel que la famille moyenne réunie à la cène familiale autour de la dinde, du sapin de Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Dindon de la farce je veux bien, cependant je suis un porc et je refuse catégoriquement de compatir aux problèmes d’un gars qui peut se payer les jumelles Playboy. Pourtant une substitution à la &lt;i&gt;Lost Highway&lt;/i&gt; semble s’être opérée sous les sunlights, rendant cette remarque, au départ peu brillante, caduque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a une nouvelle identité (il est ELLE) et cette identité est devenue sa seule raison de vivre. Macabre, il aurait peint des espaces où pendouillent des fils électriques. Mais macabre, il ne l’est pas. Ses millions de dollars ne lui en donnent pas les moyens. La vitesse là-bas étant très rigoureusement limitée. Parce que même les plus riches Américains, leur système de valeur référence c’est le bonheur simple de la famille de la middle class. Voir la belle montagne de sa vie se transformer en désert. Toutes particules virtuelles annihilées presque immédiatement après leur création. Tout mis à plat service compris circonscrit au premier plan où papa trucide la même dinde déjà cuite depuis 35 ans sous les mini sourires Colgate qui illuminent l’arrière plan.&lt;br /&gt;— Je veux dire, pitié ! Dis pitié chéri. Tu peux même fredonner un cantique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La physique quantique définit le vide comme l’état d’énergie minimale de la théorie. C’est comme les arbres qui perdent leurs feuilles en hiver et qui, au printemps, se recouvrent de feuilles nouvelles, la seule façon de grandir. Elle voudra encore et encore être la fille, cette blonde version idéale, et pour finir elle deviendra le père. Moi, voudrait-il dire, c’est différent. Y compris dans la fiction, je n’ai pas toujours été riche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4.Ce que dit la souris dans sa roue après qu’on lui a convenablement boosté le cervelet&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Quelque chose à leur dire. Un message. &lt;i&gt;Life Is A Joke&lt;/i&gt;, ainsi que le proclame Zoe Krawitz, Paris 11. La fille d’un bon ami à moi. Ma fille mon bon ami et moi. Un vide considéré comme excellent contient encore deux virgule quatre millions de molécules par centimètre cube.&lt;br /&gt;D’où ces plans fixes, où j’ai l’air de me transformer en couette bouchonnée sur le sofa. Les autres quant à eux lèvent la patte dans tous les coins de la piaule sur des paires de jambes longilignes qui poussent là dans des escarpins vertigineux. Ou vacuité faite miroir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite princesse blonde (© Second Life) danse sur la glace sans difficulté du fait de ses œuvres volumineuses qui demandent chaque fois plus d’espace pour s’épanouir. Une alliance improbable. Un rythme de TV-réalité. Une orgie de sens. C’est le deal. La marque de l’auteur(e). Passivité, sentiment d’une illégitimité foncière, on a là un peu plus que du vide. Préparation à la certes assez grotesque scène finale, contrepoint de la première sur le thème opposé de la ligne droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Re-spin. Le personnage se tait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a renoncé au mouvement. S’en est, dès le départ, largement dispensé. Qui dit absence de matière ne dit pas absence d’événement. Elle qui le filme, modifie ce qu’elle observe et donne à observer, devenant à son tour principal objet d’observation. Une voiture de sport est aux U.S.A., encore plus qu’ailleurs, inutile. Teste ton bolide sur le circuit du constructeur. Pousse-le. Au-delà, rien. L’immobilité est plus que la lenteur, pure vitesse abolie. Le monde extérieur te paraitra toujours trop loin. Eux, répétons-le, demandaient que l’on ait quelque chose à dire. Je ne suis plus si sûr d’avoir envie de hurler avec les loups. La physique moderne nous indique d’ailleurs qu’il est tout à fait pertinent de discuter de l’énergie du vide.&lt;br /&gt;Nous n’étions juste pas censés la côtoyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-kqGTRT6I_L8/TXnVlRxEeNI/AAAAAAAAAI8/rbqr0EW_kPY/s1600/somewhere.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 293px; DISPLAY: block; HEIGHT: 156px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5582728049503533266" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-kqGTRT6I_L8/TXnVlRxEeNI/AAAAAAAAAI8/rbqr0EW_kPY/s320/somewhere.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sur la route puis sur le freeway, ils t'attendaient au tournant ma fille.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-7088258761390543204?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/7088258761390543204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=7088258761390543204' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7088258761390543204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7088258761390543204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/03/nord-sud-requiem-provisoire-pour-sfja-4.html' title='NORD SUD - Le vide 4 - Requiem provisoire pour s&gt;fja (Downlands up the Hill: a ticket to Somewhere)'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-jQcjkYolCaM/TXnUBwKcalI/AAAAAAAAAIk/fckWGOCB0qU/s72-c/aeroportnice.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-2643616964878982121</id><published>2011-02-19T11:58:00.011Z</published><updated>2011-03-09T15:36:21.493Z</updated><title type='text'>SUD - Le Vide 3 - Vacuum cleaner, nettoyage par le vide.</title><content type='html'>C’est alors que tu ne viens pas. Parce que tu as désormais un nom vers lequel est tourné le tournesol de mon attente. Ce &lt;em&gt;tu&lt;/em&gt; n’appartient plus au monde, ce &lt;em&gt;tu&lt;/em&gt; n’est plus universel. Palpitant comme une chair meurtrie capable d’absorber tout geste d’amour.&lt;br /&gt;De quoi l’à vide était le nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t’attends toi, dévorée d’insomnie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne désire plus que ta main. Ta paume tendue vers ma paume. Et je n’ai plus le secours de la fiction où tu te métamorphosais polymorphe. Où tu disais toujours oui. Dans la vie d’avant je pouvais t’embrasser en pleine rue. Tu ne te doutais de rien, assise dans ton bureau à des centaines de kilomètres de là. Aujourd’hui, je ne peux plus jamais aller seule nulle part. Ni aller nulle part. Ailleurs. Je marche vers toi, toujours et tout le temps. Et tous les sexes prennent l’empreinte du tien. Et toutes les bouches parlent par ta bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suspendue à ton bon vouloir - autant dire à ton imperceptible façon de jouer avec les signes, un fil ténu - j’avance marionnette, mes jambes allant l’amble dans le miroir aux alouettes. Tu m’as donné de voir le secret des mots mais aussi baptisée Cassandre. Tu m’as donné d’aimer mais ceux qui me tournent le dos. Tu m’as donné le rire mais je ne l’ai jamais entendu terrasser ce sourire limaille de fer que je porte comme une vilaine tâche de mépris en plein visage. Tu m’as donné cette inextinguible volonté mais pas de but.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai jamais poussé trop loin mes incursions là où tu vis. Le monde extérieur me semble toujours trop loin. Pendant des années j’ai vécu en pensant qu’il pouvait y avoir contagion. Sans doute on peut appeler ça innocence mais moi je ne mettrai aucun nom là-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-_qazRhXMFtI/TV-8nJacqOI/AAAAAAAAAH0/EQJBJYewEV4/s1600/bureaunanterre9.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575382244435732706" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-_qazRhXMFtI/TV-8nJacqOI/AAAAAAAAAH0/EQJBJYewEV4/s320/bureaunanterre9.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;De là où je me tiens, je vois le serpent lumineux de l’autoroute sinuer vers le toit des maisons et les bureaux encore éclairés au dernier étage des gratte-ciel. C’est la nuit depuis longtemps déjà. Je ne veux plus me souvenir quand elle a commencé. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me remémore tout ce que j’ai tenté. T’atteindre. Croire que c’était possible. Faire comme les autres mais en un peu différent. Ceux qui savent t’approcher. Ceux qui te côtoient si aisément qu’ils ignorent jusqu’à l’idée de l’envie de pencher la tête pour obtenir de toi un baiser. Ces sultans aux rondeurs centripètes vautrés sur tes coussins dont la volupté leur est, par l’habitude et le fait acquis, devenue étrangère, je ne veux plus les contempler depuis le pays des affamés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ventre creux qui pourrait avaler n’importe qui n’importe quoi, je suis pourtant habitée de légions. Remplie jusqu’à ras-bord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je saute. Pas comme un ange. Non. En trombe. Comme une caillasse balourdée du haut du puits. Aspirée par le vide. Mais l’aspiration est encore un souhait. Et je veux tout nettoyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Photo Copyright E MD.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-2643616964878982121?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/2643616964878982121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=2643616964878982121' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2643616964878982121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2643616964878982121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/02/sud-le-vide-2-vacuum-cleaner-nettoyage.html' title='SUD - Le Vide 3 - Vacuum cleaner, nettoyage par le vide.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-_qazRhXMFtI/TV-8nJacqOI/AAAAAAAAAH0/EQJBJYewEV4/s72-c/bureaunanterre9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-6392146412727344215</id><published>2011-02-19T11:51:00.013Z</published><updated>2011-03-09T15:36:02.711Z</updated><title type='text'>SUD - Le Vide 2 - Empty voices, empty rooms.</title><content type='html'>Je passe mes doigts sur tes tatouages et ça peut sembler idiot mais je les sens après. Comme je les sens après les avoir enroulés tendus remontés descendus autour de ton sexe. Et bêtement je souris à l’absence de tâches vertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais voulu avoir le temps de connaître tous les desseins de tes dessins. Pourquoi celui-là, pourquoi celui-ci, pourquoi ce jour-là et pour qui ? On écrit toujours à quelqu’un. Est-ce que ça fait mal ? En mémoire de quoi ? De qui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mets mon nez dans le sous-bois des aisselles et dans celui de l’aine qui sent le ventre de matou, le duvet humide au déhanchement des pattes, le bébé animal. Je me demande si les petits chats ont aussi des dents de lait. Sûrement. C’est à ce moment-là que la souris passe.&lt;br /&gt;Tu n’as pas su trouver les neuf pièces d’or que j’avais glissées sous ton oreiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes doigts vernis de toi, je les frotte deux par deux puis chasse d’un revers de main les minuscules paillettes que ça fait tomber sur le drap.&lt;br /&gt;Je te parle, tu ne dis rien.&lt;br /&gt;Je me demande si tu ne préfèrerais pas que je me taise pour pouvoir t’endormir. Mais je ne pose pas la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que tu m’écoutes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimerais la caresse de ta main dans mes cheveux mais je n’ose rien exiger.&lt;br /&gt;Je fais semblant d’être au repos et je m’en veux de n’avoir pas la force de me lever et de te rouer de coups. Ou de te laisser là, sur une cinglante réplique qui ne me vient pas, les yeux au plafond, j’imagine. Eviter demain qui sera mat et blanc, saturé de cris absents qui me laisseront - je le sais déjà - assise et stupide avec le goût jaune et vert de la bile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon champ de vision survole trois grains de beauté flous (je suis trop près) sur la pente descendante qui rejoint le drap avant de buter sur le mur d’en face. J’essaie de rendre aussi palpable que possible la mollesse de mon corps qui pourtant prend feu. De l’accorder à la circonstance. Mais je suis toute tendue de questions et mon cœur cogne grosse caisse sous la chemise.&lt;br /&gt;Pas de stase.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je nous voudrais unis par un fil électrique, le courant alternatif clac clac encore. Je me tais. Intranquille. Toi, inconscient de l’abnégation dont je fais preuve pour me dissimuler bien consciencieusement que j’ai moi-même créé ce que j’adule encore. C’est une maladie à ce point-là. Je le sais parfaitement. Et comme dans le cliché, je me refuse à guérir. Je n’ai peur de rien tu vois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-d4nC6saSEkA/TV-vgmI0LQI/AAAAAAAAAHs/qMr2qYldGto/s1600/nan%2Bgodin.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 234px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575367838236159234" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-d4nC6saSEkA/TV-vgmI0LQI/AAAAAAAAAHs/qMr2qYldGto/s320/nan%2Bgodin.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai terriblement envie d’allumer une cigarette. Mais je ne bouge pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne dis rien du tout.&lt;br /&gt;Je te voudrais endormi. Mort peut être. Et j’ai ce pressentiment qu’il ne faut surtout pas dire que je t’aime à cause du sourire cynique qui ferait une mauvaise couronne à mes cheveux. (J’ai des yeux derrière la tête et je sais tout de toi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste immobile. Le corps le plus léger possible. Une jambe entre tes jambes, ma tête sur ton sein plat. L’immobilité de tes bras alignée à ton corps gigantesque, je ne l’aurais pas remarquée sans le contraste qu’elle fait avec le clignement sporadique (nerveux ?) de tes paupières.&lt;br /&gt;Tu ne dors pas. Tu ne me tiens pas (dans tes bras). Tu es là plombant comme une absence qui ne fait même pas semblant d’être loin. Ça dure comme un vieux siècle qui rechigne à laisser la place. Et je finis par sombrer sur le coup de chance d’une seconde au relent d’hallali.&lt;br /&gt;Et je m’endors, absolument en train de te haïr, mon amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;font-size:78%;"&gt;Photo Copyright Nan Goldin.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-6392146412727344215?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/6392146412727344215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=6392146412727344215' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6392146412727344215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6392146412727344215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/02/sud-le-vide-3-empty-voices-empty-rooms.html' title='SUD - Le Vide 2 - Empty voices, empty rooms.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-d4nC6saSEkA/TV-vgmI0LQI/AAAAAAAAAHs/qMr2qYldGto/s72-c/nan%2Bgodin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-9157905310967431315</id><published>2011-02-19T11:40:00.009Z</published><updated>2011-02-19T19:43:45.192Z</updated><title type='text'>SUD - Le Vide 1 - Empêchement : Sylvia sweet part of sublime.</title><content type='html'>A l’heure du petit-déjeuner inhabituellement volubile, elle lui parle de ces femmes artistes écartelées entre la chose qui intime d’être construite et la course aux moyens de survie qui a la boulimie du temps. Et les enfants et la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une femme veut être quelqu’un mais on lui demande d’être quelqu’un d’autre. Si elle n’accomplit pas son destin, doit-elle se trahir pour autant ?&lt;br /&gt;Inquiètes de mal faire, elles en retirent une double culpabilité. Un truc qui ronge. Y être à moitié, n’y être pas vraiment. Un sentiment de duplicité. Elles se doublent elles-même, clouées sur le bois dur de l’impossibilité à tuer l’ange du foyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout n’est plus qu’attente. Un temps fou perdu à se persuader que tout ça n’est pas que velléités. Que tout ça n’est pas cette naïve histoire de petite fille qu’elles se sont si souvent racontée, assises au centre d’après-midi aux minutes dilatées que déroulait l’océan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-j0f9FJM1IJo/TV-t4DgHghI/AAAAAAAAAHk/UeWc4K56drk/s1600/twins.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 318px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575366042232259090" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-j0f9FJM1IJo/TV-t4DgHghI/AAAAAAAAAHk/UeWc4K56drk/s320/twins.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sylvia Plath et Diane Arbus ont toutes les deux fini par allumer le gaz.&lt;br /&gt;Il dit &lt;em&gt;pose ce putain de briquet, je me charge de faire les courses&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Elle sourit à ses chaussures.&lt;br /&gt;Dehors les feuillages frémissent comme un baiser de salaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une fois assise à son bureau elle feuillette ses notes et les trouve toutes ineptes. Nulles.&lt;br /&gt;On a toujours mieux à faire que d’être assise face à soi suspendue dans le vide. &lt;em&gt;Je suis le sentiment dans la chair. Pas l’intelligence dans la chair. Je suis simple et il ne faut pas me penser. Je suis si polie. Et tout soudain me semble si vain. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Alors elle se demande &lt;em&gt;où est-ce que j’ai bien pu laisser l’aspirateur&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Photo Copyright Diane Arbus.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-9157905310967431315?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/9157905310967431315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=9157905310967431315' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/9157905310967431315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/9157905310967431315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/02/sud-le-vide-1-empechement-sylvia-sweet.html' title='SUD - Le Vide 1 - Empêchement : Sylvia sweet part of sublime.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-j0f9FJM1IJo/TV-t4DgHghI/AAAAAAAAAHk/UeWc4K56drk/s72-c/twins.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3362846067862463790</id><published>2011-02-03T06:49:00.002Z</published><updated>2011-02-19T15:19:53.367Z</updated><title type='text'>SUD - Le Vide : ROUND ZERO</title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3362846067862463790?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3362846067862463790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3362846067862463790' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3362846067862463790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3362846067862463790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/02/round-zero.html' title='SUD - Le Vide : ROUND ZERO'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-6469294136977636117</id><published>2011-01-31T16:04:00.000Z</published><updated>2011-01-31T17:19:12.309Z</updated><title type='text'>NORD SUD - En février: perf live Mutants Anachroniques v/s Ghaal von Drak</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TUbmVvQtK3I/AAAAAAAAAHY/njtHkf9oQUc/s1600/Affiche%2BL%2527Oreille%2Bqui%2Btra%25C3%25AEne%2BF%25C3%25A9v.%2B11.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 280px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TUbmVvQtK3I/AAAAAAAAAHY/njtHkf9oQUc/s400/Affiche%2BL%2527Oreille%2Bqui%2Btra%25C3%25AEne%2BF%25C3%25A9v.%2B11.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5568391250428373874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Performance à &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;Rouen &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;le samedi &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;26 février&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; prochain de la pièce sonore: &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 0, 0); font-family: arial;" href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/05/nord-sud-les-secrets-de-leur-cerveau.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adolescents, les secrets de leur cerveau et de leur comportement.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Musique: &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 0, 0); font-family: arial;" href="http://ghaalvondrak.tumblr.com/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ghaal von Drak&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Participants de la soirée:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TUbmQZB9iWI/AAAAAAAAAHQ/A44EqQSGHkM/s1600/Affiche%2BTransmuzitext%2B26%2B02%2B11.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TUbmQZB9iWI/AAAAAAAAAHQ/A44EqQSGHkM/s400/Affiche%2BTransmuzitext%2B26%2B02%2B11.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5568391158561605986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;Les bénéfices éventuels iront, en ce qui nous concerne, à l'&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Association Marquis de Sade pour le droit imprescriptible des couples modernes à séquestrer un ado dans leur cave&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Une cause d'avenir. Création imminente d'un groupe &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Facebook&lt;/span&gt;:)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-6469294136977636117?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/6469294136977636117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=6469294136977636117' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6469294136977636117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6469294136977636117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2011/01/nord-sud-next-month-live-perf-mutants.html' title='NORD SUD - En février: perf live Mutants Anachroniques v/s Ghaal von Drak'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TUbmVvQtK3I/AAAAAAAAAHY/njtHkf9oQUc/s72-c/Affiche%2BL%2527Oreille%2Bqui%2Btra%25C3%25AEne%2BF%25C3%25A9v.%2B11.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-1198821743290813746</id><published>2010-12-06T17:41:00.000Z</published><updated>2010-12-06T17:45:36.870Z</updated><title type='text'>NORD-SUD Aïki : La Fabrique des rêves</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;1 : LUI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos rêves, semble-t-il, ont pris la forme exclusive de poursuites en voiture, échanges de coups de feu avec des armes de gros calibres, noires (coloris unique), la ville sans surprises, grise (option palette sur demande/souris-bonite-titane-perle). Le scénario s’emboîte table gigognes. Dans le rêve mis au carré (50 par 50), les balles filent droit. Le scénario est FONCTIONNEL. Ce qu’ils vous offrent est toujours « à la mesure de vos rêves ». Nos rêves - pensent-ils avoir découvert - ont des mesures très précises. Le genre noir est le dernier refuge face au manque d’inspiration. Le noir ça va avec tout. Y compris avec le technicolor. Mais c’est difficile d’entretien. Pas de chlorage. Pas de séchage en sèche-linge. Repassage à température moyenne. Nettoyage à sec (solvants courants).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabriquer de beaux rêves résistants à petit prix est un véritable défi qui nécessite une approche différente. Un sésame : Le prix dépend des options sélectionnées. Des personnages sans visage ni vraie personnalité, tous blonds, bronzés, identiques, se révèlent enfin, se déploient hors de la baignoire, se différencient à travers les méandres de conversations sans fin, genre fais attention, mais alors fais vraiment, vraiment attention où tu mets les pieds, et au fait est-ce que je t’ai dit que tu ne savais pas où tu mettais les pieds ? Ishia tapis de bain € 12,99 Largeur: 44 cm longueur: 55 cm Hauteur: 135 cm. Couleur : ici bleu piscine. Il s’agit de trouver des solutions simples et d’économiser sur tous les tableaux - sauf celui des idées. Vous pouvez par exemple immerger anémones, coraux et un ban de spiciosus irisés pour donner plus de relief à votre ailleurs ici chez vous. Beautycelli porte savon conque nacré blanc Largeur: 6 cm Profondeur: 4cm apportera une touche de réel à votre véritable paysage intérieur all inclusive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exclusive, j’entends que tout est déposé. Mise à plat terre à terre. Ville sans surprise même pliée et repliée origami. La plupart du temps, les beaux articles de décoration et d’ameublement sont réservés à une minorité de gens aisés (TYPE HOTELS INTERNATIONAUX) qui, vous menacent, vous persécutent. Quels sont ces phares de Saab clignotant dans la nuit, le savant fou parviendra-t-il à conquérir le monde avec sa horde de trois gorilles secs à présent sous les balles, mais je m’égare, en un mot tu ne sais pas où tu mets les pieds dans ta propre salle de bain: il y a mille-et-une façons de le dire, qui révèlent un homme. Sauf que bien sûr, assez vite, on perd toute curiosité pour ces gens, et ce dévoilement subtil tombe à plat. Insertion volume : Päfft boîte avec couvercle € 9,95 Largeur: 27 cm Profondeur: 35 cm Hauteur: 27 cm &amp;amp; Skills rangement vêtement à suspendre € 12,99 Largeur: 44 cm Profondeur: 55 cm Hauteur: 135 cm &amp;amp; Isidore bambin Longeur : 75 cm Poids : 5KG 600 Cheveux : blond cendré Yeux : bleus. Mais il est là à flotter tout seul et à frapper l’eau en geignant sa comptine. Et tu lui files même pas un canard putain ?! Qu’il s’amuse, qu’il s’amuse un peu le petit. Et ses cris presque perçants changent de plan pour faire voir le ciel où s’épanouit un vol en V de colverts sauvages. C’est ce qui arrive quand une association de syllabes devient un canard en plastique. Il a créé, aménagé une histoire dans l’histoire. Pour sa femme. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Tout du long sa femme joue Richard III -l’incarne dans la salle de bain- et aucun de ses partenaires ne paraît au courant. Aucun des personnages autour d’elle ne paraît s’en rendre compte, à commencer par la jeune héroïne qui – injection dictature de la plastique et sourires onctueux - pas un instant ne remet en question son allégeance à la cause : proposer une vaste gamme d’articles sentimentaux, esthétiques (rires pleurs extases) et fonctionnels (évacuer et remplir), à de si bas prix que le plus grand nombre pourra les acheter. Ce type de construction – Karlsadt : structure en nid d’abeilles prise en sandwich entre des plaques en bois, qui lui tient lieu de scène et de didascalies (le décor créé la fonction) – demande une quantité minimale de bois pour un résultat solide et léger. Pour elle la vie est un rêve, fait de niveaux successifs et de pif-paf, où la guerre de l’opium ne signifie plus rien. Héroïne version bêta. Héroïne brute de décoffrage. Change écran fondu enchaîné seringue paysage. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Quand tu rêves que tu es en Chine, ce n’est pas que tu vois des pagodes qui te disent que tu es en Chine. Tu le sais. C’est tout. Tu es sur cette route grise sans surprise, avec des gravillons, et tu sais te trouver là, en Chine. La Chine à ce stade ce n’est même plus un mot, c’est juste cela, un sentiment. Un sentiment que tu traduis par ce mot. Ou peut-être je me trompe, tu ne traduis rien. C’est là. La Chine est une immanence. Une évidence qu’on ne saurait matérialiser. Pour y remédier, nous offrons des produits pour la maison qui répondent aux besoins des gens dans le monde entier. Rendre son nom à la Chine. Des gens avec des besoins, des goûts, des systèmes d’accès aux sensations et des budgets très divers. Des gens 2.0 qui désirent vivre mieux au quotidien dans un rêve en continu adapté à leurs besoins. La Chine émane de tous les produits manufacturés qui composent la maison-salle de bain. Plus difficile à cerner qu’une poursuite en voiture. Je crois. Mais plus divertissant aussi. Tout cela pour tirer le meilleur parti de notre processus de production, gaspiller un minimum, et pouvoir emballer les articles en kit dans des paquets plats.. Est-ce que tu achètes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 : ELLE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En me réveillant je me sentais plutôt bien dans mon environnement. Du soleil et de la lumière entraient en plein par la fenêtre, je pouvais sentir l’odeur du café posé sur la table du salon en chêne clair et noyer qui montait les escaliers. J’ai repoussé la couette super difficile à nettoyer. Pas de chlorage. Pas de séchage en sèche-linge. Repassage à température moyenne. Nettoyage à sec (solvants courants) et j’ai posé mes deux pieds par terre sur la moquette Ishia bleu lagon. Et je me suis redressée. J’ai attendu assise quelques secondes. Je me force à cette étape entre la station couché et la verticale depuis que j’ai remarqué que j’avais ces vertiges et c’est à ce moment là que je me suis aperçu que le miroir avait été déplacé.&lt;br /&gt;C’est un miroir qui doit faire un mettre de haut, collé sur une sorte de planche de bois sculptée dans un style années 40 qui faisait à l’origine partie d’une coiffeuse mais que j’ai dévissé – ou plus justement que je n’ai pas revissée sur la table de la coiffeuse après le déménagement – et posé sur une table basse et appuyé contre le mur pour le surélever afin de vérifier mon allure de la tête aux pieds les jours où je décide à faire un petit effort vestimentaire qui nécessite un peu plus que d’enfiler un jean et un petit pull noir. Mais je n’ai pas les moyens pour la garde-robe de mes rêves INSERT PUB VOGUE, et je suis plutôt du genre tout ou rien. Du coup, le plus souvent, c’est rien.&lt;br /&gt;Le miroir n’était plus sur la table basse noire Karlsadt mais posé le long d’une des deux penderies en lin avec armatures en bois de pin clair qui l’encadrent. Et tout est revenu. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Je m’étais levée pendant la nuit, ulcérée d’être encore réveillée par l’une de ces incontinentes envies de pisser, de celles qui ne vous laisse même pas hésiter entre si j’y vais pas je ne pourrais pas me rendormir et si j’y vais ça va me réveiller complètement et je mettrais des plombes à retrouver le sommeil après avoir descendu puis remonté l’escalier et allumé la lumière pour ne pas prendre de risques inutiles avec ces putains de marches dont le rebord de bois se révèle de plus en plus glissant au fil du temps. J’étais en colère et je me souviens d’avoir pensé que putain de merde je ne vais quand même pas pisser devant tout le monde comme ça parce qu’après tout c’est moi l’héroïne alors j’ai descendu le miroir pour rester cachée. Je me suis assise sur ce que je croyais être la lunette des toilettes. Et j’ai uriné. Comme ça coulait partout sous mes fesses et le long de mes jambes, j’ai attrapé un tas de fringues que j’ai coincé entre mes cuisses et le plateau de la table basse construite par un développeur produits, en visite dans une usine où l’on fabriquait des portes en panneau sur cadre, qui a eut l’idée de faire un plateau de table avec une telle porte. Ce type de construction – une structure en nid d’abeilles prise en sandwich entre des plaques en bois – demande une quantité minimale de bois pour un résultat solide et léger. J’ai donc bouchonné ces vêtements entre mes cuisses pour absorber l’urine à mesure qu’elle sortait de moi - INSERT REAL PIECE OF LIFE : exactement comme je l’avais fait après avoir accouché quand j’étais encore attachée à la perfusion fixée au mur et que le lit était trop loin pour je puisse atteindre la sonnette de l’infirmière. Sauf que là ça fait pas mal j’ai pensé. L’urine a coulé pendant ce qui m’a semblé de longues minutes et le soulagement m’a envahie avec son espèce de vague chaude et apaisante et m’a empêchée de revenir à moi tout à fait même si pendant un quart de seconde j’ai pensé merde je fais pipi dans la chambre. Une fois que j’ai eu terminé je me suis tout bonnement levée et remise sous la couette noire lavage à sec en rabattant rageusement le pan de tissus qui m’était dévolu sur mes épaules genre bon on va enfin pouvoir dormir maintenant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai regardé depuis le bord du lit, hébétée par tout ce qui me revenait de la nuit, le miroir aligné à la penderie et j’ai senti une vague de culpabilité monter qui s’est déroulée puis dissoute quand je me suis souvenue que j’étais absolument clean la veille. Héroïne bêta. Sevrage option popularité en cours. Et puis j’ai pensé que je n’avais peut être fait que bouger le miroir et que le reste n’était qu’un rêve. Mais lorsque j’ai avancé pour le remettre en place sur la table basse j’ai bien senti que la moquette était trempée sous mes pieds. Et puis j’ai vu le tas de fringues. Putain le peignoir chinois j’ai pensé. Ça m’a foutu en rogne parce que c’est un vrai qui vient de là-bas que j’ai trouvé à la Compagnie des Indes et qui m’a coûté un bras. J’ai tout descendu jusqu’à la machine à laver – sauf le peignoir chinois en soie sauvage - que j’ai mise en route immédiatement en me répétant que ce n’était qu’une crise de somnambulisme. Je me suis assise à la table du petit déjeuner et j’ai dit, il m’est arrivé un truc incroyable cette nuit. Il a répondu oui si c’est ce à quoi je pense c’était plutôt bizarre. INSERT RICHARD III. On ne pouvait pas trop détailler là devant les enfants - imaginez, oui maman a pissé sur la moquette de sa chambre cette nuit. J’ai donc du attendre jusqu’au soir pour avoir le seul témoignage objectif disponible au catalogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu t’es levée d’un coup, tu étais en colère, j’ai dit un truc du genre du calme et puis tu as pris le miroir, tu l’as d’abord fait tombé et puis posé contre la penderie et tu t’es assises sur la table et t’as pissé.&lt;br /&gt;- Et est-ce que j’ai parlé ?&lt;br /&gt;- Non non tu n’as pas dit un mot. Et j’ai pensé c’est super long, ça s’arrête pas.&lt;br /&gt;- Mais tu n’as rien dit ? Tu ne m’as pas appelée ?&lt;br /&gt;- Ben non, j’ai pensé que t’avais trouvé un truc pour faire pipi là sans avoir à descendre.&lt;br /&gt;- Un truc ? j’ai dit. Quel truc ?&lt;br /&gt;- Je sais pas il a dit, ça avait l’air pensé.&lt;br /&gt;- Pensé ? Mais j’ai pissé là et t’as rien dit ? Je sais pas moi si je te voyais en train de pisser sur la moquette en pleine nuit je t’appellerais il me semble, je dirais eh oh ! qu’est-ce qu’il se passe ? T’es bizarre quand même.&lt;br /&gt;- Ben oui sûrement, mais tu m’as habitué à tellement de folie.&lt;br /&gt;Alors là ça m’a scié. Un jour il me trouvera en train de découper un mec dans la cave avec mon sécateur à rosier et il pensera ben c’est pas grave elle va le remettre d’équerre avec la clef #7 et les 8 vis type AB7.&lt;br /&gt;La morale du truc c’est que je n’ai plus de filet. J’ai complètement tordu le garde-fou. A tout instant je peux tomber. C’est de nouveau tout le temps la nuit. Le dormeur doit se réveiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 : LUI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le disait Mae Murray, nous étions semblables à des libellules. Nous donnions l’impression d’être comme suspendus dans les airs, sans effort apparent. Mais en réalité, nos ailes battaient très, très vite… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-1198821743290813746?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/1198821743290813746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=1198821743290813746' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/1198821743290813746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/1198821743290813746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/12/nord-sud-aiki-la-fabrique-des-reves.html' title='NORD-SUD Aïki : La Fabrique des rêves'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-365210782177687261</id><published>2010-11-01T17:49:00.001Z</published><updated>2011-02-03T11:40:45.072Z</updated><title type='text'>NORD - Valeurs ajoutées</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TM79z8zODFI/AAAAAAAAAF8/rcIbe7OYx3I/s1600/marketing-banner.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 159px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TM79z8zODFI/AAAAAAAAAF8/rcIbe7OYx3I/s400/marketing-banner.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534640061021031506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mon livre &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Valeurs ajoutées&lt;/span&gt; est sorti le 28 octobre chez IMHO, dans la collection &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.imho.fr/-Et-hop-"&gt;Et hop!&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;dirigée par &lt;a href="http://www.ericarlix.net/"&gt;Eric Arlix&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut l'acheter ou le commander &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;en librairie&lt;/span&gt; (il est distribué par &lt;span&gt;Les Belles Lettres&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les accros du cybercommerce peuvent le commander &lt;a href="http://www.amazon.fr/Valeurs-ajout%C3%A9es-Fr%C3%A9d%C3%A9ric-Moulin/dp/2915517541"&gt;sur &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Amazon&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;grâce au petit panier ad hoc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une fiction mais j'y parle aussi de la&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; conception de l'éducation &lt;/span&gt;promue par&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; l'image ci-dessus&lt;/span&gt;. Je me demande pourquoi j'ai pris cette peine, d'ailleurs, les intéressés comme on le voit en parlent très bien. C'est concis. C'est direct. Respect.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;fm&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;P.S.:&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt; Lecture collective (axée Web-litt&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;) le 6/11 à Rouen, où nous devons retourner en janvier avec Emma pour une perf. La lecture de samedi aura pour cadre la &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.librairie-polis.com/index.php"&gt;Librairie Polis&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-365210782177687261?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/365210782177687261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=365210782177687261' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/365210782177687261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/365210782177687261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/11/nord-valeurs-ajoutees.html' title='NORD - Valeurs ajoutées'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TM79z8zODFI/AAAAAAAAAF8/rcIbe7OYx3I/s72-c/marketing-banner.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-2588091064882961688</id><published>2010-10-07T09:55:00.000+01:00</published><updated>2010-10-15T11:05:24.422+01:00</updated><title type='text'>NORD - ViP</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TK2ZLnQJz8I/AAAAAAAAAF0/E6RrhFIeskA/s1600/vanessaplace.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5525240742647812034" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 123px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TK2ZLnQJz8I/AAAAAAAAAF0/E6RrhFIeskA/s400/vanessaplace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold;font-size:100%;" &gt;Chloé Delaume&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; à la lecture bilingue de &lt;/span&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold;font-size:100%;" &gt;Vanessa Place&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; le 16 septembre à la librairie Violette &amp;amp; Co., dessin par le type qui tient ce blog: &lt;a href="http://aleatoart.canalblog.com/"&gt;http://aleatoart.canalblog.com/&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;La grosse tête au premier rang qui fait qu'on ne voit nulle part &lt;a style="FONT-WEIGHT: bold" href="http://www.liberation.fr/livres/01012293234-droit-comme-un-lit"&gt;VANESSA PLACE&lt;/a&gt; à sa propre lecture, c'est la mienne. Il y a eu d'autres lectures à deux voix avec Chloé Delaume, le 18 à la galerie Aboucaya et le 21 aux Cahiers de Colette. J'ai assisté aux trois, pour des raisons qui me regardent (oui bon, d'accord, pour une raison ici représentée dans les a??res d'une initiation forcée et néanmoins successfull à l'exercice de la traduction simultanée), un peu roadie et un peu groupie. J'ai beaucoup appris, en tout cas. VP n'est pas de ces auteurs qui, fort légitimement, entendent garder tout ce qu'ils ont à dire pour leurs livres, elle parle aussi. Son sens de la performance (qui trouve chez CD un puissant écho, cf. &lt;a href="http://vimeo.com/15187589"&gt;vidéo Aboucaya&lt;/a&gt;) n'a rien d'un cabotinage à visée promotionnelle, j'y vois l'expression d'un art qui repose sur une dynamique action, réaction. Rien de révolutionnaire dans mon analyse, mais ça n'en reste pas moins fascinant à observer dans le détail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant de réaction(s), un journaliste d'un magazine moderne-littéraire-barbe-à-la-tondeuse-cheveux-au-vent a répondu aux éditions ère ne pas pouvoir parler d'&lt;a style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic" href="http://www.editions-ere.net/projet319"&gt;Exposé des faits&lt;/a&gt; car le livre, d'après lui, sortirait du domaine littéraire. Je l'ai entendu dire en passant, ils n'en font pas une polémique, cependant moi ça m'intrigue. Mais bon. Vanessa Place, la malheureuse, a publié des essais en partie inspirés par sa pratique d'avocate, elle pousse l'effronterie jusqu'à participer à des projets artistiques. Vanessa Place a aussi écrit cet autre livre, &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Dies: A Sentence&lt;/span&gt;, dont le registre de langue se situe à peu près au niveau de Virginia Woolf ou de T.S. Eliot. C'est dire si elle ne sait pas ce qu'elle fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mutant anachronique avant la lettre (il a quand même voulu réactualiser le drame en vers, ça ne s'invente pas), &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;T.S. Eliot&lt;/span&gt; est donc probablement sorti du domaine littéraire quand il a expérimenté des collages de citations recontextualisées dans &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;La Terre vaine &lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En anglais, &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;The Wasteland &lt;/span&gt;: "le terrain-vague".&lt;br /&gt;- - -&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Come out and play.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-2588091064882961688?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/2588091064882961688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=2588091064882961688' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2588091064882961688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2588091064882961688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/10/nord-vip.html' title='NORD - ViP'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TK2ZLnQJz8I/AAAAAAAAAF0/E6RrhFIeskA/s72-c/vanessaplace.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-6645973222849398675</id><published>2010-09-30T18:32:00.000+01:00</published><updated>2010-09-30T18:34:57.771+01:00</updated><title type='text'>NORD - Les épreuves méritent bien leur nom.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;CQFD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-6645973222849398675?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/6645973222849398675/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=6645973222849398675' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6645973222849398675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6645973222849398675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/09/nord-les-epreuves-meritent-bien-leur.html' title='NORD - Les épreuves méritent bien leur nom.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-2149179872025271068</id><published>2010-08-06T14:51:00.000+01:00</published><updated>2010-08-06T16:17:09.327+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD - Florian range ta chambre! (épisode 7): Être professionnel, c'est un métier</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;"On a plus ce rêve de fonder une famille, d'avoir des enfants, un métier, des idéaux, comme vous l'aviez quand vous étiez adolescents."&lt;/span&gt; - Florian, 15 ans (in &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'Effondrement du temps&lt;/span&gt;, éditions du Grand Souffle, 2006).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Q5M86R10EYw&amp;amp;hl=en_US&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Q5M86R10EYw&amp;amp;hl=en_US&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les adolescents des années 80 avaient, semble-t-il, un sens de l'avenir un peu moins développé que ne le laisse entendre le jugement rétrospectif de Florian. L'univers du cinéaste John Hughes était déjà idéalisé, et pas qu'un peu. Pourtant cette séquence est assez vraie. Elle est tirée de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La folle journée de Ferris Bueller&lt;/span&gt; mais le personnage qui donne son titre au film, un adolescent &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bigger than life&lt;/span&gt;, n'y apparaît pas (à l'exception de la dernière image). Entre les deux personnages qu'on voit ici, son ami/souffre-douleur et sa "fiancée", aucun "enjeu romantique" explicite. De là vient l'impression de relative spontanéité qui se dégage de la scène, voire même d'abandon - chose rare dans un Teen-Movie, genre tout entier fondé sur la question, taraudante à cet âge, du regard de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réalisé exclusivement avec du matériel d'époque, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;vintage &lt;/span&gt;on dit, notre hommage s'adresse aussi à Ed Wood, consacrant le primat de l'Idée sur la technique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir aux années 2000, il semble que la redécouverte de "la jeunesse" occupe de plus en plus médias, politiques et publicitaires. A l'aune de quels critères prétendent-ils la juger, pour la déprécier ou, à l'occasion, la flatter? Mystère. C'en est un pour nous, en tout cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-2149179872025271068?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/2149179872025271068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=2149179872025271068' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2149179872025271068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2149179872025271068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/08/nord-sud-florian-range-ta-chambre.html' title='NORD SUD - Florian range ta chambre! (épisode 7): Être professionnel, c&apos;est un métier'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-2297728763131947547</id><published>2010-07-28T16:57:00.000+01:00</published><updated>2010-07-28T17:45:03.110+01:00</updated><title type='text'>SUD - (préfacé par le nord) Le Choix des libraires</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CFRDRIC%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} a:link, span.MsoHyperlink 	{color:blue; 	text-decoration:underline; 	text-underline:single;} a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed 	{color:purple; 	text-decoration:underline; 	text-underline:single;} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:2.0cm 70.9pt 70.9pt 70.9pt; 	mso-header-margin:35.45pt; 	mso-footer-margin:35.45pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:78%;"  &gt;J’avais trouvé dans &lt;i&gt;Les Échos&lt;/i&gt; (que nous recevons à mon boulot, cela dit on peut penser ce qu’on veut, c’est là que se trouvent les vraies infos) une magnifique photo montrant de pauvres jeunes femmes assises en rang d’oignon face à l’objectif, l’air complètement désarmé, niais, surmontée d’un titre supposément estival : « Voici revenu le temps des stagiaires. » Ce devait être le post du mois de juillet. Je ne comptais pas inclure l’article lui-même. Il offrait pourtant un contraste non dépourvu d’intérêt avec la photo, puisqu’il y était question de stagiaires aux dents longues (parvenant ou non à supplanter tel salarié titulaire, chef de service, etc.) qui étaient tous des hommes, à l’inverse des potiches sus décrites. Pour finir, mon Olive favorite a flanqué le canard à la benne, à la faveur d’un tardif et néanmoins énergique nettoyage de printemps. J’ai donc demandé à Emma la permission de poster à la place un lien vers une des ses récentes chroniques radio, enregistrées pour « Le Choix des libraires ».&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:78%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:78%;"  &gt;L’écrivain écrit pour un lecteur idéal. Au sens grec, j’imagine. Le lecteur auquel ont affaire les commerciaux et les représ est un lecteur modélisé ou construit. Un bon éditeur navigue à vue entre ces deux images : de la cible à mon semblable, mon frère. Les seuls à vivre quotidiennement au contact du lecteur concret, en chair et en os, sont donc les libraires. Je ne peux m’empêcher de penser qu’ils en font parfois un complexe. Cette spécificité, en dépit de tous les beaux discours, les isole au sein, ou plutôt au bout de la fameuse « chaîne de l’édition ». On ne leur pardonne jamais tout à fait non pas leur rôle de prescripteur, mais ses limites. Je sais qu’à la rentrée (en octobre plus exactement) Emma fera de son mieux pour vendre mon livre. Je sais aussi qu’elle ne pourra pas le conseiller à n’importe qui. Certes, nous savons elle et moi qu’il pourrait, en fait, être lu par des gens &lt;i&gt;qui ne se croient pas capables&lt;/i&gt; de le lire… Sauf que là on parle long terme. On parle dialogue au long cours. On parle abolition progressive des préjugés et des inhibitions. Le libraire peut inciter les gens à élargir leurs horizons, il n’est pas, pour autant, un hypnotiseur. Il ne serait pas bon qu’il le soit. On a plutôt besoin de lecteurs adultes, aujourd’hui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:78%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:78%;"  &gt;Emma me pardonnera, je pense, de souligner qu’elle n’a jamais été à l’aise avec les gens (ces fameux « gens », on y revient toujours) même à distance. Sur l’enregistrement effectué pour « Le Choix des libraires », on sent qu’elle se fait violence. Elle est encore moins à l’aise qu’au moment d’enregistrer ses parties de voix pour &lt;i&gt;Les Secrets de leur cerveau&lt;/i&gt; — sur un micro qui, pour une raison depuis oubliée, était posé par terre. Comme disait Bowie, le rock (ou n’importe quoi d’autre fonctionnant sur le même esprit) c’est pas le boulot le plus difficile, on peut toujours s’envoyer un rail ou une vodka avant d’y aller. Or Emma fait ici son boulot de libraire, c'est-à-dire qu’elle présente un livre, souligne ses qualités, mais n’est pas en position d’accomplir un travail critique hyper poussé qui lui permettrait &lt;i&gt;de se mettre elle-même en valeur&lt;/i&gt;. C’est très ingrat, comme job. Surtout pour une artiste qui a beaucoup à dire. Elle est cependant bien placée pour savoir qu’il est nécessaire. Moi en tout cas, je sais quel bouquin je vais emporter en vacances :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:78%;"  &gt;&lt;a href="http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-91351-antibes.htm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:78%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;a href="http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-91351-antibes.htm"&gt;http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-91351-antibes.htm&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:78%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:78%;"  &gt;Le titre fait vacances, c’est sûr. Et si ça ne me plaît pas, à la prochaine conjonction nord-sud, c’est qui hein qui paiera sa tournée ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:78%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;f.m.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-2297728763131947547?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/2297728763131947547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=2297728763131947547' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2297728763131947547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2297728763131947547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/07/sud-preface-par-le-nord-le-choix-des.html' title='SUD - (préfacé par le nord) Le Choix des libraires'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-2351664705801283437</id><published>2010-06-30T15:39:00.000+01:00</published><updated>2010-06-30T16:18:02.741+01:00</updated><title type='text'>NORD - "Moi je suis l'antéchrist", mon hommage à feu l'impressario des Pistolets Sexuels</title><content type='html'>Intense travail de révision sur le manuscrit de mon &lt;a href="http://www.imho.fr/valeurs-ajoutees"&gt;roman à paraître&lt;/a&gt;. En attendant le lien sudiste vers les récentes prestations d’Emma à la radio, nouveau détour par Berlin et la librairie &lt;a href="http://www.zadigbuchhandlung.de/"&gt;Zadig&lt;/a&gt;. Qui m’a commandé une nécro de Malcolm McLaren, connu surtout pour avoir été le manager des Sex Pistols, théoricien de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La grande escroquerie du Rock’n’Roll&lt;/span&gt;. Mon texte n’est sans doute pas un joyau littéraire (pour notre dernier boulot solide en date, voir le &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/05/nord-sud-les-secrets-de-leur-cerveau.html"&gt;post de mai&lt;/a&gt;), néanmoins j’espère qu’il remplit son office. La prochaine étape pourrait être &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La grande escroquerie du futebol,&lt;/span&gt; nécrologie &lt;span style="font-style:italic;"&gt;in vivo&lt;/span&gt; de Raymond Domenech. Un système bien pourri, industrie musicale ou mafia sportive, trouvera toujours son paratonnerre de chair et d’os. Très malin ou juste très paumé. MacLaren était plutôt malin. Un rien trop honnête. Pas dans le pathos malgré tout, donc non disposé au martyr. J’ai eu la chance de pouvoir recueillir sur lui quelques infos de première main auprès d’une des ses amies, la journaliste franco-britannique Claudia Bear. Elle m’avait suggéré d’intégrer à mon petit article l’hommage rendu à MacLaren par Jean-Charles de Castelbajac, leur ami commun, ce qui était impossible pour des raisons de format. Je le reproduis finalement ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Brother of Arms&lt;/span&gt; Jean Charles De Castelbajac.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Il est le frère qui m'a appris que transgresser faisait progresser, que la laideur pouvait se nommer beauté, que la perfection pouvait être dangereuse, que la mode était un medium puissant, que l'amitié pouvait rimer avec silence, et que &lt;/span&gt;"anthenticity vs karaoké" &lt;span style="font-style:italic;"&gt;était le résumé de ce début de XXIème siècle. L'intelligence est impérissable, il est donc immortel, dans mon coeur en tout cas. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jean-Charles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Castelbajac, pour moi, c’était Elli Medeiros dans les années 80, très légèrement vêtue aux couleurs du drapeau uruguayen. Le monde de la mode, celui (ceux ?) de l’art contemporain m’ont toujours paru assez mystérieux, voire menaçants. Dans le texte pour Zadig j’ai écrit : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;la plupart de nos figures publiques ne sont pas pauvres&lt;/span&gt;. Ce n’est bien sûr qu’un aspect de la question. Tout le monde traite tout le monde de bobo, je trouve ça drôle. On se traite soi-même de bobo, par principe. Alors qu’on a du mal à payer le loyer. Le terme « bourgeois » est employé par chacun différemment. Une « scène » un peu élitiste à la Warhol est-elle bourgeoise ? L’anticonformisme est-il un luxe ? S’il y a là un genre d’équation à résoudre, je pense que l’hommage faussement banal de Castelbajac renferme, mine de rien, plusieurs de ses données. &lt;a href="http://zanzibar-editions.com/les-auteurs/mark-e-smith/"&gt;Marc E. Smith&lt;/a&gt; prétend que la Working Class et l’aristocratie, au sens large, ont en commun d’avoir leur propre sens de l’humour, et une bonne descente. Je suis moi, je crois, un pur produit de la classe moyenne. Méfiant. Bilieux. Chicaneur. Envieux, la plupart du temps. Pas loin d’être satisfait quand on me donne, eh bien, du pain et des jeux. Je me soigne. Dans la mesure du possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;fm&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Malcolm MacLaren (1946-2010) :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.zadigbuchhandlung.de/modules.php?op=modload&amp;name=zpages&amp;file=index&amp;req=voir&amp;id=37&amp;titre=In%20memoriam%20Malcolm%20McLaren%201946-2010"&gt;http://www.zadigbuchhandlung.de/modules.php?op=modload&amp;name=zpages&amp;file=index&amp;req=voir&amp;id=37&amp;titre=In%20memoriam%20Malcolm%20McLaren%201946-2010&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-2351664705801283437?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/2351664705801283437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=2351664705801283437' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2351664705801283437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2351664705801283437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/06/nord-moi-je-suis-lantechrist-mon.html' title='NORD - &quot;Moi je suis l&apos;antéchrist&quot;, mon hommage à feu l&apos;impressario des Pistolets Sexuels'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3512388625754503328</id><published>2010-05-24T11:39:00.000+01:00</published><updated>2010-05-24T12:41:07.148+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD - Les Secrets de leur cerveau (Florian range ta chambre! 6+) : la même, avec nos borborygmes lisibles noir sur blanc</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/S_pahMJcaEI/AAAAAAAAAFk/M29xge9UxSk/s1600/Secrets+BH+reverse+ok.bmp"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 355px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/S_pahMJcaEI/AAAAAAAAAFk/M29xge9UxSk/s400/Secrets+BH+reverse+ok.bmp" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5474787823265278018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CFRDRIC%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:70.9pt 127.6pt 70.9pt 127.6pt; 	mso-header-margin:35.45pt; 	mso-footer-margin:35.45pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:18pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:18pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:18pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="100%" height="225"&gt; &lt;param name="movie" value="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fsoundcloud.com%2Fmutants-anachroniques"&gt; &lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt; &lt;embed allowscriptaccess="always" src="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fsoundcloud.com%2Fmutants-anachroniques" type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="225"&gt;&lt;/embed&gt; &lt;/object&gt;  &lt;span&gt;&lt;a href="http://soundcloud.com/mutants-anachroniques"&gt;Latest tracks by Mutants Anachroniques&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CFRDRIC%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:70.9pt 127.6pt 70.9pt 127.6pt; 	mso-header-margin:35.45pt; 	mso-footer-margin:35.45pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;PREMIÈRE SEMAINE&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;À travers le carreau cassé de la perception approchait son rasoir — un traitement de pointe.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;« Il croit que je sais rien du tout mais je sais ! »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;(Au temps de l’adolescence les têtes ne sont pas tout à fait finies.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Cruelles et affamées, pensa-t-elle encore, lui étendu sur un matelas mince, renfoncé dans ce visage : c’était là plutôt suivre des visions que de s’attarder aux draps sales, ce plaisir éprouvé à dépasser les bornes et le goût immodéré pour le sexe dont elle usait pour leur faire aimer des diagrammes montrant les bons gènes en verts et les mauvais en rouge.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;(Ou bien était-ce l’inverse ?)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;(Était-ce lui qui… ?)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Sur son profil elle cocha la case : « C’est compliqué. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Ensemble ils l’examinèrent froidement, pansèrent ses blessures — « Toutes ces idioties sur les germes ! » —, séduits par son corps et ses muscles recouvrant les os pointus, durs comme le diamant. Frottèrent leurs instruments rudimentaires sur la fine couche de chair. Une façon d’agir relevant moins du lobe préfrontal que d’un égarement romantique dont la couleur, dans notre monde, s’est perdue au &lt;i&gt;Brainwashing&lt;/i&gt;. Du genre :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;« Je sais quand il va mal. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;« — Mais aussi, se justifie-t-elle, qu’est-ce que j’y peux s’ils me veulent tous comme maman ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;DEUXIÈME SEMAINE&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;L’audace de leur méthode réside en ce qu’elle ignore superbement la distinction habituelle entre neurologie, étude du génome et vivisection : « Toute cette histoire d’ADN, il ne faut pas en faire une montagne, tu comprends ? » L’ère de la génétique théorique touche à sa fin. Alors qu’une génétique appliquée, pratique ou, plutôt, pragmatique, est elle appelée à fonctionner sur le principe, disons, des test de QI. C'est-à-dire qu’une fois définis un certain nombre de critères — ce qu’est l’intelligence, ce qui peut être considéré &lt;i&gt;utile&lt;/i&gt;, — les aspects techniques et méthodologiques suivront pour ainsi dire d’eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Florian ignore qu’une autre chose — tout à fait le profil d’un récidiviste, ivre de haine : un instrument long et fin — a été introduite dans la partie haute de ses orbites oculaires. Alors commence le lent et méthodique rituel. &lt;i&gt;Avec sa voix au téléphone m’apparaît le pourquoi de leurs difficultés à évaluer les risques, à se motiver.&lt;/i&gt; Petite chose terrestre, une compassion prémonitoire m’envahit à l’idée de ce qui pourrait t’arriver — &lt;i&gt;un tressaillement de bonheur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Mais non. Nous allons te guérir (« Soit dit en passant : pourquoi s’arrêterait-on au soulagement du désespoir si l’on peut apporter des améliorations mentales, physiques ou comportementales ? »). Et tu nous aimeras.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Le « dégraissage » du cerveau est en marche. Tout le monde dehors.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;SIXIÈME SEMAINE&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Traînant leur sac à dos, leur lecteur CD vintage et leur portable plein à craquer du cerveau tailladé de Florian, décrivant ensuite des cercles avec le pic à glace (excellent antidote aux déviationnismes de tout poil), lui demeure l’éternel perfectionniste (parfois même il procède à l’introduction simultanée de deux pics à glace, un dans chaque main), elle trop enfantine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Vite les comprimés de joie — comprimés de suite : le Sexe et le Plaisir vous recevez.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt; L’&lt;i&gt;os de l’œil&lt;/i&gt; est la partie du cerveau qui responsabilise les ados. Il est capable de dire : &lt;i&gt;« Je vais serrer une ceinture en éponge autour de son cou taché, qui la recouvrira. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;« — Ce que j’admire le plus chez notre fils (car c’est un peu ce qu’il est, n’est-ce pas ?) C’est son cynisme. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Les ados se trompent en interprétant les signaux émotionnels. L’esprit, conçu pour voir au-delà des apparences, devient un instrument inutile au temps des complots à ciel ouvert.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;NEUVIÈME SEMAINE&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Jour 4&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;« Note additionnelle : On remarquera que telle zone cérébrale chez les nouveaux sujet trahit une moindre excitation, comparé aux résultats obtenus encore à la fin du précédent millénaire, quand exposée à des stimuli comme l’audition de musique. La faute sans doute à tout ce, hum, comment dire — ici on entend l’opérateur trifouiller avec un bruit peu ragoûtant l’intimité de l’opéré — &lt;i&gt;câblage&lt;/i&gt;… »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Position du nez — &lt;i&gt;les yeux ne sont pas assez le véritable cauchemar, peut-être ?&lt;/i&gt; (La destruction de mes canaux lacrymaux, rumine-t-il en réajustant son impressionnante paire de lunettes, des lunettes de glacier munies sur le côté de coques en cuir, vos larmes sont &lt;i&gt;de mauvaise qualité,&lt;/i&gt; m’ont-ils dit, elles sont &lt;i&gt;mauvaises&lt;/i&gt;, mais qu’est-ce que j’y peux moi si leurs putains d’écrans sont PARTOUT !) Dans ma tête je nous lisais comme « un exemple de reconversion réussie », mais là, putain, c’est trop. Ta tristesse chimique empoisonne ma vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;— &lt;i&gt;VLAN !&lt;/i&gt; —&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Elle sait qu’il va revenir, encore et toujours dans un mouvement circulaire. Elle fixe la porte et attend, dans le plus pur style ado avachi. &lt;i&gt;(N.B. : la substance grise, composée de neurones, et la substance blanche : les fibres nerveuses, continuent de subir d’importantes modifications structurelles bien après la puberté…)&lt;/i&gt; Prête à sortir son couteau acéré sur le marché de la génomique personnelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;NEUVIÈME SEMAINE&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Jour 5&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;L’homme aux verres miroir, de plus en plus convaincu de son instabilité, la tire de son sommeil. Le tissu collé à sa peau a des réalités qui saignent encore. S’approcher d’elle et tirer le drap. Agréable, animé surtout par les vertus domestiques. La lumière filtrant, l’apparition d’une pilosité aux aisselles et au pubis vit en elle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Carreaux d’eau froissés — mouvement dorénavant ondulatoire et bleu d’orgone.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;« Je ne sais pas, dit-il. C’est le cadre. J’ai l’impression de le charcuter sur l’établi de pépé. L’équivalent temporel de l’effet Doppler. Ses vibrations nous parviennent de plus en plus près, puis de plus en plus loin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;— Plus ou moins rapprochées les unes des autres. Objectivement tu n’y es pour rien. C’est lui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;— Et aussi nous vieillissons. Mais pas de façon linéaire. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;SEMAINES 10 à &lt; ? &gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Florian toujours à la cave. Du pus nauséabond coule de sa cervelle boursouflée mutée en corps caverneux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Son calvaire durera jusqu’à une expression sentimentale, qui pour finir lui colle sous un sparadrap une gélule de vitamine E sur la joue et une autre dans chaque oreille. Enfin c’est arrivé. La bouche a plus de précision. On y trouve une grande expression de bonté, mais aussi les drogues, le rock’n’roll et les &lt;i&gt;âmes dévorées&lt;/i&gt; de Jeter. Point, ici, d’individu mais un processus, qu’il est permis de modifier, ni inaliénable ni « sacré » &lt;i&gt;(— Car enfin qu’est-ce qui décide du caractère sacré ? L’évolution est parfois très cruelle ! Qui a donné des droits aux chiens ? On a déjà les droits de la femme, les droits de l’enfant, etc. C’est à n’en plus finir ! Il faut remplacer « droit » et « sacré » par « besoins ».)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Autant dire que le Nobel est proche. Les deux « stars américaines » de la génétique se congratulent, la joie née de la conscience qu’ils ont d’avoir fait une découverte capitale les subjuguant au point de leur ôter toute retenue. Elle surtout : ses accès de colère, le goût du risque auquel elle est rivée naissent du même « programme », raccourci.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;(Son programme à elle ne prévoit aucune sortie de crise.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;(…)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;Santé, généalogie : vos gènes dévoilés pour 1000 dollars.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt; Une dose de bonheur matin et soir. &lt;i&gt;Trop d’accidents fleurissent nos routes.&lt;/i&gt; Désormais il sera possible de prévoir puis de suivre pas à pas (et en couleurs) les délires des éventuels futurs candidats aux illuminations rimbaldiennes, dont la calebasse n’est tout bonnement pas finie — c’est ça qui rassure. Notre méthode, ayons l’honnêteté de le concéder, ne saurait totalement endiguer l’inquiétude ressentie par nos jeunes à l’approche de la destruction finale de la planète, susceptible d’engendrer chez certains le genre de dérives caractérielles que nous avons observées chez notre principal sujet d’étude. L’évolution sera prévisible, les dérapages contrôlés, et, afin de prendre en charge les cas désespérés, la nouvelle limite pour l’avortement des fœtus fixée à 27 ans. Très prochainement nous devrions ainsi voir se mettre en place l’équivalent d’un système de prévention des pluies à l’intérieur des limites (physiologiquement détourées) du raisonnable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;À cela près, cette &lt;i&gt;attitude&lt;/i&gt; que connaissent si bien les parents — rites d’initiation désormais surveillés à l’aide de puissants appareils à résonance magnétique — ne fera que commencer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3512388625754503328?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3512388625754503328/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3512388625754503328' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3512388625754503328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3512388625754503328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/05/nord-sud-les-secrets-de-leur-cerveau.html' title='NORD SUD - Les Secrets de leur cerveau (Florian range ta chambre! 6+) : la même, avec nos borborygmes lisibles noir sur blanc'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/S_pahMJcaEI/AAAAAAAAAFk/M29xge9UxSk/s72-c/Secrets+BH+reverse+ok.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3710378473788883206</id><published>2010-04-21T20:02:00.000+01:00</published><updated>2010-04-23T18:09:19.556+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD - Florian range ta chambre! épisode 6 (audio): Mutants Anachroniques vs. Ghaal Von Drak</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/S9Auhve9xYI/AAAAAAAAAFU/nX65MeB2Vc0/s1600/Secrets+BH+ok.bmp"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 178px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/S9Auhve9xYI/AAAAAAAAAFU/nX65MeB2Vc0/s200/Secrets+BH+ok.bmp" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5462917505217316226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:180%;"  &gt;L’actualité NORD c’est un texte de Frédéric publié dans le n° 6 de la revue TINA. L’actualité SUD c’est Emma qui bovaryse comme il convient à sa fonction/constitution. L’actualité NORD-SUD c’est la mise en ligne du fruit de notre collaboration avec le mystérieux Ghaal Von Drak, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Secrets de leurs cerveaux&lt;/span&gt; ― tout beau, tout neuf, un des meilleurs trucs qu’on ait écrit ensemble :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-family: arial; color: rgb(51, 51, 255);" href="http://soundcloud.com/mutants-anachroniques"&gt;http://soundcloud.com/mutants-anachroniques&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En plus on est jolis sur la photo...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3710378473788883206?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3710378473788883206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3710378473788883206' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3710378473788883206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3710378473788883206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/04/nord-sud-florian-range-ta-chambre.html' title='NORD SUD - Florian range ta chambre! épisode 6 (audio): Mutants Anachroniques vs. Ghaal Von Drak'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/S9Auhve9xYI/AAAAAAAAAFU/nX65MeB2Vc0/s72-c/Secrets+BH+ok.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-4978623375673516292</id><published>2010-03-22T13:21:00.000Z</published><updated>2010-03-22T13:35:05.419Z</updated><title type='text'>NORD SUD - Lettres édifiantes (suite), la position du missionnaire: après l'effort le réconfort</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CFRDRIC%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:shapedefaults ext="edit" spidmax="1026"&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:shapelayout ext="edit"&gt;   &lt;o:idmap ext="edit" data="1"&gt;  &lt;/o:shapelayout&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;M'étant trouvé dans une de ces Missions pendant la Semaine-Sainte, j'eus la consolation de voir dans l'église plus de 500 [Indiens] qui châtiaient rigoureusement leur corps le jour du Vendredi-Saint [en] l'honneur de Jésus-Christ flagellé.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;... Mais ce qui me tira des larmes de tendresse et de dévotion, ce fut une troupe de petits Indiens et de petites Indiennes, qui les yeux humblement baissés, la tête couronnée d'épines, et les bras appliqués à des poteaux en forme de croix, imitèrent, plus d'une heure entière dans cette posture, l'état pénible du Sauveur crucifié qu'ils avaient sous les yeux.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-4978623375673516292?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/4978623375673516292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=4978623375673516292' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4978623375673516292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4978623375673516292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/03/nord-sud-lettres-edifiantes-suite-la.html' title='NORD SUD - Lettres édifiantes (suite), la position du missionnaire: après l&apos;effort le réconfort'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3864117575990414331</id><published>2010-03-10T15:54:00.000Z</published><updated>2010-03-10T15:58:45.800Z</updated><title type='text'>NORD SUD - On s'appelle Mutants Anachroniques oui ou merde?</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CFRDRIC%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:35.4pt; 	mso-footer-margin:35.4pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;« SANS PARLER du tort que vous faites à VOS MAÎTRES en les PRIVANT DE VOTRE TRAVAIL, vous n’entendez point la messe les jours saints ; vous n’approchez point les Sacrements ; vous vivez dans le CONCUBINAGE, n’étant point mariés devant vos légitimes pasteurs… »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;In &lt;i&gt;Lettres édifiantes et curieuses, écrites des Missions étrangères, par quelques missionnaires de la Compagnie de Jésus.&lt;/i&gt; A Paris chez Nicolas Le Clerc, ruë Saint Jacques, proche Saint Yves, à l’image Saint Lambert. M.DCC.III [-M.DCC.LXXVI.]&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3864117575990414331?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3864117575990414331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3864117575990414331' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3864117575990414331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3864117575990414331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/03/nord-sud-on-sappelle-mutants.html' title='NORD SUD - On s&apos;appelle Mutants Anachroniques oui ou merde?'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-4547291917466348015</id><published>2010-02-11T15:58:00.000Z</published><updated>2010-04-23T18:01:19.633+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD - Retour à Carthage, Mutants Anachroniques vs. YSOGOL</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/S3Qu_b_kd5I/AAAAAAAAAFM/Pd-xRmhfdQY/s1600-h/Ysogol.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 170px; FLOAT: left; HEIGHT: 190px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5437022317524055954" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/S3Qu_b_kd5I/AAAAAAAAAFM/Pd-xRmhfdQY/s200/Ysogol.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;CARTHAGE-VIDÉO &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;est l’un des textes qu’on a lus chez Mycroft, ça fait déjà un bail — tiens : 2 ans presque jour pour jour ! Ce texte a aussi inspiré 3 morceaux à YSOGOL, le troisième étant plutôt un collage d’ambiances posant les bases d’une B.O. imaginaire :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;&lt;a href="http://www.myspace.com/mutantsanachroniquesvs"target="_blank"&gt;http://www.myspace.com/mutantsanachroniquesvs&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Ça c’est pour la musique. Pour ceux de nos très honorables visiteurs qui ne connaîtraient pas le texte lui-même, où ne s’en souviendraient pas, nous le repostons ici...&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais, en l'absence de mon Dieu, conter au long et au large l'année vingt-neuvième de mon âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'arrivai dans cette ville avec des fantasmes de proximité — le cloisonnement étant politique. Les artistes y rigolaient, sillonnant les rues à bord d'une Mercedes ou encore baisant chez eux devant la photo du chien, sans parvenir à soulager l'auditeur du poids d'un imaginaire germé entre les pages &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;people &lt;/span&gt;de Gala. Quant à moi — avide misérablement de me gratter au sensible — j'étais sans appétit pour les aliments &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;inrockuptibles&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc dans un mauvais parfum de conformisme pépère et d'intolérance franchouillarde que, pendu à mon bout de chair, je tendis mon cul en forme de tête d'insecte vers l'habitation voisine — se soulevant énormément pour qu'on voit bien que ça rentre et que ça sort —: espace public sans bannière, mais avec intertitres poético-licencieux. Là je tombai sur des individus en proie au délire d'orgueil, charnels à l'excès et bavards.&lt;br /&gt;J'entrai dans cette industrie comme dans une boucherie —&lt;br /&gt;Ô mirages de corps,&lt;br /&gt;corps truqués !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les culs seront japonais ou ne seront pas », déclarai-je pour garder une contenance.&lt;br /&gt;J'en profitai pour scruter cette espèce de troisième pied — la dernière contemporanéité du corps — tandis qu'il s'enfilait sa capote comme un Adonis qui n'aime que lui-même. Je fus alors en grand émoi à l'idée que j'allais être contraint par nécessité de déposer ma charge sur le champ.&lt;br /&gt;Il était avant tout Français, et très nationaliste de surcroît — d'où son air dégoûté et critique envers la touche « avance rapide » et mon sourire blanc… Ah, comme je m'en voulais d'être moins dans le besoin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était en mai 98 — on a décidément les révolutions qu'on peut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je poursuivis ma visite. Le but recherché était de me sortir de l'environnement qui m'étouffait et d'avoir l'assurance de passer des moments inoubliables, de découvrir des plaisirs nouveaux et exceptionnels — mais les femmes étant coupées en deux, la pointe de mon intelligence ne pénétrait pas dedans. Aussi ouvris-je le catalogue des Derniers Etats du Corps publié par les rêves fétides de perfection surhumaine crypto-nazie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici ce que j'y lus :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;« Si l'on fait l'amour comme l'on a envie de le faire avec des cariatides électroniques rasées du pubis et carrossées chez Leni Riefenstahl, toutes les beautés inférieures que sont&lt;/span&gt; les lépreux sans crécelle de la classe moyenne &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;arrivent sans prévenir, mais quand même prévenantes. Ils ne dissocient jamais l'action de la description méticuleuse, usant de leur langue inventive et con&lt;/span&gt; jusqu'aux derniers états de la pensée. &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'allai donc de ce pas louer un des ces films pour hétéros où le cul est clinique. On y voyait — tournez-vous si ça vous gêne — une Américaine aux ongles hyper longs, hyper fluo, se faire enculer à mort par deux femmes en une seule : l'une énergique, indépendante et aventureuse, qui s'efforçait de trouver le bonheur, l'autre paralysée par la peur, par un sentiment d'insécurité, par la crainte de ne pas être à la hauteur avec ce bouchon en liège recouvert d'un préservatif mal ajusté à l'extrémité de l'appareil.&lt;br /&gt;Il était déjà évident que leur relation ne marcherait pas — et, après les derniers déchirements de la fiction, je sus que rien de ce que je pourrais faire n'y changerait quoi que ce soit. Mais nous choisissons bien souvent d'ignorer les avertissements de simple bon sens que nous prodigue notre voix intérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écumant les plateaux à la recherche d'un rôle qui ne serait pas en contradiction avec mes principes (s'accorderait avec les recommandations de mon thérapeute et ferait de la pornographie cette chose magnifique qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être), j'avisai la même actrice — celle aux deux visages — en train de se faire sodomiser par une grue de voirie.&lt;br /&gt;C'était l'occasion que j'attendais (effectivement touché de loyale et sincère miséricorde, je pouvais même souhaiter qu'il y eût des misérables pour donner lieu à ma miséricorde).&lt;br /&gt;Je lui avouai alors désirer avoir une relation stable avec elle, ou du moins essayer — si elle était d'accord bien sûr. Je voyais bien que la relation dans laquelle elle était présentement engagée la faisait souffrir, et qu'elle n'arrivait pas à s'en libérer — &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;les femmes ne pouvant pas avoir de regard cynique sur ce qu'elles sont en train de faire, il faut les coloniser sur une idée de sentiment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les premiers temps suivant notre rencontre, je la vis devenir progressivement plus forte et plus indépendante — plus à même de voir ce qui lui faisait du mal. Elle parvint même à divorcer d'avec sa grue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Las ! J’avais sous-estimé son degré de dépendance affective et sexuelle… Un jour, sur la petite plage privée de la vidéo où nous jonglions avec la quille romance et la balle sexe, je la vis courir se placer au centre d'un cercle de partouzeurs.&lt;br /&gt;En dépit de ma propre souffrance morale, je posai sur eux un regard impartial et fis le constat de la totale absence de mélange — tous blancs, si sinistrement —, l'ordinaire de ces hommes consistant sans doute en de pauvres filles chez qui tout trahissait une profonde identité franchouillarde d'apprenties coiffeuses et sur lesquelles ils se vengeaient, sur le mode du coït industriel, des surgelés pas très frais de la veille. Quel dégoût m'inspiraient ces méduses bio-luminescentes ! Le soir même, je décidai de renoncer à ma carrière et quittai cette ville maudite, seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait fini par mourir, ma mauvaise, ma criminelle adolescence ! Au bout du compte, dans le porno, il n'y a que de la physique — et je trouve ça terrible.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-4547291917466348015?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/4547291917466348015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=4547291917466348015' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4547291917466348015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4547291917466348015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/02/nord-sud-retour-carthage-mutants.html' title='NORD SUD - Retour à Carthage, Mutants Anachroniques vs. YSOGOL'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/S3Qu_b_kd5I/AAAAAAAAAFM/Pd-xRmhfdQY/s72-c/Ysogol.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-9179340741290634427</id><published>2010-01-07T19:56:00.000Z</published><updated>2011-01-31T14:12:51.472Z</updated><title type='text'>SUD - Etude pour un concept album.</title><content type='html'>1A&lt;br /&gt;Un point de côté, à peine plus. Un stigmate invisible à l’œil nu à l’endroit où j’ai découvert qu’une autre t’aimait et que tu l’aimais en retour. Bien vite cautérisé par sa trahison. Toi comblé, j’aurais eu béant, un gros trou rouge sous la jupe. Là, ça ne se voit pas. Je peux tout à fait aller à la piscine, mettre un maillot de bain sans attirer les regards curieux qui feraient semblant de regarder ailleurs en fixant l’aimant de la plaie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2B&lt;br /&gt;A ce point passer inaperçu alors que le monde danse. Quelque part j’ai du mal faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C3&lt;br /&gt;Y’a du sang partout. Tu t’es fait mal dans la salle de bain ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D4&lt;br /&gt;Comme Juliette je suis amoureuse d’être amoureuse. Jumelle par artifice, juste pour te plaire, une histoire arrangée comme une bouche peinte. Je sais que je ne t’aime pas. Je te désire, tu apparais. Je frotte la lampe d’Anaïs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;E5&lt;br /&gt;Ton tréma me dit ho hisse. Pour rien je crois. Juste pour vérifier si je prends une fois encore la peine de me hisser jusqu’au sommet de ton torse. Ça marche à chaque fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F6&lt;br /&gt;A force de gueuler dans le noir je ne produis que du silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7G&lt;br /&gt;J’ai mal là où tu m’as touchée. Parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8H&lt;br /&gt;‘reaching the high end of low… Tu fredonnes. Le balancement de tes hanches épouse le mouvement basse/batterie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9I&lt;br /&gt;J’écoute tes disques. Je me surprends à parler comme toi. J10 Je t’aime ad libitum. Juste parce que tu n’es pas là et aussi parce que ça fait joli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11K&lt;br /&gt;Tu t’es choisi un nom que je ne peux pas prononcer. Sous peine de mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L12&lt;br /&gt;Monsieur de Seingalt. A ton doigt je suis chevalière des tropiques plus que poupée de salon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13M&lt;br /&gt;Miroir mon beau miroir, Dis-moi que je suis La plus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N14&lt;br /&gt;Tu t’effeuilles et puis rhabilles ton tronc nu. Tu rallumes, tu hésites.&lt;br /&gt;Anaïs. Le N un L, le A un O.&lt;br /&gt;Ton non de code qui veut dire oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;O15&lt;br /&gt;Tu effaces ton profil. Reste des réponses où figure ton prénom à des messages dont les questions ont disparues. Et ta page où tu barbouilles le sang qui te sort du cœur puisque sur cet organe le pansement ne tient pas : trop humide.&lt;br /&gt;Je te vois enfin de face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P16&lt;br /&gt;‘scuse me ?! Sorry ! Can you tall me how to get to hope road please ? (With strong cockney accent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17Q&lt;br /&gt;Le cul n’est pour moi que l’initiale du quotidien. J’attends beaucoup plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18R&lt;br /&gt;Penchée sur ton cahier tu ne me vois pas debout derrière ton dos. Je regarde ta nuque. Et deux secondes – 1, 2 - j’hésite entre le sabre et le baiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S19&lt;br /&gt;Nous sommes devenus amis en juillet, ce joyau qui pend à l’oreille d’une nubienne et lui caresse la joue de son éclat diamantin. Tu t’appelais alors Roméo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T20&lt;br /&gt;Je me suis réveillée dans ton lit ce matin du premier jour de l’année. Tes pèle-mêles au mur m’ont fait sourire jaune. Tes peluches crades, je les ai trouvées moches. Ton père nous a prêté la maison. Il est à Oklahoma city jusqu’à demain. Quand l’océan a sauté la barrière et pénétré dans le jardin – comme un qui se coule dans le recoin d’une porte pour mieux épier – sans pitié aucune pour le vieux chien ventre gonflé baudruche à quatre pattes à la surface, je n’ai pas eu peur, je n’ai rien fait. Je ne me suis doutée de rien. J’ai fixé le bout de mes pieds, longtemps, et l’eau qui affleurait au bout des semelles parce qu’il n’y avait plus d’horizon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TUbCcmRYqjI/AAAAAAAAAGI/iTzYHZ7Vuyw/s1600/photospapier%2B%252815%2529.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 314px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5568351785855789618" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TUbCcmRYqjI/AAAAAAAAAGI/iTzYHZ7Vuyw/s320/photospapier%2B%252815%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;U21&lt;br /&gt;Ce que je fais là, c’est que je te tue et toi tu ne te doutes de rien, tu ne sais même pas que tu es en vie. Ma chose, mon amour, ma chimère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22V&lt;br /&gt;Anaïs a deux faces. Et c’est pile le bon côté de son petit personnage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;W23&lt;br /&gt;Ce n’est pas évident de se jeter comme ça à la tête d’un auteur. Je me suis dit, elle va se sentir empêtrée avec ça, elle ne saura quoi pas en faire après qu’elle se sera donnée un peu de lustre avec ma brosse à reluire. Elle ne comprendra rien ni ce que ça a de capital. L’histoire, elle va tomber à côté.&lt;br /&gt;Une déclaration ça doit être désiré. Tombée du ciel, ça s’écrase.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24X&lt;br /&gt;Je rêve de toi toutes les nuits. Toute une vie qui se tient ailleurs.&lt;br /&gt;Peu savent qu’il faut sortir de son corps pour jouir. Avec toi tous les soirs je fais des NDE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y25&lt;br /&gt;Tous les jours je porte du rouge à lèvres, des talons aiguisés, des griffes peintes, des robes qui laissent tout deviner, des bagues serpent, du fard pour faire s’échouer les marins et un joli petit rire qui découvre les crocs limés de mon vouloir toi.&lt;br /&gt;Tout ça est totalement gratuit et disponible à l’instant même où je passe la double porte de l’ascenseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;26Z&lt;br /&gt;D4, G7, 11K… Ni touchée ni coulée ! Dans l’ordre comme dans l’autre.&lt;br /&gt;Je suis un grand éclat de rire.&lt;br /&gt;Je sautille sur ton porte-avions.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-9179340741290634427?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/9179340741290634427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=9179340741290634427' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/9179340741290634427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/9179340741290634427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2010/01/sud-etude-pour-un-concept-album.html' title='SUD - Etude pour un concept album.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/TUbCcmRYqjI/AAAAAAAAAGI/iTzYHZ7Vuyw/s72-c/photospapier%2B%252815%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-6323710001079880785</id><published>2009-12-21T13:07:00.000Z</published><updated>2009-12-21T13:27:20.808Z</updated><title type='text'>NORD - Sur, peut-être, la poésie, suite</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;... &lt;a href="http://frigidairesansfin.blogspot.com/"&gt;une brève salve codée&lt;/a&gt; au milieu de l'incessant mégababillage qui reliait entre elles les différentes parties de la galaxie humaine.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;(Dan Simmons)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:100%;"  &gt;&lt;a href="http://frigidairesansfin.blogspot.com/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-6323710001079880785?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/6323710001079880785/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=6323710001079880785' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6323710001079880785'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6323710001079880785'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/12/nord-sur-peut-etre-la-poesie-suite.html' title='NORD - Sur, peut-être, la poésie, suite'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-5938525384945754250</id><published>2009-12-18T16:01:00.000Z</published><updated>2009-12-21T13:13:55.364Z</updated><title type='text'>NORD - Propos de poète sur la poésie</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Moi aussi je la déteste. Pourtant, quand on l'aborde avec un mépris parfait, on y découvre, après tout, une place pour l'authentique.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;(Marianne Moore)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-5938525384945754250?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/5938525384945754250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=5938525384945754250' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5938525384945754250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5938525384945754250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/12/nord-propos-de-poete-sur-la-poesie.html' title='NORD - Propos de poète sur la poésie'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-6135518411195919366</id><published>2009-11-09T13:09:00.000Z</published><updated>2009-11-11T17:31:13.523Z</updated><title type='text'>NORD - Juvenalia berlinoise</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SvgVDVEfgyI/AAAAAAAAAEU/kAGc7fd0L3w/s1600-h/M78+2+OK.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SvgVDVEfgyI/AAAAAAAAAEU/kAGc7fd0L3w/s200/M78+2+OK.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402090899970687778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link style="font-family: verdana;" rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CFRDRIC%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} a:link, span.MsoHyperlink 	{color:blue; 	text-decoration:underline; 	text-underline:single;} a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed 	{color:purple; 	text-decoration:underline; 	text-underline:single;} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:35.4pt; 	mso-footer-margin:35.4pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CFRDRIC%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} a:link, span.MsoHyperlink 	{color:blue; 	text-decoration:underline; 	text-underline:single;} a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed 	{color:purple; 	text-decoration:underline; 	text-underline:single;} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:35.4pt; 	mso-footer-margin:35.4pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Trois fois dans ma vie je suis parti visiter Berlin. Cette année, où j’y ai vu plein de vélos, de fêtes en plein air et de nouveaux buildings élevés à la gloire des multinationales ; en juillet 2001 quand le Berlin techno flamboyant, celui du Trésor, jetait ses derniers feux nécessairement stroboscopiques ; et avant cela en ce fameux mois de novembre 1989 qu’on commémore ces temps-ci avec énormément d’insistance. J’en avais alors ramené un texte, publié dix ans plus tard avec les photos de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Manuel Attali &lt;/span&gt;‑ aujourd’hui co-directeur de ED Distribution, distributeur français des films de Guy Maddin,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Plympton, etc.:&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.eddistribution.com/"&gt;http://www.eddistribution.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Ce tout petit livre, plutôt original je crois, a été conçu et réalisé avec le concours des graphistes &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Blanche Rubini &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Olaf Mühlmann&lt;/span&gt;. En 99 et 2000 j’en ai vendu pas mal (l’entendre au sens relatif) en marge de colloques, de salons et autres évènements. Ce coup-ci je me serais bien vu faisant la tournée des écoles flanqué de ma bouteille d’Evian et précédé par mon aura de sagesse vénérable, mais avec Manu nous avons opté plus modestement pour une remise en vente de quelques exemplaires jusqu’ici stockés dans un coin chez une poignée de libraires qui sont désormais libre de le vendre au prix de leur choix, comprendre : &lt;i&gt;moins&lt;/i&gt; &lt;i&gt;cher&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;À &lt;b&gt;PARIS&lt;/b&gt; : chez un des libraires soutenant la revue Borborygmes, &lt;b&gt;Matière à Lire&lt;/b&gt; (20 rue de Chaligny), et à &lt;b&gt;L’Alinéa&lt;/b&gt; (également dans le 12&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;, au 227 de la rue de Charenton).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lechoixdeslibraires.com/librairie-14237-librairie-matiere-a-lire-paris-france.htm"&gt;http://www.lechoixdeslibraires.com/librairie-14237-librairie-matiere-a-lire-paris-france.htm&lt;/a&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a href="http://www.rue-des-livres.com/librairie/522/l_alinea.html"&gt;http://www.rue-des-livres.com/librairie/522/l_alinea.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À &lt;b&gt;ORANGE&lt;/b&gt; : dans la librairie de l’autre moitié des Mutants Anachroniques, &lt;b&gt;L’Orange Bleue&lt;/b&gt; :&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.orangebleue-librairie.com/index.php?p=orange"&gt;http://www.orangebleue-librairie.com/index.php?p=orange &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Last but not least :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;à &lt;b&gt;BERLIN&lt;/b&gt;, dans la remarquable librairie française de Patrick Suel, &lt;b&gt;Zadig&lt;/b&gt; (voir aussi son site pour lequel j’ai écrit une petite chose sur le &lt;i&gt;Musée des Ramones&lt;/i&gt;, qui m’a d’une certaine manière ramené au temps où j’essayais de gagner ma vie comme guide de voyage.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.zadigbuchhandlung.de/"&gt;http://www.zadigbuchhandlung.de/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir au livre, je pense que celle des photos de Manu qui est partiellement reproduite sur la jaquette aurait mérité de faire une couverture de magazine, genre historique et tout, au lieu de seulement accompagner l’essai poétique du gamin de 20 ans mal dégrossi que j’étais au moment de l’écrire. L’âge bien sûr n’est pas la vraie question — voyez Clément Ribes ! — mais je suis bien placé pour juger du peu de maturité littéraire que je possédais, moi, à l’époque. Ce texte en particulier, pourtant, je ne me sens pas de le renier. Je ne suis certes ni très fier ni tout à fait dupe de cette pose romantico-cynique qui me faisait clamer haut et fort que j’étais venu à Berlin moins pour célébrer un événement a priori réjouissant que pour simplement &lt;i&gt;voir&lt;/i&gt; le Mur. D’un autre côté, quand j’écrivais « Nous en construirons d’autres », il me semble aujourd’hui que c’était plutôt bien vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J’ai entendu ce matin à la radio qu’on reprochait en Allemagne aux parents, plus spécialement à l’est, de ne pas assez enseigner à leurs enfants combien la RDA était un pays atroce comparé au voisin qui l’a, depuis, si généreusement absorbé. Plus précisément on déplore que les jeunes peinent à identifier ce qui, exactement, distingue une démocratie d’une dictature. Une démocratie, j’imagine, ne fiche ni n’écoute ses citoyens. Une démocratie ne permet pas que soit reconduit dans ses fonctions, fût-ce par les urnes, un dirigeant, ou plusieurs, ayant par des mensonges aussi répétés que délibérés déclenché une guerre. Une démocratie n’organisera jamais un référendum dont on ne tiendra, ensuite, aucun compte. Une démocratie ne saurait tolérer longtemps, en son sein, une sphère d’activité et de décision qui échappe presque totalement à la juridiction commune au nom d’une pseudo « loi naturelle », qu’elle ait été mise au jour par Marx ou par Friedmann. « Nous sommes le peuple », donc nous n’avons pas à payer, au sens propre, pour l’incurie criminelle d’apparatchiks qui menacent de mettre notre pays, et les autres, en faillite. Tout ça va de soi, &lt;i&gt;nicht wahr&lt;/i&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Pas de doute. Ils sont cons, ces jeunes. À croire qu’ils n’ont pas suivi avec assez d’attention les édifiantes aventures de Jack Bauer. En fait il y a dans mon poème un genre de « lucidité » — mot très à la mode parmi mes amis à l’époque —&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qui curieusement me dérange. Qui est comme un préalable à la résignation contre laquelle je n’en peux plus de lutter, quand je tourne et retourne dans ma tête cette belle formule née, je crois, dans les rues de Leipzig, ce « Nous sommes le peuple » dont j’ai déjà parlé. Aujourd'hui donc Le &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Magazine&lt;/i&gt; (!) titre : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il y a 20 ans, LA LIBERTÉ&lt;/span&gt;. Oui — il y a 20 ans.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;f.m.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-6135518411195919366?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/6135518411195919366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=6135518411195919366' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6135518411195919366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6135518411195919366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/11/nord-juvenalia-berlinoise.html' title='NORD - Juvenalia berlinoise'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SvgVDVEfgyI/AAAAAAAAAEU/kAGc7fd0L3w/s72-c/M78+2+OK.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-6476734721428615369</id><published>2009-10-26T07:01:00.000Z</published><updated>2009-11-08T09:18:27.996Z</updated><title type='text'>SUD - Wendy n'a pas suivi Peter Pan</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SuVK8P454LI/AAAAAAAAAEM/_1q6850-A2U/s1600-h/Guerra_Wendy.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SuVK8P454LI/AAAAAAAAAEM/_1q6850-A2U/s200/Guerra_Wendy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396802127391219890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un dimanche de septembre à Manosque, Pascal Quignard faisait une lecture de son dernier livre. Mais la foule si dense a si vite envahi le parquet de la salle minuscule qu’il a fallu trouver à s’occuper ailleurs. C’est comme ça, sur une pointe de déception, que j’ai atterri devant la brune et sémillante Wendy Guerra. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wendy Guerra a l’air d’avoir à peu près 12 ans et demi. Sa bio indique pourtant qu’elle est née en 1970 à La Havane. Ses cheveux chinois sont coupés au carré et retombent en une frange ultra courte au milieu du front. Une coupe d’écolière. Avec sa marguerite renversée en guise de jupe, elle a l’air de débouler tout droit d’entre les pages d’Alice au pays des merveilles. A son bras, installé dans un panier, un micro chien de la race Yorkshire fixe le public d’un air bien moins assuré que sa maîtresse. Devant elle, s’élèvent en piles des exemplaires de &lt;em&gt;Mère &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Cuba &lt;/em&gt;(Stock), pépite rose bébé au milieu des tables avachies sous le poids de la rentrée littéraire. &lt;br /&gt;C’est une manière de suite à &lt;em&gt;Tout le monde s’en va &lt;/em&gt;(Stock, LGF). La narratrice a grandi et changé de nom. Nieve est devenue Nadia Guerra, demi homonyme de l’auteur. Elle a certes gagné un patronyme mais immédiatement l’on songe à la proximité du prénom Nadia avec le substantif "nadie" (personne) et le pronom" nada" (rien). Personne Guerra, Rien Guerra. N’être rien pour être tout le monde ou comment la fiction personnelle doit accéder à celle plus grand nombre. L’autofiction non pour se raconter mais pour écrire la vie. La vie de tous ces jeunes cubains nés de ceux qui ont fait la révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Animatrice de radio à La Havane (comme la mère de Nieve, la gamine de "Tout le monde s’en va"), son émission est supprimée pour trop de prises de liberté. Elle quitte donc son île pour rejoindre Paris puis Moscou à la recherche d’une mère qui l’a oubliée. Si sa mère est partie, elle est restée, elle ne fait pas partie de la génération Peter Pan *. Il semble en effet que certains révolutionnaires aient plus ou moins laissé tout ce petit monde sur le carreau. "m’a coûté de détruire l’utopie. Je pensais sans cesse à ma mère qui était une vraie hippie révolutionnaire. En fait ceux qui ont fait la révolution se sont sentis blessés, ceux qui aujourd’hui sont contre trouvent que j’ai été trop molle et trop empathique. C’est pour cela que je n’appartiens à aucun parti."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Wendy prend le micro, elle parle, volubile, d’une voix éraillée de gamine qui aurait hurlé et couru toute la journée dans la rue avec ses copines. Elle n’attend aucune question et explose de rire toutes les trois phrases. Elle s’explique sur le choix de sa forme narrative de prédilection : le journal intime. C’est sa mère, décédée aujourd’hui, qui lui demandait de tenir un journal pour tuer l’ennui. "Lire, écrire, nager… C’était tout ce qu’il y avait à faire. Le journal est ainsi devenu un ami, un confident, une façon d’écrire l’histoire actuelle sur le registre de la vie quotidienne. C’est aussi un moyen, dans un pays où absolument tout est collectif, de faire la conquête de l’intimité, de la solitude, d’échapper pour quelques heures à la collectivité. Avec "Tout le monde s’en va" et" Mère Cuba", j’ai fini par faire l’œuvre qu’a voulu ma mère." Le journal est aussi un moyen d’éviter les contraintes propre au genre romanesque : bâtir une intrigue de bout en bout, maîtriser les rebondissements. "Quand on vient de la poésie, on a un souci avec la narration, c’est comme une contradiction technique. Alors la forme du journal permet de résoudre tout cela". &lt;br /&gt;Composites, éclatés, ses deux romans ont à peu de choses près la même structure qui fait se succéder des chapitres très courts mêlant épisodes narratifs, chansons, recettes de cuisine … un peu comme le ferait un programme de radio. « La radio a toujours été mon lien avec le monde. En plein cyclone, en pleine crise, le seul lien avec l’extérieur reste la radio. D’aussi loin que je m’en souvienne, la radio a toujours été là la bande son de ma vie ». Ouvrir &lt;em&gt;Mère Cuba&lt;/em&gt; c’est comme s’asseoir dans une demeure délabrée de La Havane et appuyer sur le bouton "on air".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;e.m.d.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* la génération Peter Pan, c'est comme ça qu'on appelle les enfants de la révolution qui ont fui Cuba dans les années 80. &lt;em&gt;Tout le monde s'en va &lt;/em&gt;...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-6476734721428615369?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/6476734721428615369/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=6476734721428615369' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6476734721428615369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6476734721428615369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/10/wendy-na-pas-suivi-peter-pan.html' title='SUD - Wendy n&apos;a pas suivi Peter Pan'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SuVK8P454LI/AAAAAAAAAEM/_1q6850-A2U/s72-c/Guerra_Wendy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-8855103969134533063</id><published>2009-09-16T16:35:00.000+01:00</published><updated>2009-09-16T17:11:34.926+01:00</updated><title type='text'>NORD - Florian range ta chambre, épisode 5: Retour vers le futur</title><content type='html'>L’adolescent (14 ans ? 15 ?) approche la main de son oreille, l’engage vers la nuque et la redirige vers l’autre oreille, comme pour se passer du gel dans les cheveux. Notons cependant que l’exercice ne se limite pas à ce seul mouvement, certes emblématique, d’enrober la tête avec le bras, mais, plus proche en cela du jumpstyle, implique d’entreprendre simultanément l’exécution du même geste — cette tentative demeurant pour l’essentiel symbolique car vouée à l’échec — avec la jambe. L’ensemble de ces figures doit être réalisé dans le laps de temps où le jeune, de par le résultat d’une puissante impulsion de ses juvéniles cuisses et mollets agiles, apparaît comme suspendu en l’air au dessus du trottoir, exhibant aux yeux révulsés d’un septuagénaire figé par la stupéfaction la mosaïque beigasse de ses semelles de tennis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« OUAH---LÉ---LÔ !? »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But proclamé de la manœuvre : provoquer un arrêt cardiaque chez le passant, choisi pour son âge avancé. Faute d’y parvenir tout à fait, on laisse la statue du grand-père achever de durcir sur le trottoir, la qualité de la prestation néanmoins saluée par les camarades, aux rires plus granuleux encore, qui l’évaluent en connaisseurs. Tu n’auras pas manqué de remarquer la nuance interrogative dont se trouve ici assortie l’interjection : « Ouah-lé-lô ». Sa raison d’être ? Permettre aux potes, le cas échéant, de rétorquer du tac au tac : « Dans la carafe. » Le cas d’ailleurs n’échoit pas toujours. Une réponse aussi claire et définitive n’a-t-elle pas pour résultat de rappeler brutalement dans le giron du langage commun un vocable qui, si on le dépouille ainsi de son caractère essentiellement abstrait, risque de perdre du même coup sa puissance magique ? Il importe donc de garder à l’esprit qu’il ne saurait s’agir, dans ce cas, de répondre à une question comprise et entendue — mais tout au plus d’une hypothèse, ayant presque valeur d’auto dénégation, quant à l’un de ses sens possibles. Nous ne communiquions — je parle pour moi et mes amis car Emma, à en croire sa bio officielle, ne communiquait pas du tout — qu’au moyen d’expressions codées et d’une très grande variété d’onomatopées forgées à  partir de l’époque où notre plus grand amusement était ainsi de harceler les retraités, puis enrichies de néologismes un peu plus sophistiqués lorsque notre objectif principal a été de nous montrer aussi blessants que possible les uns envers les autres, ne pouvant rien concevoir de plus distrayant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais, Florian. Je sais. Ça doit faire un choc, surtout si tu es entouré d’adultes pour qui nos générations ont passé leurs jeunes années à lire Deleuze, ou Derrida, ou Debord (tiens, au fait, pourquoi ont-ils tous des noms commençant par D ? mais j’oublie Barthes et Bourdieu, Camus et Cioran), en fonction du paradi-geding-digme du jour. Plus tard dans notre vie &lt;span style="font-style:italic;"&gt;(ou dans la journée ; je ne sais plus)&lt;/span&gt; nos occupations, disons plutôt notre absence de toute occupation constructive a bien sûr acquis un supplément de gravité. La musique que nous écoutions était &lt;span style="font-style:italic;"&gt;liquide&lt;/span&gt;. Nos confidences échangées à mi-voix se perdaient dans cette onde, tout le monde savait tout mais ne comprenait rien, les mots flottaient puis, lentement, sombraient sans se débattre, &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(ne rigole pas merde, je n’invente rien — mais non, je vois que ça ne te fait même pas rire)&lt;/span&gt; nos confidences —&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;où j’en étais ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;— mais oui mais oui, je vois qu’il &lt;span style="font-style:italic;"&gt;(comme Alain Delon parlant à la troisième personne)&lt;/span&gt; était encore sur le point de narrer pour la cent millième fois cette histoire moisie quoique véridique, lorsque &lt;span style="font-style:italic;"&gt;le soir où on a suivi Marc sur les toits,&lt;/span&gt; Christine, c’était un peu avant, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;balance une bouteille de bière par la fenêtre&lt;/span&gt; depuis l’autre bout de la pièce, sans voir. Assise contre le mur, juste pas envie de bouger et sans doute envie de faire ça. Pas besoin de Gide ou de Lautréamont ou des surréalistes, suffit de s’emmerder. En fait je ne sais plus si c’était elle. C’était son studio, en tout cas : elle était la seule à en avoir un « à elle », au dernier étage d’un immeuble haussmannien rue Daniel Stern. Tu peux ricaner qu’en fait je viens bel et bien de la raconter, mon anecdote inintéressante. Pense un peu à tout le pathos que j’aurais pu y mettre. Les effets de manche et artifices de mise en scène. Qu’en république bananière des Lettres on appelle : « style ». T’y penses, et tu dis merci. En attendant, ma copine Armelle qui est un poil plus âgée que moi (trois ans ?) me racontait qu’une des ses copines était la fille d’un journaliste au Monde ou à Libé, en tout cas plutôt un quotidien de gauche, qui avait écrit sur les ados du début des années 80 un papier où l’aspect « enquête de terrain » se traduisait par des termes tels que « vautrés » et « avachis », l’attitude physique incriminée n’étant pour lui que le signe visible d’une mollesse fondamentale, soit l’absolue nullité d’une génération incapable non seulement de construire mais encore de toute révolte un rien conséquente. Nous étions (c'est-à-dire pour lui : sa fille et les amis de sa fille) AMORPHES. Incultes. Mornes et indifférents. Perdus pour la cause (avant d’être suivis sur cette voie par les quotidiens susmentionnés, et les forces politiques supposées leur être liées). Conformistes peut-être, mais avant tout sans projet. Au singulier comme au pluriel, si bien que même à droite ce conformisme, traditionnellement bien vu, n’avait pas la côte et était assimilé à de l’idiotie pure et simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, on peut toujours t’entretenir dans l’illusion que tu es le maître du monde ou de l’avenir ou un prodige de nihilisme lucide, il n’en existe pas moins une loi universelle qui veut qu’ado, personne ne t’aime :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Les pionniers du hardstyle, créateurs de la communauté tecktonik*, regrettent sa popularité grandissante auprès&lt;/span&gt; d’adolescents &lt;span style="font-style:italic;"&gt;qui lui font perdre son essence. »&lt;/span&gt; — Jaxze, DJ (21 ans).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu vois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Nous ne t’aimons pas et nous ne te comprenons pas. Mais ça, eh bien ça peut s’arranger. Sinon à quoi serviraient les magazines et le progrès des neurosciences ? &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Prochain épisode : &lt;/span&gt;ADOLESCENTS, LES SECRETS DE LEUR CERVEAU ET DE LEUR COMPORTEMENT.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A suivre,&lt;/span&gt; donc.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;+&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[* &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bien sûr la Tecktonik n’est plus d’actualité — mesuré à l’échelle du temps adolescent il s’agit même d’un phénomène carrément antédiluvien. Mais son exemplarité demeure. C'est-à-dire, quant aux réactions que peut susciter, sur une très brève période, un tel phénomène ayant atteint sa masse critique. Souvenir de forums de discussion, de promenades avec des amis : trentenaires+ s’insurgeant devant la « vulgarité » du look et de la musique. Pourtant c’était plutôt sympa de voir pendant quelques mois même en plein Paris des gamins, terriblement sérieux et concentrés, danser dans les parcs et dans la rue. Au cœur de la polémique et de façon justifiée l’aspect marchand. L’affaire de la marque déposée. Tout à fait d’accord. N’empêche, la société ne scrute ses adolescents (appellation d’origine contrôlée : il semblerait ainsi qu’il n’y ait pas d’adolescents dans « les banlieues » mais seulement « les jeunes » : 13 ou 25 ans peu importe, c’est pour mieux t’arrêter mon enfant) qu’à des moments bien particuliers de son évolution. Après tout chaque année il se trouve quelques millions de garçons et filles qui soufflent leurs 14, 15 ou 16 bougies, sans que les médias en fassent leurs choux gras. Puis d’un coup on ne parle plus que de ça, « les ados », comme s’ils venaient d’apparaître parmi nous, téléportés d’une planète lointaine : une invasion d’aliens. C’est que la société, soudain, se fait peur. Au propre comme au figuré. Elle se regarde dans le miroir et n’est pas sûr d’aimer ce qu’elle voit et préfère imaginer que ce qui est en cause n’est pas son reflet mais quelque chose d’extérieur. Au choix : un massacre des innocents, une invasion non pas finalement d’aliens mais de mutants, ou encore un massacre des mutants, voire une invasion d’innocents. La série des textes « Florian » ne veut pas juger le présent, il s’agit plutôt d’un refus d’idéaliser le passé. Pour les Mutants Anachroniques, c’est aussi l’occasion, sur un mode très Stanislavski, d’endosser le rôle de la méchante reine jalouse de Blanche Neige.&lt;/span&gt; - &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FM&lt;/span&gt;]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-8855103969134533063?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/8855103969134533063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=8855103969134533063' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8855103969134533063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8855103969134533063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/09/nord-florian-range-ta-chambre-episode-5.html' title='NORD - Florian range ta chambre, épisode 5: Retour vers le futur'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-4565048948434287188</id><published>2009-08-01T13:18:00.000+01:00</published><updated>2009-08-01T14:54:48.322+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD - Florian 4bis: "Last Days of les mythologies de Roland Barthes,The King Size Ready-Made Experiment".</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ2xyXM49I/AAAAAAAAADE/LH4tQCqxrn8/s1600-h/LD+affiche+ss+titre.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 189px; height: 182px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ2xyXM49I/AAAAAAAAADE/LH4tQCqxrn8/s400/LD+affiche+ss+titre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364973285065679826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EXTÉRIEUR JOUR:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les branches des sapins pendaient, lourdes dans l’air moite. Au ciel passaient des nuages gris, et tout était si opaque… Puis la brume se levait et se traînait pesante et moite sur les buissons, avec tant de paresse, tant de lourdeur. (---) D’abord il marcha avec lenteur (…), puis il marcha avec une rapidité désespérée ; le paysage l’angoissait, il était si étroit qu’il craignait de se heurter à tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il poursuivait indifférent sa marche, peu lui importait le chemin, qu’il monte ou descende. La fatigue, il ne la ressentait pas, simplement il lui était désagréable, par moments, de ne pouvoir marcher sur la tête…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ0eDlcXpI/AAAAAAAAACs/jalqDSc3ZeY/s1600-h/LD+marche+allong%C3%A9e.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 149px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ0eDlcXpI/AAAAAAAAACs/jalqDSc3ZeY/s400/LD+marche+allong%C3%A9e.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364970747068178066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début il ressentait une oppression dans la poitrine chaque fois que les pierres s’éboulaient, que sous lui s’agitait par secousse la forêt grise, dont la brume tantôt engloutissait les formes, tantôt dévoilait à demi les membres puissants. (…) Tout lui apparaissait si petit, si proche, si trempé. Il aurait aimé mettre la terre à sécher (…). Il ne comprenait pas qu’il lui fallût un temps si long pour dévaler une pente, pour atteindre un point éloigné. Il pensait qu’il lui suffisait de quelques pas pour tout parcourir. Par moments seulement, quand l’orage rejetait les nuages dans les vallées, que leurs vapeurs montaient en bouillonnant le long de la forêt, que les voix se répercutaient sur les rochers (…) qu’ensuite le vent expirait, que tout en bas du fond des ravins montaient des sons évoquant une berceuse ou des tintements de cloches… alors sa poitrine se déchirait, il s’arrêtait, suffoquant, le corps plié en avant, les yeux et la bouche grand ouverts, il lui fallait, pensait-il, amener l’orage en lui, faire en lui tout tenir (…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faisait un froid humide ; ruisselant des rochers l’eau sautait sur le chemin. (---) Il n’arrivait plus à s’y retrouver ; un sombre instinct le poussait à chercher son salut. Il butait sur les pierres, il s’écorchait de ses ongles ; sous la douleur il commença à reprendre conscience. Il se précipita dans l’eau du bassin, mais celui-ci n’était pas profond, il y pataugea.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ2FP4HqEI/AAAAAAAAAC8/Z6cDfJlWwpU/s1600-h/LD+cascade+allong%C3%A9e.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 147px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ2FP4HqEI/AAAAAAAAAC8/Z6cDfJlWwpU/s400/LD+cascade+allong%C3%A9e.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364972519894263874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierraille grise, (…) rochers et sapin. (---) Là-haut il s’assit. (…) Tout (était) si tranquille, si gris, si vague. Il se sentit terriblement solitaire. Il était seul, tout seul. Il aurait voulu se parler, mais ne le pouvait pas, il osait à peine respirer ; quand il cambrait le pied, il avait l’impression que résonnait un tonnerre au dessous de lui (…). Une peur sans nom le saisit dans ce néant : il était dans le vide ! Il se leva brusquement et dévala la pente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;INTÉRIEUR JOUR:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Vers cette époque, Lukas vint avec sa fiancée (…). Dès cette arrivée, Blake fut contrarié ; il s’était fait sa petite place à lui, le peu de calme qu’il avait lui était des plus précieux…. Et maintenant survenait quelqu’un qui lui rappelait trop de choses, avec lequel il lui fallait parler, discuter, et qui était au courant de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il entra ; ses boucles blondes pendaient sur son visage blême ; il avait des tressaillements dans les yeux et tout autour de la bouche, ses vêtements étaient déchirés. C’en était bien fini du bienfait qu’il avait tiré du calme (…) et du silence de la vallée ; le monde où il avait voulu avoir sa place présentait une monstrueuse déchirure ; il n’éprouvait ni haine, ni amour, ni espérance… seul un vide effroyable, et l’inquiétude torturante à vouloir le combler. Il n’avait RIEN. Ses actes, il ne les accomplissait pas en toute conscience, c’était un instinct au fond de lui qui l’y contraignait. Quand il était seul il ressentait à tel point l’horreur de la solitude qu’il se parlait sans cesse à voix haute, qu’il lançait des appels, et puis il retrouvait sa frayeur, avec l’impression qu’une voix étrangère s’était adressée à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la pièce où pointait le jour, tout dormait, même la jeune fille s’était calmée. Elle était inclinée en arrière, les mains repliées sous la joue gauche ; ce qu’il y avait de fantomatique dans ses traits avait disparu  L’homme s’éveilla. Ses yeux tombèrent sur une image qui brillait au mur, ils la fixèrent avec insistance et sans faiblir ; alors il se mit à remuer les lèvres. (…) Il s’avança jusqu’à la fenêtre et l’ouvrit, l’air froid du matin le fouetta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ3zi82NuI/AAAAAAAAADU/q1a2seraXVc/s1600-h/LD+chambre+fusil.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 123px; height: 100px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ3zi82NuI/AAAAAAAAADU/q1a2seraXVc/s400/LD+chambre+fusil.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364974414799976162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EXTÉRIEUR NUIT:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il traversa le village. Les lumières brillaient derrière les fenêtres, en passant il jetait un regard dans les maisons : enfants à table, vieilles femmes, jeunes filles, rien que des villages calmes, silencieux. Il lui sembla que c’était d’eux que la lumière émanait. (---) Des formes passaient rapidement devant lui, il se pressait contre elles ; c’étaient des ombres, la vie lui échappait, et ses membres étaient tout engourdis. Il s’agrippait à tout ce qui autrefois faisait couler plus vite le sang dans ses veines, il essaya tout mais… n’était que le froid, le froid !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout affluait de nouveau. Ce qu’il entrevoyait de son ancienne condition le faisait tressaillir et jetait des traits de lumière dans le chaos désolé de son esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;INTÉRIEUR NUIT:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Entre temps, des gens étaient entrés (…), ils se prosternaient sans un mot. La jeune fille était étendue, agitée de tressaillements, et la vieille chantait d’une voix gutturale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ8-exnm2I/AAAAAAAAADs/SinrZG_AW0g/s1600-h/LD+la+jeune+fille.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 123px; height: 82px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ8-exnm2I/AAAAAAAAADs/SinrZG_AW0g/s400/LD+la+jeune+fille.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364980100215839586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ9eSqDrTI/AAAAAAAAAD0/pdwaal_EG2k/s1600-h/LD+coma.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 127px; height: 103px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ9eSqDrTI/AAAAAAAAAD0/pdwaal_EG2k/s400/LD+coma.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364980646718713138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce qui l’assaillait, la musique, la douleur l’ébranlait. Pour lui l’univers n’était que blessures ; il en ressentait une douleur profonde, indicible. Et maintenant, une autre présence : une bouche divine, palpitante, se penchait sur lui et se collait à ses lèvres ; il monta à sa chambre solitaire. Il était seul, seul ! Alors la source jaillit, des fleuves coulèrent de ses yeux, il se recroquevilla sur lui-même, ses membres furent agités de tremblements, il eut l’impression de se dissoudre, d’éprouver une volupté à laquelle il ne trouvait de cesse ; finalement il redevint lucide, il se prit d’une sourde et profonde commisération pour lui-même, il pleura sur son sort, sa tête retomba sur sa poitrine, il s’endormit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ4mBSC3HI/AAAAAAAAADc/m7B0g3uzTUo/s1600-h/LD+robe.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 136px; height: 102px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ4mBSC3HI/AAAAAAAAADc/m7B0g3uzTUo/s400/LD+robe.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364975281935408242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au ciel, c’était la pleine lune ; les boucles glissaient sur ses tempes et son visage, les larmes étaient suspendues à ses cils et venaient sécher sur ses joues… ainsi gisait-il maintenant là, seul, et tout était calme et morne et froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;INTÉRIEUR JOUR:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les demi tentatives de suicide qu’il ne cessait d’entreprendre n’étaient pas très sérieuses. C’était moins le désir de mourir (dans la mort il n’y avait pour lui pas plus de calme que d’espérance) que, dans les instants de la peur la plus redoutable ou dans ceux du calme sourd aux frontières du néant, la tentative de reprendre conscience grâce à la souffrance physique. (…) Il était assis froidement résigné dans la voiture lorsqu’ils quittèrent la vallée en direction de l’ouest. Où on le conduisait lui était égal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité ce n’était pas vraiment de lui qu’il s’agissait, il était poussé par un puissant instinct de conservation : c’était comme s’il était double et qu’une partie de lui-même cherchait à sauver l’autre, et qu’elles s’appelaient l’une l’autre ; en prise à la peur la plus vive, il racontait des histoires, récitait des poèmes, jusqu’au moment où il revenait à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de conclure, il avait pris de l’assurance, et les voix se remirent à chanter :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fais qu’en moi les saintes peines&lt;br /&gt;Jaillissent comme des fontaines.&lt;br /&gt;Que soit la souffrance tout mon gain,&lt;br /&gt;Que soit la souffrance mon service divin.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ-2J5yalI/AAAAAAAAAEE/6v-WtvNPVRw/s1600-h/LD+The+End+200.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 248px; height: 164px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ-2J5yalI/AAAAAAAAAEE/6v-WtvNPVRw/s400/LD+The+End+200.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364982156197259858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;©&lt;/span&gt; Georg Büchner traduit par Lionel Richard, Gus Van Sant, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;montage :&lt;/span&gt; Mutants Anachroniques Summer Camp !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-4565048948434287188?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/4565048948434287188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=4565048948434287188' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4565048948434287188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4565048948434287188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/08/nord-sud-florian-4bis-last-days-of-les.html' title='NORD SUD - Florian 4bis: &quot;Last Days of les mythologies de Roland Barthes,The King Size Ready-Made Experiment&quot;.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SnQ2xyXM49I/AAAAAAAAADE/LH4tQCqxrn8/s72-c/LD+affiche+ss+titre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3575814150559781114</id><published>2009-07-02T15:21:00.000+01:00</published><updated>2009-11-09T14:37:22.569Z</updated><title type='text'>SUD - Assise (FLORIAN RANGE TA CHAMBRE! part 3)</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;É&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;pisodes précédents:&lt;/span&gt; &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/04/nord-sud-florian-range-ta-chambre.html"&gt;1&lt;/a&gt; (vidéo-citation), &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/06/nord-blog-is-not-dead-florian-range-ta.html"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;2&amp;amp;3&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/06/nord-blog-is-not-dead-florian-range-ta.html"&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;C’est dimanche, la petite est scotchée devant la télé depuis ce matin. Ils sont brièvement sortis de la chambre pour nous faire manger à midi. J’ai plus de piles dans mon walkman rose &lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;energetic groove&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Je viens m’asseoir à côté d’elle. Ça halète et ça gémit dans la chambre du fond. Électriques, les pulsions accélèrent comme si quelqu’un prenait une branlée. Des coups nets et secs, répétés, sur le ventre et sur les cuisses. Je monte le son de la télé. Ça claque sec et puis un cri qu’on étouffe. La porte s’ouvre, le corps disparaît dans la salle de bain. La chair sous l’eau j’imagine. Le bruit de la douche. Rapide. Re-claquement de porte. Je vais fumer une cigarette sur le balcon. J’ai treize ans. Bientôt je serai un écrivain célèbre. Ça devrait m’arriver vers mes dix-neuf ans. Un bouquin fracassant et surtout ma vie. J’ai une vie tellement déjantée que les journaux ne savent plus où donner de la tête. Toutes ces fêtes, les yeux camés jusqu’à la rétine. Même Bowie est amoureux de moi. Tout Paris, Londres et même New York se prostituerait pour passer ne serait-ce qu’une nuit à essuyer mon vomi. Je marche la tête haute, j’ai l’air si fière, je me fous de tout. J’ai un corps long et fin, des cheveux long aussi, des petites dents en porcelaines et depuis que je shoote, mes yeux restent verts tous le temps. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;We can be heroes — just for one day.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis que je l’ai rencontrée en colonie de vacances l’été dernier, on se voit presque tous les samedis après-midi. Elle m’a emmenée pour la première fois dans un café remplis de mecs et de nanas super bien fringués comme elle. Avant ce mois de juillet aux Baléares, je portais de longs pulls rose tricotés par tatie. Depuis, ça a été une vraie révélation pour moi — là bas, je me sentais comme une pauvresse avec mes chemises La Redoute à côté de cette déesse brune un mini short kaki et T-shirt blanc — j’ai fait un effort. J’ai supplié maman de me payer un sweat Chevignon vert et un de ces jeans ultra large et hors de prix qu’ils ont tous. Mais rien à faire, je ressemble toujours à une paysanne en goguette. Je me dis que tout ça n’a finalement pas grand-chose à voir avec les fringues, c’est un truc que j’ai pas. Samedi dernier une de ses copines a dit c’est quoi cette plouc ? J’ai fait semblant de rien entendre. Arrête elle est vraiment adorable ! Adorable ? Putain, j’aimerai bien. Ce café, en fait c’est plutôt un bar, fait boîte de nuit le samedi après-midi. Tous les garçons et les nanas les plus populaires de collèges de Bordeaux y vont. En bas y’a des glaces partout et tout le monde s’agite devant selon une étrange et unique chorégraphie tribale. Ne regarder que soi, ne danser avec personne, sauf si la personne en question vient se mettre derrière toi (ce qui signifie en général qu’elle veut sortir avec toi). Alors là, tu danses mais sans te retourner, en regardant vos deux visages et vos deux corps avancer et reculer devant la glace. Les bras font des espèces de moulinets de bas en haut. J’ai essayé de choper le truc, pas fastoche. En fait j’ai assez peur d’être ridicule. Le plus souvent je reste assise et je regarde. Personne ne vient me parler et je ne parle à personne. Le soir quand je rentre, j’ai la permission de 19 heures, je me sens terriblement vide. Je mets mon walkman rose &lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;energetic&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;groove&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;sur les oreilles et je monte dans le bus :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I walk in a room, you know I look so proud&lt;br /&gt;I'm movin' in this here atmosphere, well, anything's allowed&lt;br /&gt;and I go to this here party and I just get bored&lt;br /&gt;until I look out the window, see a sweet young thing))&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, si quelqu’un voulait me priver de ces samedis après-midi, j’en mourrai je crois.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CFRDRIC%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:Verdana; 	panose-1:2 11 6 4 3 5 4 4 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:536871559 0 0 0 415 0;} @font-face 	{font-family:Garamond; 	panose-1:2 2 4 4 3 3 1 1 8 3; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:647 0 0 0 159 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:Garamond; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-font-kerning:18.0pt; 	mso-bidi-font-weight:bold;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:Verdana;font-size:12;"  &gt;À&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; SUIVRE.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3575814150559781114?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3575814150559781114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3575814150559781114' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3575814150559781114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3575814150559781114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/07/sud-assiseflorian-range-ta-chambre-part.html' title='SUD - Assise (FLORIAN RANGE TA CHAMBRE! part 3)'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-1251246628946889262</id><published>2009-06-04T15:12:00.000+01:00</published><updated>2009-06-04T15:55:13.036+01:00</updated><title type='text'>NORD - Blog Is Not Dead, FLORIAN RANGE TA CHAMBRE! continued: part. 2 &amp; 3</title><content type='html'>Pour la première partie, cf. &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/04/nord-sud-florian-range-ta-chambre.html"&gt;vidéo-citation&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Beauty n°)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;2.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci, cher Florian, de te faire de nos idéaux de jeunesse une idée si haute. Si tu veux tout savoir, au risque de paraître faire de la provoc à deux balles, je me crois fondé à affirmer que la seule chose à laquelle j’aspirais quand j’avais ton âge (au risque de paraphraser une alors fameuse interview du chanteur du groupe de hard Wasp, qui sous son hideux maquillage chiffrait dans les 40 ans : autant dire que pour nous il était grabataire), c’était: tirer un coup. Je pensais très sincèrement que la fin des temps peut-être, la fin de ma vie à coup sûr seraient venues avant que j’y parvienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette idée absurde, selon quoi nous aurions de tous temps entretenu ce « rêve » d’harmonie familiale et de stabilité serait-elle à imputer à ceux des trentenaires ou quadragénaires actuels pour qui « le couple » et « les enfants » constituent, il faut bien te mettre ça en tête, un genre d’ultime tentative pour NE PAS ressembler à leur parents ? Lesquels, s’ils se sont souvent mariés jeunes, ont à peu près tous divorcé ? Sans doute le fait que mes propres parents m’aient si longtemps dissimulés la désintégration déjà consommée de leur union n’est-il, à l'inverse, pas étranger au peu d’empressement que j’ai montré jusqu’à ce jour à me convertir à l’idéal de la famille ressuscitée. Le cadavre pour moi est encore trop frais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On finit bien par se mettre avec quelqu’un parce que, tout seul, c’est trop dur. Vivre ensemble c’est trop dur, alors on se sépare.&lt;br /&gt;Pour nous comme pour vous, tout est trop dur.&lt;br /&gt;Tu vois !&lt;br /&gt;On est faits pour s’entendre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait ça ne te dérange pas si je rentre avec vous, je veux dire : toi et ta petite copine, là ? --- (L’expression m’est à l’instant re-surgie toute armée de mes défuntes années en tant que guide touristique : le pater familias caractériel d’un consanguin lobby enkysté au sein du groupe que j’accompagnais s’était convaincu, sans jamais le dire tout à fait explicitement, que j’étais non seulement gauchiste, mais aussi juif et « pédé » : avant d’écrire à ce sujet une lettre incendiaire aux responsables de l’agence de voyage, poussé par sa moitié qu’embarrassaient ses perpétuelles vociférations, il s’était mis en peine de me faire un cadeau, une mini bouteille de champagne ou mousseux achetée dans l’avion qu’il me remis « à condition » qu’abjurant, clause non formulée, mes mœurs sodomites, je m’engage à la boire, clef du code : « avec la petite copine ».) --- Elle est bien jolie, je trouve, poursuit-il, émoustillé autant par cet aparté mémoriel que par le souvenir d’innombrables heures perdues sur Suicide Girls dot com. Surtout ne faites pas attention à moi. Je resterai tranquille dans mon coin. À m’occuper de mes petites affaires. Mieux que toi des tiennes, à ce que je vois, mais c’est bien normal à ton âge — le sexe adolescent dans l’odeur des chaussettes sales — l’odeur des chaussettes sales bourrées dans un sexe adolescent (trop propre l’éros juvénile, qui pourtant occupe partout le devant de la scène, d’étranges courts-circuits pulsionnels précèdent le crash inévitable d’un idéal payé à crédit : demeurer jusqu’à 60 ans cette mince jeune femme sans cellulite, ce garçon gagnant à digestion rapide* !) — des cendres sur le tapis. La morsure barbelée d’un appareil dentaire de jeune fille. L’auréole d’un maillot de foot (+pour chauffer les stades, on met sur les podiums des danseuses de 17 ans*) --- Comme Gide et William Burroughs et Lewis Carroll, j’aime la jeunesse. Même désespérée. Même nihiliste. Du moment qu’elle baise. Au moins ça me change de la mienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je ne dirais pas ça, moi !&lt;br /&gt;— Toi, Emma, c’est différent. Ces choses ne t’ont jamais posé de problème. On en a déjà parlé. Quand je t’ai tuée.&lt;br /&gt;— Je me rappelle.&lt;br /&gt;— Trop top.&lt;br /&gt;— Arrête, il ne parle pas comme ça le petiot : c’est un intellectuel de 15 ans. Mais tu as raison, il est joli. Ils sont tous les deux jolis. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes sûr que ça ne vous pose pas de problème ? Avec ce clitoris qui ressemble plutôt à une bite — mais qui n’est pas tout à fait une bite quand même —, cette écriture bien évidemment androgyne, mais pas sur un mode binaire. Si EMD est aussi Christiane F. (l’Emma provinciale à 13 ans se rêvait droguée et prostituée), alors moi F. Moulin je suis selon toute probabilité le type à la Mercedes qui la ramasse devant la gare de Bannhof-Zoo. En revanche fm+emd demeure irréductible à la somme de ses parties. Génitales, naturellement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tournez-vous si ça vous gêne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;//&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;3.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FTU — Female To Unknown — « Cette tactique qui nous semble le signe de l’interchangeable. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais non. Il faudrait bien plutôt parler d’une « indifférenciation ». Qui dans le cas du petit bonze FTU en battle-dress, éphèbe égérie de Cynthia (c’est cela qui m’a le plus frappé dans le documentaire de Cynthia sur la transsexualité : la différence de discours, ou plutôt non : de ton, entre les différentes générations de transgenres), se teinte, je le crains, de véritable &lt;span style="font-style:italic;"&gt;indifférence&lt;/span&gt;, indifférence pour tout ce qui n’est pas sa mission pionnière d’habiter l’entre-deux, inhabité car inhabituel — même à ceux, plus âgés, qui ont conquis le droit de passer la frontière, de muter d’un sexe à l’autre, avec encore, cependant, l’idée d’un passage de l’autre côté : « Je croyais être fait comme mon père, puis on m’a dit : Tu es une petite fille. » --- « Je voulais être un garçon. » --- « Je me sentais une femme. » --- Tandis que notre petit moine mâtiné de Lara Croft, du haut de ses 20 ans et des poussières, porte un tout autre regard sur le théâtre des opérations, refusant de troquer une identité contre une autre qui aurait été, elle aussi, préalablement définie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disant « liberté » là ou d’autres avaient dit : « solitude ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On associe souvent — soit par ignorance, soit, pour les intéressés, mû par la nécessité et le sentiment d’une communauté de combat — transsexualité et homosexualité. Deux notions qui ne sont pourtant pas du même ordre, ici : « Qui j’aime », là : « Qui je suis ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’ai été une fille, et je ne me reconnaissais pas dans ce qu’on attendait de moi en tant que fille. J’ai voulu devenir un garçon, mais ce qu’on attendait d’un garçon je ne m’y retrouvais pas non plus. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vois-tu, mon petit Florian, ce qui, pour nous, constituait au mieux un dilemme (dont toute résolution se heurtant à l’inertie sociale pouvait mener cependant au combat, sur le mode héroïque : la lutte contre la psychiatrisation ouverte ou rampante des choix d’identité sexuelle aura-t-elle constitué en la matière l’ultime de l’ère collective et militante ?) est devenu pour vous un jeu. L’identité un champ d’expérimentation sans limites admises. Sans limites et sans règles — or un jeu sans règles n’est plus un jeu, mais une Quête sans plus de fin. La quête sans possible aboutissement définit ce qu’on appelait jusqu’ici : RELIGION. Ce culte d’Ego alors que le Moi (comme le montre l’exemple du sinistre monsieur Moulin) est désormais insauvable, voilà qui fait donc une religion tout à fait crédible — une réalité sociale objective dont la nature, sur le plan subjectif, est d’être sans issue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question naïve : si toute norme ou valeur n’est rien d’autre qu’une construction qui possède une utilité sociale, tant que cette utilité persiste, de quel droit prétendrons-nous la déconstruire ? Parce que sans doute nous vivons déjà dans une autre utilité sociale, qui peine à se reconnaître comme telle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme doit être surmonté. No man’s land.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La norme est un frein à l’innovation. C’est, en substance, le constat que fait notre petit moine. Ses aînés, les pionniers transgenres, étaient « en crise ». Pour eux de façon très personnelle et irréductible la norme établie imposée était une greffe qui ne prenait pas. Dans l’un comme l’autre cas je n’ai pas la prétention d’avoir « bien » compris, encore moins de confisquer leur parole : je dis comment simple récepteur — mais bien sûr cela ne saurait être, quiconque prétend absolument au monopole de sa propre compréhension, tout geste devant être interprété pour être humainement perçu, ne devrait pas seulement se taire mais se cacher — j’entends leurs propos, tels que restitués dans le film**. Et, surtout, ce fossé entre la parole douloureuse et du plus jeune le silence souverain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une philosophie occidentale rarement fondée sur le cercle (pour cause de nécessaire Progrès), étrangement circulaire apparaît pourtant le classique : « Je pense, donc je suis » — qui suis-je ? Celui qui pense, naturellement. Or si au lieu de cela tu dis : « Je me construis » ou, mieux : « Je m’invente », qui est ce « Je » qui te construit et t’invente, s’il n’existe pas encore ? — Une « mutation anachronique », je suppose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Narcisse n’est pas Florian, et n’a nul souci de la fin du monde. Narcisse a cette intelligence de la révolte postmoderne qui ne revendique aucun objectif défini, mais la liberté de tendre --- Neverland est son domaine, Vendredi son fardeau. (Notons que ce Neverland n’a rien, ça alors rien du tout, de celui d’un dégât collatéral de 50 ans abîmé exsangue — doublement littéral — sur ses millions. L’erreur fatale croisant Narcisse serait d’oublier combien véritable est sa beauté.) +On sait ce qu’il est advenu de la nymphe Echo :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Beautiful Ones, they hurt you everytime.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;À SUIVRE.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* [les deux fois : bouts de phrases repris, très librement, d’un entretien avec Benjamin Barber paru dans le n°2 de la revue Ravages, consacré à « l’infantilisation générale » et où figurent par ailleurs d’importants articles de Paul Virilio et Bernard Stiegler.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;** [« L’Ordre des mots » : un titre qui nous renvoie, précisément, à la médiocre perméabilité de notre entendement structuré par (un certain état de) la langue : le genre, le nombre.]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-1251246628946889262?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/1251246628946889262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=1251246628946889262' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/1251246628946889262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/1251246628946889262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/06/nord-blog-is-not-dead-florian-range-ta.html' title='NORD - Blog Is Not Dead, FLORIAN RANGE TA CHAMBRE! continued: part. 2 &amp; 3'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-6078482012773874794</id><published>2009-05-20T18:03:00.000+01:00</published><updated>2009-05-20T18:06:11.616+01:00</updated><title type='text'>NORD/NORD SUD - Interlude papier: La Passe n°8.</title><content type='html'>ATTENDU, premièrement, que : le grand humoriste André Breton y allait un peu vite en besogne lorsqu’il écrivait en 1920 qu’on était peut-être tout près d’abolir le principe de réalité ; deuxièmement, que pour la réalité ce peut certes être vrai, mais que le principe, sous la forme idéelle de l’argent ($$$), en reste tenace ; troisièmement, qu’il m’a conséquemment fallu accepter ces jours-ci d’effectuer force travaux mercenaires en complément de mon boulot alimentaire habituel, qui me rapporte par mois grosso modo un peu moins que la somme que je dois à la personne qui partage mon existence ; quatrièmement, que la solution paresseuse à ce problème, idée de mon psychiatre, consistant à épouser ladite personne sous le régime de l’indivision de biens me paraîtrait un rien déloyale et fort peu romantique ; cinquièmement, qu’à trop tarder à la rembourser je cours le risque que cette même personne m’expédie faire le trottoir, ce qui à mon âge ne serait pas raisonnable ; sixièmement, qu’en raison des travaux mercenaires sus cités, non dépourvus d’intérêt d’ailleurs, ainsi que de tracas de santé liés sans doute à ma vieillerie elle aussi déjà mentionnée, je ne suis pas très libre de mon temps ; sixièmement, qu’il m’est cependant apparu dans un flash déplaisant que le premier segment de la suite de : « Florian, range ta chambre ! » était décidément trop nul pour être posté tel quel ; septièmement, qu’il est impossible pour des raisons de cohérence de poster la contribution d’Emma avant la mienne, idem pour notre contribution commune qui sera musicale ; huitièmement, que le temps qu’il nous reste pour écrire a été employé à d’autres projets de plus longue haleine ; neuvièmement qu’avec tout ça on est pas dans la merde -------------------- IL A ÉTÉ DÉCIDÉ de mettre a profit cette vacance afin d’attirer l’attention de nos visiteurs et amis, puisqu’il a aussi une vie hors ligne, celle-ci, répétons-le, plus ou moins réelle, sur la parution d’un extrait de notre Grand Œuvre dans le n°8 de la revue poétique La Passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Veuillez par ailleurs noter comme se laisse ici le caractère intrinsèquement parasitaire de toute rhétorique, puisque cette information figure déjà noir sur blanc, ou quelque chose dans le genre, dans le titre du post.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était important pour nous d’y être, dans cette revue, à cause de la place de choix qu’elle réserve aux formes d’écriture collectives, aux passages de relais littéraires, etc. J’ai beau avoir été taxé récemment de narcissisme, je crois comme Joë Bousquet qu’il n’y a pas de parole poétique qui ne soit réponse… Une dimension de la littérature souvent occultée, incontournable pour nous qui avons formé le binôme fm+emd :Mutants Anachroniques, et cela même si aujourd’hui nous travaillons de nouveau tous deux parallèlement à des projets autonomes — un extrait (alors encore, je crois, à l’état d’ébauche) du work in progress d’Emma a d’ailleurs été posté sur le blog voici quelques mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vous imagine pas, juste parce que vous aurez lu ces lignes, vous précipiter toutes affaires cessantes faire l’acquisition de la revue afin d’y découvrir ou redécouvrir notre contribution. Mais bon, les Parisiens, n’hésitez pas à y jeter un coup d’œil si jamais vos pas devaient prochainement vous mener dans l’une de ces librairies :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anima, 3, rue Ravignan dans le 18e – Halle Saint-Pierre, 2, rue Ronsard, à nouveau dans le 18 - Compagnie, 8, rue des Écoles, dans le 5e (sauf confusion de ma part ils ont toute une salle au sous-sol dédiée aux revues) – Galerie-Éditions L. Mauguin, 1 rue des Fossés-St-Jacques, 5e – La Lucarne des Écrivains, dans le dix-neuvième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les heureux habitants d’Amiens trouveront La Passe à la librairie du Labyrinthe, 37 rue du Hoquet. L’Orange Bleue est toujours à Orange, chers amis sudistes si vous n’y trouvez pas ou plus d’exemplaires, vous y trouverez au moins une des deux auteurs de X (notre contribution, donc), tapie dans la brume électrique. Gaffe, car Emma, sphinx redoutable, est connue pour déchiqueter impitoyablement tout client incapable de déchiffrer ses énigmes et qui s’aviserait, en prime, de marcher sur ses chaussures en daim bleu. C’est une métaphore, bien entendu. Enfin je crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;fm.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-6078482012773874794?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/6078482012773874794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=6078482012773874794' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6078482012773874794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6078482012773874794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/05/nordnord-sud-interlude-papier-la-passe_20.html' title='NORD/NORD SUD - Interlude papier: La Passe n°8.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-7047778473307155336</id><published>2009-04-27T17:51:00.000+01:00</published><updated>2009-04-28T10:08:17.111+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD -  Florian range ta chambre ! (Part 1)</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;object height="340" width="560"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/9dUyfbtoj-c&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/9dUyfbtoj-c&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="340"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:100%;"&gt;Florian, 15 ans, n’a pas achevé de faire vibrer ses points de suspension que, n’y tenant, plus — &lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;BAM&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; !— je te l’ai descendu d’un crochet au menton, répété en matant Mohammed Ali sur &lt;em&gt;ESPN Classic Sports&lt;/em&gt; et qui le laisse crachant sur le trottoir au moins 3 ou 4 de ses putain de dents de lait, non mais quoi, oh !&lt;br /&gt;D’abord qui t’es, le merdeux, pour croire savoir ce qu’on avait dans la tête quand on avait ton âge ?&lt;br /&gt;Et aussi, la prochaine fois que je me traîne dans un rade perrave pour vous voir jouer, toi et ton groupe de merde, ne va surtout pas t’aviser de m’accueillir encore, mais alors là JAMAIS PLUS, en m’appelant  &lt;em&gt;la dame de la librairie&lt;/em&gt;, OK ? Je sais que ça te paraîtra pathétique, mais vu que comme tu l’as fort justement souligné nous allons tous mourir, je ne vois pas pourquoi, en prime, il me faudrait vieillir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de temps avant la fin, tu dis ?&lt;br /&gt;Alors merde, à 33 ans, avec un bon antirides ça devrait le faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:100%;"&gt;(A SUIVRE...)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-7047778473307155336?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/7047778473307155336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=7047778473307155336' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7047778473307155336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7047778473307155336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/04/nord-sud-florian-range-ta-chambre.html' title='NORD SUD -  Florian range ta chambre ! (Part 1)'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3397262356908782312</id><published>2009-04-18T14:26:00.000+01:00</published><updated>2009-04-28T10:05:14.001+01:00</updated><title type='text'>SUD - Mercredi je m'ai lavé les mains et je m'ai cassé la tête</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SenV1AOFXQI/AAAAAAAAACk/6ESakk4qdi0/s1600-h/paques09-030.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326023140911176962" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 308px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SenV1AOFXQI/AAAAAAAAACk/6ESakk4qdi0/s400/paques09-030.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SenVvSGjyBI/AAAAAAAAACc/qxvqtVvkLWA/s1600-h/paques09-028.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326023042632239122" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 83px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SenVvSGjyBI/AAAAAAAAACc/qxvqtVvkLWA/s400/paques09-028.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SenVpcCxKOI/AAAAAAAAACU/IeOMpDLtSlw/s1600-h/paques09-027.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326022942221478114" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SenVpcCxKOI/AAAAAAAAACU/IeOMpDLtSlw/s400/paques09-027.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;0+0 = la tête à Toto = la tête à Tanguy&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3397262356908782312?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3397262356908782312/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3397262356908782312' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3397262356908782312'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3397262356908782312'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/04/sud-mercredi-je-mai-lave-les-mains-et.html' title='SUD - Mercredi je m&apos;ai lavé les mains et je m&apos;ai cassé la tête'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SenV1AOFXQI/AAAAAAAAACk/6ESakk4qdi0/s72-c/paques09-030.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3917719739049680330</id><published>2009-04-02T19:14:00.000+01:00</published><updated>2009-04-02T21:03:02.691+01:00</updated><title type='text'>NORD - Pourquoi ANIA ET LE PROGRAMMEUR est le (deuxième) meilleur groupe du monde (après les Mutants Anachroniques)</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Si vous voulez vraiment connaître le pourquoi du comment de cette chronique Freestyle, c’est :&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.myspace.com/mutants_anachroniques"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chère Emma,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus je vieillis et plus la musique que j’écoute est violente. L’évolution inverse, m’indique-t-on, serait plus normale — note qu’on m’indique beaucoup de choses les pictogrammes dans le bus dans le métro partout me renseignent en permanence sur le sens de la marche — serait de meilleur augure quant à mon état de développement intellectuel, déjà difficile à apprécier du fait de mon refus, jadis, de me soumettre au test de QI qui nous avait été proposé au lycée — comment, dès lors, comparer ? Bowie était mon dieu. Le tien aussi. Par ailleurs j’écoutais de la Cold Wave et ses succédanés un rien trop vaporeux, car je me sentais triste. Je ne me sens plus vraiment triste. En colère, oui. Tout le temps. Bientôt votre médecin vous dira : « Ne vous inquiétez pas, c’est juste un cancer » — excusez-moi de ne pas trouver ça rassurant, j’ai tout compris de travers je sais bien mais c’est que vous savez, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;I have anger issues&lt;/span&gt; --------------------------- Aujourd’hui -------- je fais le compte de mes priorités, j’essaie de m’autodiagnostiquer et eux avec, raisonner en termes de pertinence, y’a pas photo, juste derrière sortir me procurer une arme mettre une balle dans la tête de Messieurs X et Y puis ne pas oublier Mme Z, moi qui pourtant suis calme discret presque timide disent les voisins, la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;second best thing to do&lt;/span&gt; là maintenant tout de suite pour toi eux aussi je crois c’est de virer ce &lt;span style="font-style:italic;"&gt;shuffle &lt;/span&gt;de merde auquel nous faisons confiance pour nous « surprendre » et écouter d’un bout à l’autre et en hurlant — casser des trucs, OK mais à soi sinon c’est chez nous qu’on viendra coller des pictogrammes — le premier album d’Ania et le Programmeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr pour le peu d’allemand et de français que je comprends, nulle part dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.aniaetleprogrammeur.com/"&gt;Die Kir(s)che Auf Dem Kopf&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; il n’est question de renverser la société défier l’autorité faire tenir son patron dans le coffre d’une Volkswagen — qui d’ailleurs doit être devenue une voiture de luxe — mais, plus probablement, d’amour, forme d’aliénation tout à fait respectable qui arracherait des cris de souffrance à n’importe quel être humain même anormalement constitué parce que soit on y croit, soit c’est une arnaque, et dans les deux cas ça fait aussi mal --------- Comme tous ces groupes garage des années 60 qui hurlaient qu’ils voulaient baiser récupérer leur copine pas récupérer leur copine de toute façon baiser, et c’est de ça qu’est sorti ce &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Punk Rock&lt;/span&gt; sur lequel chers contemporains vous écrivez tant de bouquins érudits : « No Fun ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du premier titre, « Ich Bin Müde », se dégage une impression d’absolue évidence, cette vélocité ventre à terre — Hüsker Dü, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Landspeed Record&lt;/span&gt; : ici plus surprenante car la violence sonore des rythmes électroniques relève généralement plutôt d’une verticalité affolée d’électrocardiogramme terminal, cf. la suite — m’a fait repenser à un article lu vers la fin des années 80 pour la sortie de V.U., « l’album perdu » du Velvet Underground. Comme quoi à l’écoute de ces enregistrements on réalisait que derrière leur boucan, Lou Reed et les autres n’en étaient pas moins avant tout un grand groupe de rock’n’roll ----------------- ce terme, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;rock’n’roll&lt;/span&gt; revêt en Europe un caractère presque péjoratif, l’appliquer à la musique sans concession d’artistes comme Ania et le Programmeur tient presque de l’hérésie ----- Qu’était-ce, à l’origine, le rock’n’roll ? Tu récupère une musique qui existe plus ou moins déjà, un genre de défouloir sexuel peut-être, tu vends aux gens des disques sur lesquels danser --- danser headbanger pogoter slamer diver, RIEN À FOUTRE pourvu que. Mais c’est aussi grosso le seul médium (en fait toute musique sincère jouée par disons des autodidactes ou non régie par des critères d’appréciation bien arrêtés) ayant permis à des gamins virés de l’école à des prolos à des inadaptés non pas un ou deux façon Genet Artaud mais des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;milliers &lt;/span&gt;d’ouvrir leur gueule, et d’une, mais aussi de couvrir par LEUR boucan (on y revient toujours) le radotage migraineux bruit de fond du monde tel qu’il va et qui fait qu’on ne s’entend plus penser. Donc oui, Ania, et vous aussi sachez-le Mr le Programmeur ------ c’est un compliment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Formuler un compliment, plus qu’une critique, c’est un truc qui m’a toujours été difficile. Je veux dire aux gens combien ce qu’ils font ou disent me touche, ou juste à quel point j’apprécierais (au moins théoriquement) coucher avec eux, et ça ne se passe pas bien. Va comprendre. Hanri le chanteur guitariste du groupe, que j’ai croisé mais alors très brièvement, est ce type d’apparence taciturne à qui j’aurais voulu ressembler sans doute, il y a longtemps, quand je parlais trop. Celui qui s’assoit dans un coin et qui ne dit rien et s’il porte des lunettes noires jamais ne se sentira obligé d’expliquer qu’il a mal aux yeux — &lt;span style="font-style:italic;"&gt;je &lt;/span&gt;porte des lunettes noires parce que j’ai mal aux yeux. Plusieurs de mes amis se sont foutus en l’air au propre ou au figuré pour, comme qui dirait, être lui, --------------- voilà maintenant qu’il faudrait lui dire ------------------ cet effet hallucinant sur sa voix, en concert ça m’a transporté littéralement parce que si tout le monde le fait, c’est malgré tout différemment et pas sur ce timbre ----- voix androgyne, indifférenciation sexuelle (Thierry Théolier ne s’y est pas trompé quand il a commandé au binôme la BO de &lt;a href="http://www.myspace.com/cameraanimale021268"&gt;« Baiser avec une Boat People »&lt;/a&gt;, histoire, peut-être, de remettre le titre en perspective) — mais indifférenciation n’est pas neutralité je le sais bien j’écris avec toi : une fille, c’est peut-être le garçon je ne sais plus d’ailleurs le Programmeur c’est qui dans l’histoire ce n’est pas clair, ------ où chercher, peut-être, la clé de cette teinte presque funky, non réductible à des données musicales, qu’acquiert en live la musique d’Ania et le Programmeur, ne jamais oublier que c’est Prince qui a signé : « Computer Blues » -------- et donc je leur dirais ça, est-ce que je veux vraiment m’en prendre une ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui nous attire, nous capte, non j’ai tort : ce qui, plutôt, nous retient tout en nous ayant d’emblée frappé chez l’&lt;span style="font-style:italic;"&gt;autre &lt;/span&gt;— objet d’amour sujet objet artistique — relève toujours d’une quelconque aberration, seule à même de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;différencier&lt;/span&gt;, faute de quoi pas d’évolution possible, ni non plus d’amour. Car l’amour, non la loi du plus fort, constitue le vrai moteur de l’évolution. Pourquoi crois-tu que les lions sont toujours aussi cons au bout de ces millions d’années ? L’amour est ce qui nous porte vers des individus bizarres, pas comme les autres, dont la singularité (tenant parfois à un détail infime) possède seule le pouvoir de tirer l’espèce de son abrutissement. Même chose en art. Même chose pour la musique. Juste après le concert à la Mécanique Ondulatoire de novembre 2008 évoquant, donc, ce traitement de la voix et même des voix auquel j’ai fait allusion je t’écrivais : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Pas moyen de savoir si elles étaient mixées en avant ou l’inverse. Elles avaient l’air de dominer la musique mais, alors que le salle était petite, pleine comme un œuf, elles me parvenaient comme lointaines, semblables, dans mon esprit (si j’ai peu pratiqué les drogues j’avoue avoir contracté la mauvaise habitude de mélanger alcool et anxiolytiques pour vaincre ma timidité), aux échos dispersés d’un discours politique diffusé par haut-parleurs sur une place venteuse devant le Palais du Peuple de Tirana. »&lt;/span&gt; Bien sûr, j’imagine que lisant cela le groupe ne s’en sentirait pas nécessairement flatté ------ j’ai déjà parlé de mon problème, pour signifier à une fille qu’elle me plaît vraiment je lui dis qu’elle a une drôle de tête bouboule, ou une robe rigolote, ou une forme d’esprit incompréhensible -------- merde aussi, j’ai appris aujourd’hui seulement la mort du guitariste de Pylon (mon groupe fétiche), alors crois-moi je n’écrirais pas une ligne au sujet d’Ania et le Programmeur si leur album n’était pas purement et simplement mon préféré de tous ceux que j’ai entendus depuis un bout de temps ------ La mécanique peut forer ondulatoire, trop bien huilée elle tournerait à vide. J’aime ce qui est binaire et direct pourtant perverse &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Machine à différences&lt;/span&gt;. On y est en plein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’Ania et le Programmeur soient de Berlin, où est né dans les années 90 le mouvement &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Digital Hardcore&lt;/span&gt; (ou du moins le label de ce nom) n’est sans doute pas un hasard. Je me souviens d’Atari Teenage Riot en première partie de Nine Inch Nails dans une très grande salle à la toute fin des années 90 (difficile quant on use des outils musicaux choisis par Ania et le Programmeur de ne pas produire ne serait-ce qu’un morceau évoquant NIN : dans leur cas « Alcool », mais plus souvent on pense à d’autres groupes proches : Prick, etc.) --------- putain, les gens partout autour de moi LES HAÏSSAIENT ----- ne se privaient pas de le faire savoir, au traitement appliqué aux premières parties on peut juger du degré d’évolution d’un public, V/S en face, cette fille bottée tous cuissots dehors (je me la rappelle boulotte, ils étaient 2 filles et 2 garçons je crois), ayant pris position à l’avant de la scène — pris position au sens le plus martial, comme on monte au créneau, sur les barricades : triste métaphore post-historique, j’en conviens — et qui hurlait les haranguait jubilante : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Atari Teenage Riot : come oooooooooooooon !!!!!!!! »&lt;/span&gt; ---------------------------------------- je n’ai plus une note de leur boucan mais encore sa voix dans ma tête, très exactement un échos de joie pure donc ce n’était pas si triste, cette parodie d’insurrection après tout, aujourd’hui Ania et le Programmeur n’ont pas l’usage d’une telle mise en scène, elle retranchée (et donc : quoique,) derrière ses machines, la même joie la même sauvagerie mais convertie hiératique, liturgie orthodoxe mais barbouillée peintures de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Berlin d’Ania et le Programmeur, c’est entendu, est plus celui d’Alec Empire que celui de David Bowie et Brian Eno, quoique ---- « Ich Habe Eine Kir(s)che Auf Dem Kopf » — toi qui est autant que moi marqué par le Kreuzberg fantasmé de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Heroes&lt;/span&gt;, ne trouves-tu pas qu’ici, à force de te le retourner à la pelleteuse de le pulvériser au bulldozer le groupe transmue le nouveau Berlin, éternel chantier, en un soulèvement poussière fumée de gravats onze septembriste qui charrie finalement des lambeaux de paysages mélancoliques tels que la guitare de Robert Fripp savait les faire deviner, à travers une bruine d’électricité presque plus électronique que l’électronique d’alors ? -------------- (faute de voies romaines à exhumer : elles ne sont jamais parvenues jusque là) --- Avancer un rapprochement avec Neubauten serait bien sûr encore plus tentant, la filiation « industrielle » — Blixa Bargeld a récusé le terme, le réservant à Throbbing Gristle — mais en dépit d’un nom peut-être prémonitoire — Einstürzende Neubauten, « bâtiments neufs promis à la démolition », c’est ça ? — le Neubauten des débuts avec ses marteaux piqueurs se trouve rejeté plus radicalement encore dans le passé de la capitale In Off de l’Allemagne, ------ ces machines qu’on entendait seulement travailler, aujourd’hui on les entend &lt;span style="font-style:italic;"&gt;PENSER&lt;/span&gt;. Ania et le Programmeur paraissent d’ailleurs avoir en partie assimilé, consciemment ou pas, le son d’artistes berlinois à l’électro plus intimiste, du type Laub et autres groupes du label Kitty-Yo — en témoigne un titre comme « J’ai découpé dans le journal ». Dans l’ensemble, à l’exception notable d’une tuerie menée sur presque une douzaine de minutes par le duo visiblement déterminé à se doter de son propre « Sister Ray », intitulé « Pourquoi tu pleure ? », la fin de l’album multiplie les moments presque calmes, sinon apaisés — « C’est super pour moi » devrait être offert en téléchargement gratuits à quelques artistes français afin de les convaincre de passer moins de temps à entretenir leur barbe de trois jour, et un peu plus à régler (ou dérégler) non plus leur tondeuse mais leurs instruments, ce morceau tout comme « Women » auraient d’ailleurs aussi bien pu être interprétés avec un simple orgue Hammond ou à l’harmonium, ils resteraient bons. Peut-être est-ce pour ça que le groupe parait si sûr de sa force, n’éprouvant pas le besoin d’ouvertement se placer dans une quelconque lignée, à l’inverse d’ATR qui en 95 samplaient les Pistols et reprenaient « Kids Are United » de Sham 69.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une interview diffusée sur le site de Noize Makes Enemies (pirater ainsi l’acronyme du New Musical Express est une idée assez savoureuse), Hanri revient sur la naissance du groupe : « Ania n’avait jamais fait de musique auparavant mais j’avais besoin de quelqu’un en qui je puisse avoir confiance. Nous avons commencé à répéter seulement quelques jours avant notre premier concert à Paris » --------- des circonstances et une motivation — &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Je n’avais jamais été dans un groupe, &lt;/span&gt;confirme Ania, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pourtant quand Hanri a parlé de faire ça ensemble, c’était un truc vraiment excitant: j’ai commencé à travailler avec des machines, des samples, etc., quelque chose&lt;/span&gt; à partager &lt;span style="font-style:italic;"&gt;»&lt;/span&gt; — qui sont très exactement celles ayant présidé à la genèse de la plupart des groupes issus de ce qu’on a pris l’habitude d’appeler « l’explosion punk », ----- dix bouquins là-dessus sortent chaque jour, une bonne moitié écrites par des ex-thésards pas foutus avec toute leur finesse d’analyse d’éventer le Cheval de Troie sémantique d’une explosion posée d’entrée comme phénomène une fois observé circonscrit dans le temps, prélèvement d’échantillon et inventaire mythologique — la MYTHOLOGIE chronologiquement ordonnée à la différence du mythe antique quoique est le grand ®enfermement , histoire des mouvements de jeunesse et épiphénomènes artistiques exemplaires, statufions vitrification définitive complicité involontaire de mise au pas : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;STASE &lt;/span&gt;------------ alors que merde, ce qu’est une EXPLOSION, au fond, est-ce que n’est pas plus fondamental un dégagement d’énergie, jusque là tout le monde est d’accord, mais bien aussi une réaction chimique en aval comme en amont — le temps n’est pas &lt;span style="font-style:italic;"&gt;cette chose rigide&lt;/span&gt; — réaction en chaîne et pourquoi pas également par sauts dans l’infini se traduisant par la libération dans l’atmosphère la nature l’univers connu malléable d’un PRINCIPE ACTIF ? Et putain de bordel de merde, comme disait une de nos amies biélorusses, si pour un Hiroshima (doublé Nagasaki) nous devons nous fader le nucléaire ad vitam aeternam, par quelle pseudo nécessité faudrait-il qu’il en aille différemment s’agissant d’une force autre, potentiellement émancipatrice ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a dit du Velvet Underground que très peu de gens les avaient vus ou entendus du temps de leur existence, mais que parmi ceux-là une bonne moitié avait fondé un groupe. La même observation s’applique aux débuts des Sex Pistols. J’écoute encore beaucoup de musique des années 80, sauf que ce n’est plus la même que j’écoutais à l’époque. Je ne comprenais rien à ce qu’essayaient de faire les groupes des labels SST, Twin/Tone, K ou Dischord — le slogan alors à tous familier, « Punk’s Not Dead » me paraissait une survivance pathétique, surtout venant après le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;No Future&lt;/span&gt; des Pistols ------- là encore je ne comprenais pas ----- qu’il s’agissait en fait d’une revendication concrète, d’une affirmation d’indépendance --- DiY --- la défaite, la soumission ne viendraient que plus tard, dans les bacs désormais étiquetés « Rock indépendant » et aménagés en niches, au DiY s’est substituée la HYPE mais la défaite est relative et le principe demeure. J’explique à Eric Arlix cette révélation tardive de l’essence du punk, il me demande sceptique : « Et pour toi ce serait une approche qui serait encore valable ? », je lui réponds par de vagues bredouillis, voir plus haut : alcool+anxiolytique, faut vraiment que j’arrête, mais ce que je voudrais dire en réalité c’est : « Sans doute pas. Mais malgré tout je l’espère très sincèrement car de mon point de vue c’est un peu &lt;a href="http://www.editions-ere.net/"&gt;la même chose&lt;/a&gt; que toi tu fais » ------- (Là encore il s’agit d’un compliment promis au malentendu) (Dans mon optique le Punk, le Pop art ou plutôt l’art Pop, l’Agit-prop et tous les –ismes, symbolisme expressionnisme sont moins des « mouvements » circonscrits à une période donnée que des modes opératoires réactualisables au prix, certes, de nécessaires mutations dont notre génie génétique offre l’exemple — jusqu’à Dada car si le monde est un théâtre l’art, comme le reste, peut y mourir plusieurs fois) Certes, je n’irai pas nier que la musique N’EST PLUS, à elle seule, principe de décrochage mental autonomisation de la pensée même mal dégrossie ------------------------- pas de mystère à ce qu’Ania et Hanri ne fassent PAS QUE faire de la musique ou faire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;cette &lt;/span&gt;musique ou faire du rock, peuplant les marges différemment — on y revient toujours. Mode dans son cas à elle. Art. Pour toi et moi littérature, après avoir créé une dynamique d’écriture collective qui longtemps n’eut pas de nom, après avoir créé le site, improvisé des moyens de donner forme à ce qui en nous bougeait (— et jusque là était mort, étudiant en 1991, à mon amie Laure qui se plaint de la vieille garde qui nous tient à l’écart, nous empêche d’exprimer ce que nous avons à dire, agacé agaçant je réponds: « Nous n’avons &lt;span style="font-style:italic;"&gt;RIEN &lt;/span&gt;à dire ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique bien sûr reste nécessaire qui fait bouger également les corps, l’&lt;span style="font-style:italic;"&gt;anima&lt;/span&gt; propulsé de l’avant. Qu’importe que les candidats de la Star Ac’ et de la Nouvelle Star soient très nuls ou presque bons, qu’importe que l’une des émissions soit plus répugnante que l’autre ! ----- Tu prends des jeunes tu leur dis comment danser chanter, faisant des observations sur leur personnalité ou ce qu’elle devrait être, ça veut dire quoi ? — (hors le fait qu’on nous signifie à TOUS que L’ÉCOLE ne s’arrêtera jamais) — ça veut dire d’abord qu’à être &lt;span style="font-style:italic;"&gt;minoritaires&lt;/span&gt;, à n’avoir personne qui en ait quoi que ce soit à foutre de nos gueules, avec la littérature on tient un truc vraiment cool. (Un outil finalité devenu à son tour électrique électronique super on va pouvoir faire un max de bruit))) - Secondo --------------------------------------- eh bien qu’on a plus que jamais besoin d’architectures sonores à parcourir s’y gorger de cris de joie et de colère, de groupes comme Ania et le Programmeur capables de moduler (ensemble) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;les soupirs de la sainte et les cris de la fée&lt;/span&gt;. Parfois je me dis ------ qu’à la fin nous n’avons fait que reproduire des modèles de rupture --- non pas seulement nous qui d’emblée avions flairé le danger, mais aussi d’autres plus intelligents/moins avertis --- que l’écart entre la théorie et les pratiques n’est pas nécessairement une mauvaise chose --- qu’à force de peser le pour et le contre je me suis brisé les reins --- qu’écrire ensemble un livre sur mon père — &lt;span style="font-style:italic;"&gt;le Pillage&lt;/span&gt; — a été notre façon de le « remercier » de m’avoir appris ce qu’à treize ans tu avais déjà soupçonné sans aide extérieure : rien, il n’y a rien hors la mort LA MORT EST LE SENS DE LA VIE DE MON PÈRE (d’où mon dégoût du sérieux, notre résignation sarcastique qu’avec effroi j’ai vu bientôt contaminer l’univers, j’ai voulu dire (prêchant dans le proverbial désert, ne disant déjà plus rien en fait) : N’y allez pas, vous ne comprenez pas ce chemin --- qu’il est sans doute trop tard bien trop tard pour gueuler (sens unique sens unique sens unique sens unique sens unique sens unique par pitié rendez-nous le bon vieil Absurde qui au moins n’en avez pas.))) TROP TARD pour TOUT LE MONDE----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Et ce qui me plaît finalement chez Ania et le Programmeur, c’est qu’ils s’en foutent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;fm.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3917719739049680330?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3917719739049680330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3917719739049680330' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3917719739049680330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3917719739049680330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/04/nord-pourquoi-ania-et-le-programmeur.html' title='NORD - Pourquoi ANIA ET LE PROGRAMMEUR est le (deuxième) meilleur groupe du monde (après les Mutants Anachroniques)'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-8151152432996026626</id><published>2009-03-14T15:07:00.000Z</published><updated>2009-03-15T10:21:15.703Z</updated><title type='text'>NORD SUD - Poèmes squelettes et autres propos de Salon</title><content type='html'>--- y a-t-il une littérature officielle ou juste une façon officielle de traiter la littérature un chef d’œuvre fait une mauvaise quatrième de couverture un très mauvais livre aussi on s’en doute mais pas tellement plus :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(poèmes squelettes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Franz le déménageur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Célèbre bas-fond fait penser&lt;br /&gt;à et aux&lt;br /&gt;mais aussi à&lt;br /&gt;plein de&lt;br /&gt;de&lt;br /&gt;de&lt;br /&gt;étonne par sa modernité&lt;br /&gt;criminel fatalité crime&lt;br /&gt;chant symphonie rumeur&lt;br /&gt;hurlements sanglots et râles&lt;br /&gt;délabrés&lt;br /&gt;minables&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Blanche et sèche&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Type même&lt;br /&gt;Complet construit&lt;br /&gt;— Passionnante mais anecdotique&lt;br /&gt;Fondamentaux&lt;br /&gt;Libertés droit incommunicabilité&lt;br /&gt;Solitaire grand&lt;br /&gt;— Généreuse et courageuse&lt;br /&gt;D'une traite en haletant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est déchirant&lt;br /&gt;C'est qui dit et aujourd'hui&lt;br /&gt;C'est là&lt;br /&gt;Capital&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;FLUIDE 255&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nichons&lt;br /&gt;Plage&lt;br /&gt;Approcher&lt;br /&gt;Angoisse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faux&lt;br /&gt;Peur&lt;br /&gt;Fille&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faux&lt;br /&gt;Beurre&lt;br /&gt;Fille&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--- jeudi dernier inauguration du salon du livre une fois n’est pas coutume le dernier mot revient à la presse gratuite c’est cela qu’il aurait fallu lire religieusement sur les stands amuse gueule direct soir sortez du quotidien la lecture doit être un moment de détente et pas une prise de tête donc j’aime bien les romans qui se laissent lire comme ceux de Marc Lévy ou Nicole de Buron que je lis actuellement sinon mon livre de référence c’est l’homme qui marchait dans sa tête l’année dernière je n’ai lu qu’un seul livre je suis plutôt adepte des magazines surtout ceux consacrés au sport et au cinéma il m’arrive d’en lire deux ou trois par mois en revanche même si je lis très peu de romans cela ne m’empêche pas de connaître les classiques comme Alphonse Daudet ou Guy de Maupassant comme tout le monde j’ai lu à l’école les grands classiques comme Molière aujourd’hui je lis des écritures comptables toute la journée alors le soir quand je rentre je n’ai pas envie de me plonger dans la lecture mais plutôt de regarder la télévision je lis environ trois livres par an surtout de la philosophie je n’ai pas beaucoup de temps à accorder à la lecture quand je rentre le soir je suis trop fatiguée pour lire avez-vous un lieu un endroit particulier où vous aimez lire l’Italie une façon très personnelle inattendue de relayer l’idée militante d’un devenir minoritaire de la littérature éditos Jacques Séguéla Jean-Marc Morandini ça veut tout dire nous direz vous blâmer le &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://alasouris.blogspot.com/2009/03/horoscopitone-dimanche-guest-frederic.html"&gt;divertissement&lt;/a&gt; peut-être mais là permettez tout de même le débat n’est pas clos après tout bien qu’ayant traversé les âges aucun mutant anachronique n’aura jamais été assez con pour aller s’enfermer dans le désert SVP mimez les guillemets de Port-Royal ou ceindre un cilice la preuve on vient de faire à l’instant une concession majeure au mainstream en rétablissant les majuscules à tous les noms propres les correcteurs d’orthographe vous renvoient impitoyables à vos chers études avec leurs petits zigouigouis rouges dès qu’on sort des rails ça rend fou de les regarder je sais pas vous il appuie le canon de l’arme contre sa tempe désormais conscient qu’ILS se sont emparés de son esprit mais à la longue je me conforme ---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(PUBLICITÉ)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;- NORD SUD, simili Best Of -&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le texte le plus baroque au sens littéral, avec de vrais anges au plafond : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/09/nord-sud-hieronymus-bosch-le-jardin-des.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Jardin des délices&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;+&lt;br /&gt;Le quatre mains le plus récent : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-episodes-1-et.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’Automne à Beijing&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;+&lt;br /&gt;Au choix le post le plus glacial : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/08/tomographie-anachronique.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tomographie anachronique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, ou le plus glaçant: &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/10/nord-sud-life-is-soap-dont-you-bend.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Life is Soap&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;+&lt;br /&gt;Le pastiche le plus respectueux : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/12/sud-blonde.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Blonde&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;+&lt;br /&gt;Le meilleur titre : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/09/sud-r.html"&gt;celui-ci&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de tout cela n’est en librairie mais les auteurs, eux, y sont.&lt;br /&gt;Bien fait pour eux.&lt;br /&gt;::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--- comment ça il est pas arrivé vous m’aviez dit vendredi c’est une rupture éditeur imprévisible ça ne devrait pas durer je ne peux pas être plus précise l’éditeur ne m’a pas donné de date de disponibilité tu avais raison Fred de prévenir qu’on finirait par ce conformer fatalement je dois rétablir aussi la ponctuation pour quand l’autre en face s’exclame s’interroge: alors je l’aurai quand ? je vous ai dit je n’ai pas de date j’ai votre numéro je vous fais signe dès qu’il arrive oui mais quand même vous me dites vendredi et moi je viens exprès et puis en fait vous l’avez pas quoi faut pas vous plaindre qu’on aille à Carrefour après, Frédéric n'est plus mort à ce stade mais Emma au sud est seule je suis désolée je n’ai pas assez pour vous rendre la monnaie sur cent euros ah ben démerdez-vous je ne peux pas la librairie est ouverte depuis trente minutes et les quatre clients avant vous m’avaient eux aussi que des gros billets non mais merde quand même c’est votre boulot d’avoir la monnaie faut pas vous plaindre si on va à Carrefour après vous m’avez appelée téléphoniquement je viens chercher mon livre vous me rappelez votre nom ? XXX, je n’ai aucune commande à ce nom je vais essayer avec une autre orthographe non rien quel est le titre du livre ah mais je me rappelle plus moi et vous êtes sûre d’avoir donné ce nom-là quand même je sais comment je m’appelle, certes, et tu constateras qu’en loucedé j’ai commencé à rétablir également les virgules on commence comme ça puis le lendemain c’est la peine de mort qu’on rétablit, ah mais attendez essayez avec YYY voilà je vous ai trouvée ah bé alors c’est pour ça c’est mon nom de jeune fille mais bon c’est mon nom quand même et à Carrefour on vous demande pas votre nom à la caisse hein au petit il lui faut le malade imaginaire c’est pour l’école on lui demande une édition particulière ah je crois pas ce qu’il faut surtout c’est le livre pas la pièce ah mais le malade imaginaire c’est une pièce ah bon vous avez pas le livre alors si regardez le voilà oh mais c’est quoi ce truc c’est écrit partout là ce sont des didascalies des indications de jeu si vous voulez eh bé c’est la pièce moi je veux le livre je vous dis bon allez on va à carrefour ils l’ont eux ---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En larmes à la pâtisserie, je commande une galette des rois. Je suis fatiguée des cons. La dame me sourit et sans rien dire m’offre une boîte de chocolat. Quand je l’ouvre, je peux lire « Servir c’est régner » inscrit au stylo sur le rabat en carton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;fm+emd.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Poèmes squelettes : © &lt;a href="http://www.stase.org/"&gt;www.stase.org&lt;/a&gt; (notre QG historique).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-8151152432996026626?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/8151152432996026626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=8151152432996026626' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8151152432996026626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8151152432996026626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/03/nord-sud-poemes-squelettes-et-autres.html' title='NORD SUD - Poèmes squelettes et autres propos de Salon'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-7060526675593330778</id><published>2009-02-25T17:40:00.000Z</published><updated>2009-02-26T10:12:18.882Z</updated><title type='text'>Le NORD poste le SUD, et tout le monde est à l'OUEST</title><content type='html'>(...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VENUS V&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aphrodite&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vénus obscène&lt;br /&gt;Ta proie dans ta toile marine&lt;br /&gt;Se débat, hurle et s'évagine&lt;br /&gt;Et tu vois au fond&lt;br /&gt;Son visage exsangue tendu vers d’autres cieux&lt;br /&gt;Au fond d'une eau bleue comme une veine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô ma fée sauvagine&lt;br /&gt;Confondue dans l'azur&lt;br /&gt;Ton corps peint de ciel&lt;br /&gt;Enivre les étoiles&lt;br /&gt;Et éteint tous les feux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville morte&lt;br /&gt;C'était tes yeux&lt;br /&gt;Sur les nuages effacés de l'aurore&lt;br /&gt;Ophélie maladive&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Testament&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Postérité nulle&lt;br /&gt;Vissée à la télévision&lt;br /&gt;Tu regardes ta descendance&lt;br /&gt;Naître des mensonges d'une vie rêvée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tes délires translucides&lt;br /&gt;Comme eux tu parcours les cités mortes&lt;br /&gt;Hallucinations&lt;br /&gt;Phares en plein visage&lt;br /&gt;Tu n'as plus rien à perdre sauf les autres&lt;br /&gt;Alors tu tues&lt;br /&gt;Tu tues la vie suspendue à des élastiques&lt;br /&gt;La tête dans le vide tu me demandes encore :&lt;br /&gt;— Quelle est la route ?&lt;br /&gt;Mais je ne sais pas ma vénus&lt;br /&gt;Je ne sais plus rien&lt;br /&gt;Il ne reste qu'un trou béant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;e.m.d.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SaWDE7QzCiI/AAAAAAAAACE/k-GgLS2egF4/s1600-h/Xmas+Venus.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SaWDE7QzCiI/AAAAAAAAACE/k-GgLS2egF4/s400/Xmas+Venus.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306791856576858658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;© LG…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Poèmes tirés du recueil poétique inédit de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EMD&lt;/span&gt;, intitulé &lt;/span&gt;Mes Vénus blanches - poèmes manga.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Deux autres extraits en sont parus dans le numéro 12 de la revue&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;a href="http://www.facebook.com/inbox/?ref=mb#/profile.php?id=1358970256"&gt;BORBORYGMES&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;qui publie par ailleurs dans son nouveau numéro (le 13, donc) une série de&lt;/span&gt; Japonaiseries &lt;span style="font-style:italic;"&gt;par &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FM+EMD&lt;/span&gt;. &lt;/span&gt;Borborygmes &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sera présent au &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Salon du Livre&lt;/span&gt; (stand G76, Ile-de-France), avec en plus une lecture spectacle le dimanche 15 mars à 17h.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La photo illustrant ce post a été choisie par FM. Elle est signée&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&amp;friendID=23410269"&gt;LG...&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;autre accro aux initiales basée à Caen où par ailleurs elle anime une émission, le mardi à 18h, sur &lt;a href="http://www.radio666.com "&gt;Radio 666&lt;/a&gt; (réseau Faerarock).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;///&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-7060526675593330778?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/7060526675593330778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=7060526675593330778' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7060526675593330778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7060526675593330778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/le-nord-poste-le-sud-et-tout-le-monde.html' title='Le NORD poste le SUD, et tout le monde est à l&apos;OUEST'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SaWDE7QzCiI/AAAAAAAAACE/k-GgLS2egF4/s72-c/Xmas+Venus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-2260647342718533850</id><published>2009-02-12T11:03:00.000Z</published><updated>2009-02-12T16:55:36.594Z</updated><title type='text'>NORD SUD - L'Automne à Beijing (sources)</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'Automne à Pékin&lt;/span&gt; de Boris Vian ne se passait pas du tout à Pékin. Notre texte, si. Mais notre intention en l'écrivant n'a bien sûr jamais été de nous en prendre sérieusement aux "nouveaux riches" chinois, ou kalmouks. Ce serait un peu... facile. La vraie satire, donc, se niche plutôt dans la langue dont est (re)composé leur moi fictif, aussi bien, d'ailleurs, que le monde dans lequel ils évoluent (n'est-ce pas parce qu'il &lt;span style="font-style:italic;"&gt;EST &lt;/span&gt;ce qui l'entoure que le nouveau riche peut se payer un nouveau moi?). Une langue indissociable des collages qui forment ici l'épine dorsale de la narration. Pourtant, si vous n'avez pas lu notre petite histoire en trois actes, mieux vaut sans doute le faire AVANT d'en consulter les sources:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-episodes-1-et.html"&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'AUTOMNE A BEIJING,&lt;/span&gt; première partie&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;(Lien vers la partie suivante à la fin du texte, idem pour passer de la deuxième à la dernière---puis lien pour revenir aux sources---)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lesdites sources vont du très chic mais qui n'a rien à voir avec rien ---- &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Japon éternel&lt;/span&gt; de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vadim Eliseef&lt;/span&gt; --- à l'inavouable --- &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Nouveau Détective&lt;/span&gt; et un hors série du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Figaro Magazine&lt;/span&gt; paru avant les J.-O. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Bill Gates&lt;/span&gt; nous a gentiment indiqué la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Route du futur&lt;/span&gt; --- avec un coup de main anachronique des livres parus chez Taschen (les livres ont des mains c'est bien connu) au sujet de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pierre Koenig&lt;/span&gt; et des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Case Study Houses&lt;/span&gt; Nous continuons d'user de notre abonnement au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Courrier International&lt;/span&gt; comme Shakespeare, jadis, (ben tiens!) des veilles chroniques --- En plus de détails véridiques sur l'existence des grands de ce monde (n°902 et 932), nous y avons cette fois trouvé reproduits de sublimes propos de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Malcolm Gladwell&lt;/span&gt; (n°952) --- on n'en a conservé qu'une phrase mais c'est beau comme du Alain Minc. Aux antipodes de la glose volontiers lénifiante des béats du libéralisme, nous avons demandé le secret du vrai truc à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Clausewitz &lt;/span&gt;(dont la pensée stratégique fascinait Guy Debord, lui-même concepteur d'un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Kriegspiel&lt;/span&gt;: "Jeu de la guerre") et autres &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sun-Tsu&lt;/span&gt;, avec en plus une pincée de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lao-Tseu&lt;/span&gt; --- &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'Art de la guerre&lt;/span&gt;, de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Frédéric Encel&lt;/span&gt;, nous a été d'une aide précieuse. Rien, cependant, ne nous en aura plus appris sur le monde comme il va que le hors série d'octobre 2007 du magazine &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MILK &lt;/span&gt;- "Styles et inspirations pour l'univers de l'enfant"&lt;/span&gt; --- (Le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Germinal &lt;/span&gt;--- et puis l'enfant, c'est l'avenir, n'est-ce pas?) --- Quiconque a lu &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Storytelling&lt;/span&gt; verra sans peine tout ce que &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'Automne à Beijing&lt;/span&gt; doit aux thèses de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Christian Salmon&lt;/span&gt; --- Toutefois, nous n'avons nullement tenté d'en offrir ici une "illustration" crédible (nous contentant, tout au plus, de les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;frotter &lt;/span&gt;à d'autres phénomènes peut-être comparables: le développement du "géomarketing social", etc.), et nous n'y avons pas non plus trouvé de raison de renoncer à inventer nos propres histoires. Que Salmon lui-même tire de son analyse des conclusions aussi drastiques reste d'ailleurs à prouver (faute d'avoir tous lu ses livres traitant du devenir de la littérature nous n'essaierons pas de trancher la question) --- Enfin, Fred tient à remercier son frère, sans qui l'idée de ce texte n'aurait jamais vu le jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;fm+emd&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-2260647342718533850?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/2260647342718533850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=2260647342718533850' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2260647342718533850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2260647342718533850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-sources.html' title='NORD SUD - L&apos;Automne à Beijing (sources)'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-1225513227501165238</id><published>2009-02-09T17:38:00.000Z</published><updated>2009-02-12T16:48:33.463Z</updated><title type='text'>NORD SUD - L’Automne à Beijing (épisodes 5, 6 et 7)</title><content type='html'>-&lt;br /&gt;Dernière partie.&lt;br /&gt;Pour la première (épisodes 1 et 2), c'est &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-episodes-1-et.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Pour la partie centrale (épisodes 3 et 4): &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-episodes-3-et.html"&gt;LÀ&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;5.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Aujourd’hui c’est l’anniversaire du petit dernier, Gab-han’a (il souffle ses 8 bougies !). Sa sœur, Dolce (11 ans), et ses copains plus âgés sont également de la partie. Dolce arbore fièrement un blouson bleu ultra épaulé de la Police Nationale française, adapté à ses mesures (la maman, quoique fière d’être Chinoise, ne veut pas pour elle de bidules ethniques ou « fifille »), un pantalon de treillis qu’égayent des motifs originaux, tissés de fils d’or et d’argent : les plaques minéralogiques les plus recherchées dans les Émirats arabes unis, reproduites d’après l’Argus. L’armée de copains de Dolce est tenue à distance de son espace dodo – un cadenas d’or en condamne l’accès : de nos jours on n’est jamais trop prudent. Mais tous savent que dans la famille, quand on fait la fête, c’est dans les grandes largeurs – et sur le budget de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Déjà l’attrait de l’aventure fait briller les regards enfantins. Car la belle et grande maison a bien changé depuis hier. Les ouvriers ont mis les bouchées doubles et la ravissante masure de la vieille dame s’y inscrit désormais comme un élément de décoration à part entière. L’équivalent, somme toute, d’un piano de prix, de ces bassins intérieurs rafraîchissant les villas antiques… Ou mieux : la cage à la porte toujours ouverte d’un oiseau rare, dont le charmant babil est plein de sagesse et d’enseignements pour qui sait l’entendre ! Ils le comprennent d’instinct, eux dont les petites mains palpent avec avidité les murs grossiers de la vénérable bicoque (dont la rusticité ne fait que mieux mettre en valeur la luxueuse moquette faite main sur laquelle elle parait délicatement posée), attirant sur le seuil l’aïeule qu’ils entourent bientôt de leurs attentions enthousiastes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Illuminev contemple ce touchant spectacle avec une satisfaction non dissimulée&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Plutôt que de s’obstiner à vouloir l’en bannir, mon idée, dès l’origine a été d’entreprendre de placer la petite dame au cœur de l’existence de la famille, et de son espace de vie. Mais il va de soi que pour imposer cette conception innovante, j’ai eu à surmonter de fortes réticences, y compris et surtout de la part de ma cliente, qui n’était pas habituée à considérer les choses de cette manière. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La faiblesse appelle toujours l’agression. Ces nouveaux riches sont habitués à obtenir tout ce qu’ils veulent, tout de suite. Pauvre vieille, soumise à un isolement géopolitique total. La prudence et la fermeté d’une petite force n’en peuvent pas moins arriver à lasser et maîtriser même une nombreuse armée. D’autant plus quand le défenseur attend l’assaillant bien campé sur ses positions. Le recours massif à des galeries de mine pour effondrer des pans de la maison fut un échec. On avait creusé une première tranchée perpendiculaire à la façade, puis plusieurs perpendiculaires à cette tranchée initiale. Un solide travail de sape depuis ces tranchées n’avait finalement abouti qu’à faire crouler la gigantesque salle de gym au plafond doré de la villa, qu’on avait eu l’imprudence de commencer à construire, ainsi que la « chambre royale » prévue à l’étage au dessus. Division dans les villes et les villages, division externe, division interne, division de mort et division de vie : 5 espèces de dissensions, branches d’un même tronc.  Ne restait d’autre solution que de reconstruire l’harmonie. À la solution finale préférer la solution feng-shui. Soit, comme le disent les anglo-saxons : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;travailler autour du problème&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Alors je suis retourné voir ma cliente, et je lui ai raconté l’histoire de l’accordéoniste chinois qui chante&lt;/span&gt; La Banlieue de Moscou &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sur fond de fleuve en crue – elle a compris que ce que cette histoire nous enseigne, c’est que rien n’est plus souple et faible au monde que l’eau, or pourtant pour attaquer ce qui est dur et fort, rien ne la surpasse. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Un sourire de satisfaction attendrie vient éclairer le visage du consultant/conférencier/président, tandis que passe devant nous en courant un bambin aux beaux yeux noirs émerveillés, brandissant dans sa menotte (manifestation inédite mais ô ! combien touchante de cette dévotion qu’on voue depuis toujours aux anciens dans l’Empire du milieu) une grosse touffe de cheveux blancs qu’il vient de prélever sur la tête chenue de l’aïeule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; 6.&lt;br /&gt; Il serait faux de voir la nouvelle approche des problèmes prônée par Monsieur Illuminev comme étant en opposition avec le pragmatisme auquel lui-même doit sa réussite dans les affaires, puis en politique. Souplesse et adaptation – n’est-ce pas là, justement, le secret éprouvé de toute formule innovante ? La somptueuse demeure de sa cliente, si elle s’est littéralement lovée (à l’image du grand escalier d’apparat en marbre) autour de la maison ancienne, recèle mille petites innovations pratiques visant à tirer partie de cette configuration inédite. Ainsi le système de ventilation de la cuisine, ingénieusement relié à l’intérieur de la maisonnette dont elle est mitoyenne (et néanmoins « séparée » par le biais d’une habile disposition interne des volumes, un jeu complexe de comptoirs bas et d’écrans de verre givré). C’est aussi un bon moyen d’échanges culturels ! Le cuisinier est un Français et depuis lors il semblerait que la vieille Chinoise née avant la Grande Marche, elle assure total niveau bouillabaisse, cassoulet, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;and more&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les effets de la crise financière rendent d’autant plus nécessaire de rentabiliser, dans la mesure du possible, l’investissement qu’a représenté la digestion de la vieille dame et de son domicile par la construction moderne, qui s’élève en gradins de un, deux puis trois niveaux d’acier et de (fibre de) verre (elle est entièrement informatisée de façon à dispenser ses occupants d’avoir à effectuer ces  mille petits gestes contraignants de la vie quotidienne qui les rattachaient encore au vulgaire) – &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Sue Ling a beaucoup d’argent, mais de nos jours il ne suffit plus d’être millionnaire pour être riche,&lt;/span&gt; précise Illuminev. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sa profession lui rapporte mais ce sont ses placements en bourse qui ont rendu tout cela possible. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, contrairement à ce que croit en Occident l’homme de la rue, peu de pays ont autant souffert ces derniers mois que la Chine.&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Maintenant, cette maison avec sa vieille il va falloir l’amortir en la faisant visiter aux touristes. Les Chinois, il n’y a que les très vieux comme elle qui ne veulent pas aller vivre dans des tours, mais bientôt ils vont commencer à s’intéresser à leur passé, vous ne croyez pas ? Je veux dire en dehors de la Grande Muraille. Quant aux occidentaux, bon, il y en a moins, mais c’est sûr qu’ils vont adorer. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Avant que le temps n’en fasse son affaire, il est essentiel que la vieille dame ne cesse pas de démontrer son utilité sociale. C’est une question de dignité. Nul ne pourra prétendre, non, personne, que la nourriture qui lui sera jetée par les visiteurs, cette honnête travailleuse chinoise ne l’aura pas méritée et gagnée par sa contribution active à la Mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Autour de nous la fête enfantine bat son plein. De même qu’un Prince éclairé et vigilant met tous ses soins à bien gouverner, une maman habile ne néglige rien : les petits diables sirotent avec gravité et sérieux leurs sodas 0% dans des bouteilles d’aspect « givré » à la signature Absolut™, avant de se ruer rejoindre leurs camarades en train de jouer avec la vieille dame qu’ils ont décidément tout à fait adoptée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« La première fois que j’ai allumé l’électricité, ça a failli exploser!&lt;br /&gt;– C’est que tu t’y es mal pris.&lt;br /&gt;– Oui, regarde, intervient un troisième mouflet, c’est comme ça que ça marche. Je l’ai vu dans&lt;/span&gt; 24h.&lt;span style="font-style:italic;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; D’autres bambins, moins turbulents, préfèrent s’attarder aux abords de la discothèque escamotable, où les plus grands affichent en dansant un air blasé et languide. Certains paraissent rechercher la proximité des adultes, nous-mêmes, et nous les entendons raconter leurs histoires. C’est par exemple Ambre Xue, 11 ans, qui affirme : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« L’âme d’un pianiste est devenue la mienne »&lt;/span&gt;. Sur le circuit international des mélomanes, ses avis et critiques font autorité, même si par réaction contre les « singes savants » du conservatoire de Beijing elle se refuse catégoriquement à toucher un instrument. Plus modeste, sa copine Lili s’est bornée à transformer sa chambre en galerie d’art miniature où elle arrange ses chaussures telles des installations conceptuelles. Lam, 9 ans, a pour sa part créé le site Web commercial www.quiatuemaman.com .  Quant à Dolce et Gab-Han’a, il nous suffit d’avoir visité leurs chambres pour savoir que l’univers des deux rejetons fait échos à celui de leur créative maman. Tout à l’heure nous avons ainsi entendu le petit garçon crâner à propos du bureau ancien qu’il s'est choisi lui-même, quand il avait 6 ans. Et eux et leurs copains sont intarissables quand il s’agit d’analyser la récente hausse de la demande annuelle de jets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le président Illuminev nous entretient du thème de son prochain cycle de conférences, qui le conduira à travers toute l’Europe, la Russie et les États-Unis, soit, comment « vendre la Crise » aux consommateurs paupérisé. Il s’agit pour lui de fournir des réponses adaptées et innovantes à la vague de sentiments négatifs apparus dans l’opinion vis-à-vis des supposés « responsables » des difficultés actuelles. Afin d’illustrer son propos, il entreprend de nous conter une histoire, celle de l’accordéoniste chinois qui chante &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Banlieue de Moscou&lt;/span&gt; sur fond de fleuve en crue. Une histoire dont le sens profond est lié au caractère évidemment inexorable de la catastrophe :&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Je ne pense pas qu’il y ait eu vénalité ou corruption. Ce n’est pas un scandale au sens où nous l’entendons généralement. Le système n’a pas fonctionné comme il aurait dû. Le cadre réglementaire n’était pas adapté à ce que les gens faisaient. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;7.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; Comme nous parlons, un message tombe sur l’iPhone™ du jeune président : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« A3 – Sort – Architecte – Tout de suite »&lt;/span&gt;. Il nous entraîne alors sur la principale terrasse de la maison, d’où nous pouvons apercevoir qu’un bulldozer a malencontreusement plié la Mercedes S. de la maîtresse de maison (qu’elle a customisé façon vilaine tôle et fait couvrir de tags™ par un Street Artist new-yorkais – c’est ça, le nouveau vintage !) Un petit homme d’aspect indistinct, sans doute l’architecte, agite les bras à notre intention, en signe d’impuissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Illuminev ne parait guère troublé. Haussant les épaules, il continue à parler (de solidarité, de la nécessité de dépasser les catégorisations arbitraires de type classes sociales, etc.) en admirant le parc. Non loin de la minuscule silhouette épileptique de l’architecte, notre attention est attirée par le ballet des travailleurs migrants en collant argent, engagés pour la journée afin de parcourir l’immense pelouse en brandissant à l’intention du petit Gab-Han’a, pour son anniversaire, de grosses étoiles en téflon doré synonymes de chance. Nous nous rendons compte qu’il va être temps de prendre congé. M. Illuminev me tend sa carte où on peut lire :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chaos financier – un astrologue au secours de votre épargne.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quel magnifique terrain, soupire-t-il, pensant déjà à son prochain départ. Cela me rappelle ce proverbe de mes aïeux mongols : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Il faut raser toutes les villes pour que le monde devienne une immense et moelleuse moquette où les mères dynamiques de la libre entreprise verront leurs enfants se rouler »&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant longtemps, nous nous reverrons pour en consacrer une parcelle, comme suprême champ de repos. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La victoire revient à celui qui tient le dernier quart d’heure.&lt;/span&gt; Une fois triée, vous verrez, on en fera de magnifiques colliers.&lt;br /&gt;?&lt;br /&gt;C’est triste et en même temps pas vraiment. Ainsi va le monde. Il s’agit d’apporter sa contribution. Nous avons tous une histoire à raconter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN DE LA DERNIÈRE PARTIE.&lt;br /&gt;Sources: &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-sources.html"&gt;JEUDI 12&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-1225513227501165238?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/1225513227501165238/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=1225513227501165238' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/1225513227501165238'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/1225513227501165238'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-fin-episodes.html' title='NORD SUD - L’Automne à Beijing (épisodes 5, 6 et 7)'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-6262418661525428731</id><published>2009-02-08T17:50:00.000Z</published><updated>2009-02-12T16:49:55.018Z</updated><title type='text'>NORD SUD - L'Automne à Beijing (épisodes 3 et 4)</title><content type='html'>-&lt;br /&gt;(Pour les deux premiers épisodes, cliquez &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-episodes-1-et.html"&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;ICI&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;3.&lt;br /&gt; Poussiéreuse la tire de son sommeil le tissu qui colle à sa peau, de ces réalités qui suintent encore. La lumière filtrant, l’apparition d’une pilosité aux aisselles vit en elle — &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;« GAAAARGHHHHHHHHHLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL !!!!!!!!... »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Vous avez bien dormi ? Elle ne vous a pas réveillés au moins ? Notre amie Sue Ling a quelques&lt;/span&gt; "issues" &lt;span style="font-style:italic;"&gt;concernant son apparence »,&lt;/span&gt; nous  confie malicieux Illuminev en nous faisant signe de le rejoindre au sein de l’espace petit-déjeuner, où mijote un roman qui sortira prochainement. Il ajoute bien sûr vous vous étonnerez peut-être que Sue Ling et moi, enfin vous comprenez, après la petite scène pas très encourageante d’hier… C’est l’argent vous comprenez. C’est dans la nature des femmes de succomber au charme des hommes riches. Ou dans leur conditionnement, si vous préférez : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Un conditionnement si efficace que Sue Ling — qui ne s’appelle nullement Sue Ling, au fait — en a peut-être oublié qu’elle est en réalité au moins aussi riche que moi. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Monsieur Illuminev appartient à cette catégorie d’individus dont ma mère avait l’habitude de dire qu’ils n’étaient « pas très intéressants » — une catégorie où elle rangeait, en vrac, Franck Sinatra, Adolf Hitler, Ingrid Bettencourt (après son pèlerinage à Lourde) et Jean-Marie Messier. Il n’en va pas moins de soi que si je partageais son point de vue, jamais je ne serais devenu journaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Mais aussi je suis président. Ça elles aiment. C’est un peu pour cela que je le suis resté, notez bien, parce qu’autrement, l’un dans l’autre, c’est surtout des emmerdes. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; Pas de doute, ce matin, le diable kalmouk est en grande forme. Il évoque les deux enfants de sa cliente, Gab-han’a et Dolce, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« auxquels elle a attribué ces prénoms ridicules pour la même raison qu’elle a enfreint la règle légale de l’enfant unique : parce qu’elle pouvait se le permettre. »&lt;/span&gt; Elle s’était mariée, nous explique-t-il encore, mais l’époux aurait par la suite rapidement succombé à une mauvaise pneumonie, en même temps, toujours d’après Illuminev, qu’à la honte bien chinoise (quoique) d’avoir moins bien réussi que sa femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En dépit de ce cynisme affiché, sa fierté est bien réelle lorsqu’il entreprend de nous détailler l’étendue et la nature du travail réalisé par notre hôtesse — toujours enfermée au premier dans une cabine d’épilation high-tech, aux parois intérieures plaquées or et relevant d’une technologie expérimentale qui, en Occident, demeure à ce jour non autorisée — pour l’aménagement des 4000 mètres carrés de jardins privatifs avec piscine, largement visibles, grâce à une baie vitrée panoramique, concave, depuis la table du petit-déjeuner.&lt;br /&gt;L’oeuvre de la "paysagienne" consiste ainsi en un bricolage de branches coupées par des pinces ou à la main. (+ des caméras partout, des vigiles mobiles, des radars, le portrait en nénuphars du Père, qui fut un membre éminent du parti mais il ne faut pas le dire !) Interdisant, ou du moins délestant les nuages les plus menaçants, ayant proscrit les pêcheurs, les comptables, les paysans et même le maire du village (le chef d’îlot, en réalité) qui revêtait souvent les costumes de jadis – ceux là étaient trop gentils pour être honnêtes. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Inventer à leur usage une belle affabulation qui puisse les consoler — c’est là que j’interviens. »&lt;/span&gt; (Série de zooms sur divers détails des jardins : la verrière était un écran !) Ces saines relations humaines viennent s’ajouter à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’ÂME TOUTE PÉNETRÉE DE BEAUTÉ, DE TRADITION ET DE SACRÉ&lt;/span&gt;, pièce intime au-dessus du séjour. L’ensemble constitue un genre de parc à thèmes dont les protagonistes apparaissent curieusement absents — à une exception près, et non des moindres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Depuis le tout début,&lt;/span&gt; LA VIEILLE &lt;span style="font-style:italic;"&gt;a refusé de bouger. Impossible d’esquiver le problème, vu que sa masure était située pile au seul endroit du terrain qui se prêtait à la construction du bâtiment projeté. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vénérable vieillarde, comme on tentait de la raisonner, affirma avec force sa détermination à mourir dans la maison de ses aïeux. Entendant cela, l’impatiente designer millionnaire aurait, dit-on, rétorqué qu’en tout état de cause, elle pouvait du moins compter là-dessus.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;« Modernité et tradition. Ce sont deux histoires qui s’affrontent ici. Une histoire de la Chine moderne, dynamique, conquérante… Et une autre, tout aussi digne d’admiration, qui s’inscrit dans la continuité et les valeurs. Mon rôle a été de faire se rencontrer ces deux histoires, afin d’ouvrir la voie à une nécessaire réconciliation. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Alors Illuminev raconte :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;4.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Depuis que Sue Ling m’a tapoté la poutre en avril, 300 000 à 500 000 familles pékinoises ont été chassées du centre, expulsées comme on extirpe une verrue. C’est là qu’entrent en scène les artistes parcourant le front, ils remplissent les vides et enlèvent les excédents. L’État les bénit de vendre à des couillons d’occidentaux des pseudo caricatures Pop Art de Mao le bras levé criant : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Hep, taxi ! »&lt;/span&gt;, lofts, villas et tours géantes sonnent de concert le glas des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;hutongs&lt;/span&gt;, les anciennes ruelles, comme des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;siheyuan&lt;/span&gt;, les cours carrées traditionnelles reconnaissables à leurs toits retroussés. Ce vaste mouvement tournant est la clé du triomphe. La victoire revient à celui qui maîtrise le gain solaire passif. Les architectes d’intérieur sont débordés ! Si une cavité s’offre, l’eau la remplit dès qu’elle peut y accéder avec sa Mercedes classe S. Le terrain reste propriété collective — c’est très pratique pour les travaux manuels. La philosophie urbanistique des nouveaux cadres du parti c’est de changer leurs administrés de place pour que l’intérieur (de la cité) soit toujours une surprise. Ainsi la vieille ne sera plus qu’un objet à transporter ou un accessoire à acquérir comme un polochon &lt;span style="font-style:italic;"&gt;VelvetChic&lt;/span&gt; de chez Pomme™ — mais non, là je leur prête une sophistication qu’ils sont loin de posséder, quand le problème est survenu c’était plutôt : des policiers partout, des proclamations patriotiques, des bulldozers, un entrepôt à canons pour ensemencer les nuages, un préavis qui se compte en jours : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« À quoi estimes-tu la valeur de ta face ? »&lt;/span&gt; Avec le renfort de gros bras, des murs dont on ne sait pas s’ils tomberont ni ce qu’ils renferment rendent hommage à la profondeur de leur pensée stratégique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis qu’ils se sont un peu civilisés – le vernis européen + le guide des jeunes les plus influents – ils l’ont traînée en justice pour tenter de l’expulser de la soupente ancestrale. &lt;br /&gt; Avant cela deux jeunes gens en costume étaient venus voir la vieille dame :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« On a du lui arracher toutes ses dents, faisant d’elle un véritable bébé moderne ! La recette est simple : on mélange de la purée et du jambon pour monter l’ossature en deux jours, ainsi que l’électricité et la plomberie. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; Pourquoi faudrait-il que ce soit ma cliente, et seulement elle, qui pâtisse de l’échec de cette acuponcture anti-âge ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Suite et fin: &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-fin-episodes.html"&gt;LUNDI 9&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;SOURCES: &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-sources.html"&gt;JEUDI 12&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-6262418661525428731?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/6262418661525428731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=6262418661525428731' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6262418661525428731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6262418661525428731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-episodes-3-et.html' title='NORD SUD - L&apos;Automne à Beijing (épisodes 3 et 4)'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-7438047659638821966</id><published>2009-02-07T14:34:00.000Z</published><updated>2009-02-12T16:51:02.278Z</updated><title type='text'>NORD SUD - L’Automne à Beijing (épisodes 1 et 2)</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;1.&lt;br /&gt;La châtelaine ne date pas d’hier. C'est-à-dire que ce ne n’est pas de vieux singes qui vont lui apprendre à faire des grimaces — cette remarquable inversion de l’adage trouvera son explication en son temps. À part ça, il s’agit d’une femme qui paraît largement moins de quarante ans, en forme, dynamique, ne lui demandez pas son âge. Sa profession ? Chasseuse de cool. Cool Hunter quoi ! &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Balouga™ c’est l’adresse qui nous manquait »,&lt;/span&gt; lance-t-elle en nous ouvrant la porte de son royaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une porte coulissante unique de six mètres de large qui ouvre sur le patio orienté au sud, un généreux espace de circulation reliant la cuisine et l’entrée : la construction s’intègre dans son site parsemé de chênes avec toute la souplesse d’une cabane en rondins. Là, elle tente toutes les expériences, tous les mélanges de style et se laisse porter par l’inspiration. Sa philosophie — mélanger l’art et la Chine — n’a pu la séparer de son jouet favori : de robustes et souriantes plongeuses assorties à Bob l’Eponge™.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au terme d’une interruption forcée de plusieurs mois, les derniers travaux battent leur plein. Concert de sons lourds et terribles, mélange de rugissements sauvages et de roulements de tonnerre (l’ouïe est de tous les sens, celui qui trouble l’âme le plus gravement). Dehors défile le long cortège de joyeux drilles éméchés, dont le chef de chantier ne manque ni de gaité ni de truculences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Après triage, on en fera de magnifiques colliers !&lt;br /&gt;— Et les gens du quartier, que pensent-ils de votre attitude ? »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Ma maison offrira des distractions et stimulera la créativité dans une atmosphère détendue, agréable et chaleureuse. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pour preuve s’ouvraient encore d'autres patios délimités par des écrans, les couleurs bleu pâle et avocat au cœur de son espace de vie — Connaître avec exactitude et dans le moindre détail tout ce qui vous environne : couverts, obstacles, espaces libres — Trouver sans cesse de nouveaux moyens de se débarrasser de son argent, la société voyant encore d’un mauvais œil la réussite sociale. Elle me glisse, en passant, qu’elle n’a plus rien à se mettre.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« J’ai travaillé dur pour faire quelque chose de cet endroit. Avec des moyens de fortune, comme ce mur, dont la structure indépendante chevauche mais ne touche pas la structure ancienne. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des coups violents à la porte de la maison.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« La vieille je vais me la faire ! Vous m’entendez ! Je vais la fumer ! Avec ses 96 ans, après deux ans de bagarre, c’est un taudis ! »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;À en juger par ses démarrages impulsifs dans la cuisine (celle des pièces qui jouxte le plus évidemment la bâtisse d’origine), la signification profonde de cette maison (la grande) est l’ossature de la vieille dame, recomposée en colonnes tubulaires remplies de béton de 88 millimètres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ouvre la fenêtre, se met à crier. Bientôt, dans un crachement de fumée la pelleteuse s’arrête. Les tissus sèchent au vent et, tels des oriflammes. Le lessivage préventif donne un air de liesse à ce paysage désolé.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« On savait pas que vous étiez là ! lance un ouvrier stupéfait, elle cousue de mille souvenirs.&lt;br /&gt;— Ma mère a vécu plus de 102 ans ! Plus que deux locataires !&lt;br /&gt;— Vous n’avez pas l’impression de tourner en rond, de bloquer un projet à vous toute seule ? »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;2.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la situation est aujourd’hui beaucoup moins tendue qu’il y a encore deux ou trois mois. On peut même dire qu’entre la chasseuse de tendances multimillionnaire et l’aïeule obstinée qui avait fêté son cinquantième anniversaire avant la Révolution Culturelle, est finalement venu le temps de l’apaisement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme par qui s’est accompli ce petit miracle a pour nom Kirsan Illuminev. Vous avez peut-être entendu parler de lui comme du jeune président démocratique, depuis 1993, de la petite mais étonnement dynamique République kalmouke, membre de la Fédération de Russie.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Quand, au milieu des années 90, j’ai créé ma Cité mondiale des échecs, se souvient ce chef d’État pas comme les autres, on m’a traité de fou mégalomane. Pourtant grâce à elle notre capitale, Elista, est désormais connue dans le monde entier. On s’est moqué de moi lorsque j’ai affirmé vouloir en faire un centre universel de vénération du Bouddha. En 2005, c’est à mon invitation que le Dalaï-lama a visité la Russie. On s’est encore moqué quand j’ai rendu obligatoire l’apprentissage des échecs dans toutes les écoles. Et après ? N’importe qui possédant une certaine connaissance du monde du sport, par exemple, est au fait de l’étroite corrélation qui existe entre la probabilité de voir émerger de nouveaux champions et, d’autre part, le nombre total de licenciés… »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interrogé au sujet de certaines allégations formulées à son encontre, relatives, entre autres, à la disparition en 1998 de Mme Sonia L., M. Illuminev réagit avec bonhomie :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Ces femmes russes hystériques écrivent des choses du genre :&lt;/span&gt; Avec ses deux yeux malicieux de Kalmouk, d’un vert de chat et d’une vivacité de rat, pistolet au poing, il courait en tout sens et faisait des aller et venues, cherchant de nouvelles victimes… &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans parler des préjugés, disons, ethniques ici à l’œuvre, qui irait prêter foi à pareilles histoires ? »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la fonction de président de la République, toute passionnante qu’elle soit, ne saurait constituer une fin en soi pour un homme moderne qui, même au bout de seize années passées en poste, se sait dépendre du bon vouloir de ses actionnaires. Aussi Monsieur Illuminev a-t-il mis a profit son temps de loisir et ses nombreux déplacements à l’étranger afin d’entamer une fructueuse collaboration avec le &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;User-Centered Design Group&lt;/span&gt;, centre de recherche privé fondé à Hillsboro, dans l’Oregon, en qualité de consultant. C’est à ce titre qu’il est présent ici parmi nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« L’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;U.C.D.G.&lt;/span&gt; a pour vocation de renseigner l’entreprise concernant ce que nous appelons les idiosyncrasies partagées d’un groupe de consommateurs donné, défini par une certaine appartenance ethnique ou religieuse, plus ou moins large, au sein de l’ensemble des marchés émergents. Par exemple, certaines firmes occidentales  de vente à distance ou dont les produits, parfois fragiles, se présentent sous emballage scellé, ont été surprises de découvrir que dans beaucoup de pays d’Asie, la tradition veut qu’on n’achète jamais sans avoir préalablement palpé la marchandise… »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce quoi disant, Monsieur Illuminev se permet envers notre hôtesse un geste que d’aucun jugeront déplacé, provoquant de la part de cette femme forte et résolue, aguerrie par les luttes sans merci dans les affaires du secteur de la mode et du design, une réaction énergique consistant à claquer violemment sur les doigts du malotru la porte d’une armoire chinoise de mariage repeinte en rose pâle Farrow &amp; Ball™ dans laquelle elle était en train de farfouiller (– à la recherche, nous dira-t-elle plus tard, d’un pistolet de calibre 38 dont elle comptait user afin de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« faire comprendre à la vieille que réconciliées ou pas, fallait tout de même qu’elle se rappelle qui c’était la patronne »&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Illuminev masse en grimaçant sa main meurtrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Ok, Sue Ling marque dix ! Vous connaissez ? C’est ce qu’on dit à la belotte. J’en parle dans mes séminaires. Je fais plein de conférences et de séminaires. J’explique à Sue Ling comment vendre aux Français, et aux Américains comment vendre à Sue Ling. Je suis un genre d’ethnologue, vous comprenez. Et si je vois que ça ne passe pas, alors je leur raconte&lt;/span&gt; L’histoire de l’accordéoniste chinois qui chante La Banlieue de Moscou sur fond de fleuve en crue&lt;span style="font-style:italic;"&gt;…»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite: &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-episodes-3-et.html"&gt;DIMANCHE 8&lt;/a&gt; et LUNDI 9.&lt;br /&gt;Les &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-sources.html"&gt;SOURCES &lt;/a&gt;seront précisées dans un quatrième post (jeudi).&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-7438047659638821966?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/7438047659638821966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=7438047659638821966' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7438047659638821966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7438047659638821966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/02/nord-sud-lautomne-beijing-episodes-1-et.html' title='NORD SUD - L’Automne à Beijing (épisodes 1 et 2)'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-7333601165252313909</id><published>2009-01-20T18:54:00.001Z</published><updated>2009-01-20T18:56:16.477Z</updated><title type='text'>NORD - Olive Says</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SXYeLug10VI/AAAAAAAAABs/qjbuPVlTaXs/s1600-h/IMG_0197r%C3%A9duite.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SXYeLug10VI/AAAAAAAAABs/qjbuPVlTaXs/s400/IMG_0197r%C3%A9duite.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5293451598833766738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-7333601165252313909?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/7333601165252313909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=7333601165252313909' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7333601165252313909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7333601165252313909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/01/nord-olive-says.html' title='NORD - Olive Says'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SXYeLug10VI/AAAAAAAAABs/qjbuPVlTaXs/s72-c/IMG_0197r%C3%A9duite.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-6011569098982726660</id><published>2009-01-10T18:08:00.000Z</published><updated>2009-01-10T19:33:35.869Z</updated><title type='text'>NORD - N. — D. — E.</title><content type='html'>Ce matin mon ordinateur est tombé en rideau et c’était tout à fait comme de contempler mon propre cadavre. Oh ça, oui, le voyant était allumé. Impossible d'éteindre ou de redémarrer. Ni vraiment "On" ni vraiment "Off". Juste &lt;span style="font-style:italic;"&gt;out&lt;/span&gt;. D’habitude, en semblable circonstance, j’aurais cassé quelque chose, martelé le mur, le bureau, hurlé seul comme un possédé. L’ensemble de mes écrits, mes projets en cours, les rush des vidéos auxquelles nous travaillons --- tout cela était enfoui derrière cet écran noir, perdu, peut-être définitivement. Sans parler des traces de mes contacts sociaux (cette expression en vaut bien une autre, depuis — ? — depuis, sans doute, qu’il ne demeure plus guère pour moi, comme pour d'autres, aucune forme de relations sociales effectives hors de ce flux de réseaux et coordonnées dont la contrepartie paradoxale est l’archivage). J'ai conçu les grandes lignes de notre site, STASE, mais c'était sur le papier. Arnault et Rudy, après Emma elle-même, se sont chargés de la mise en place. Ma propre incompétence en informatique fait qu'en cas de problème, je suis bien incapable d'en évaluer la gravité et, le cas échéant (j'insiste sur cette nuance), de le relativiser. Et voilà que je regardais simplement cet écran noir, ne ressentant rien. Indifférent ? Je ne dirais pas ça. Plutôt le sentiment, qui ces jours-ci ne me quitte plus, d’être --- atrocement léger. Effrayé, jaloux, chaque fois que je croise quelqu’un dans la rue, dans le métro, au café, de sentir par contraste chez d’autres êtres une si redoutable densité. J’essaie de ne pas juger ces employés (est-ce que je ne suis pas moi-même un employé ? mais je n’ai plus vraiment de collègues, ce qui un sens est pire, c’est faire partie du troupeau sans jouir de sa chaleur) qui caquettent durant leur pause déjeuner sur le bon et le mauvais chef, le bon et le mauvais collègue, le bon et le mauvais amant, la performance. Je l’évite précisément parce que j’ai conscience de les envier. D’envier chez eux ce qui, une fois épuisées les plus ou moins vieilles vues de l’esprit &lt;span style="font-style:italic;"&gt;(« Philosophie, hélas! jurisprudence, médecine, et toi aussi, triste théologie!... je vous ai donc étudiées à fond avec ardeur et patience : et maintenant me voici là, pauvre fou, tout aussi sage que devant »)&lt;/span&gt;, héritées ou construites, devrait en tout logique demeurer le seul critère d’appréciation valable ou valide --- j'ai nommé, leur CAPACITÉ D’ADAPTATION. Que je m’imagine, si ça se trouve. Léger. Trop léger. Une impression qui ne remonte, quand j’y pense, qu’à quelques semaines. J’ai dit qu’en de telles situations --- pertes de contrôle, impuissance à maîtriser le cours des évènements, la mécanique qui part dans le mur --- je deviens très vite violent, je deviens fou, surtout pas, comme aujourd’hui --- &lt;span style="font-style:italic;"&gt;détaché &lt;/span&gt;: l’équivalent, en termes post-humains, d’une « Near Death Experience ». J’appuyais sur des touches — au hasard, je ne saurais faire mieux. J’ai retourné la machine — le portable —, tenté une première fois d’en ôter la batterie. Le voyant « marche » restait allumé, l’écran noir, l’ordinateur muet. Réalisant que j’avais oublié de débrancher l’alimentation je l’ai fait, puis retiré la batterie une seconde fois. Enfin toute ma vie --- mais pour combien de temps ?? --- est réapparue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-6011569098982726660?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/6011569098982726660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=6011569098982726660' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6011569098982726660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6011569098982726660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2009/01/nord-n-d-e.html' title='NORD - N. — D. — E.'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-2060726111379619359</id><published>2008-12-31T09:58:00.000Z</published><updated>2008-12-31T11:07:54.584Z</updated><title type='text'>NORD - Premier de l'An aNTIDATé</title><content type='html'>Au moment d'ajouter à notre &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;liste de liens&lt;/span&gt; celui vers le BLOG des éditions &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;aNTIDATA&lt;/span&gt;, j'avais confié aux intéressés mon intention de rédiger un post spécial afin d'annoncer sa création --- cette nouvelle métamorphose d'un collectif éditorial aussi créatif sur le net que pour leurs publications "papier" méritant, en soi, d'être signalée. J'aurais aujourd'hui d'autant moins d'excuses à manquer à ma parole que vient de paraître sur ledit blog un de nos récents textes, moins expérimental que d'autres, mais qui aborde par ailleurs de façon plus "frontale" un sujet, on va dire, politique:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://antidata.over-blog.com/article-25240415.html"&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La ballade de Lubja&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Traiter de l'immigration et du "problème des sans papiers" mais &lt;span style="font-style:italic;"&gt;hors du contexte français&lt;/span&gt;, à partir d'une expérience personnelle - la mienne, en l'occurrence: le personnage est quelqu'un que j'ai connu - et le plus simplement possible, nous a en effet paru intéressant puisqu'on nous proposait comme thème de travail &lt;span style="font-style:italic;"&gt;la république&lt;/span&gt;.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la seconde fois que nous collaborons avec aNTIDATA. Nous avions ainsi déjà contribué au dernier numéro de leur ancienne revue en ligne, via une toute petite nouvelle intitulée &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;mICROMEGAS-lab&lt;/span&gt;, Celle-ci a marqué le retour de notre personnage fétiche du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pillage&lt;/span&gt; (sur le site STASE), le Grand Président Illuminev, et elle a pour objet &lt;a href="http://www.antidata.org/numero17/index.htm"&gt;un bizarre réveillon du Jour de l'An&lt;/a&gt;. Donc c'est le moment ou jamais de la lire ou la relire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Et, à propos, bon début d'année à tous - pour la suite, qui vivra verra!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;fm&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-2060726111379619359?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/2060726111379619359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=2060726111379619359' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2060726111379619359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2060726111379619359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/12/premier-de-lan-antidat.html' title='NORD - Premier de l&apos;An aNTIDATé'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-7028986347358728916</id><published>2008-12-29T18:49:00.001Z</published><updated>2008-12-29T18:49:26.608Z</updated><title type='text'>SUD - Blonde</title><content type='html'>Le segment callipyge moulé dans une jupe droite de soie noire coupée sous le genou fait de sérieuses embardées autour de l’axe qui relie les escarpins au chapeau. Le chapeau : un bibi à voilette qui laisse voir la blondeur artificielle, la pâleur du teint et les yeux charbonneux à travers la résille piquée de mouches. Le visage est comme posé sur le boa en plumes anthracite.  La bouche a la forme et la couleur du sofa de Mae West. Elle avance, blonde et fatale, sur le quai du train. Ohé ! La main charnue comme celles des bébés agite au-dessus de la tête ses doigts aux ongles laqués rouge.&lt;br /&gt;- Mademoiselle oh mademoiselle attendez ! Vous êtes, vous êtes Ma Ma Ma&lt;br /&gt;- Evidemment mon chou ! C’est moi qui ai le vagin !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-7028986347358728916?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/7028986347358728916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=7028986347358728916' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7028986347358728916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7028986347358728916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/12/sud-blonde.html' title='SUD - Blonde'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-6561711397383605069</id><published>2008-12-29T18:08:00.000Z</published><updated>2008-12-29T18:51:30.532Z</updated><title type='text'>SUD - En passant...</title><content type='html'>Un décolleté rouge siècle&lt;br /&gt;permet de disculper l'élégance&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-6561711397383605069?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/6561711397383605069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=6561711397383605069' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6561711397383605069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6561711397383605069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/12/sud-en-passant.html' title='SUD - En passant...'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3472302691747534454</id><published>2008-12-27T15:06:00.000Z</published><updated>2008-12-29T18:14:02.394Z</updated><title type='text'>SUD - Leftover</title><content type='html'>Paperasse...&lt;br /&gt;A bout de faire semblant&lt;br /&gt;Je range mon bureau&lt;br /&gt;pour tromper l’ennui&lt;br /&gt;et moi&lt;br /&gt;Entre deux tas de trucs et de machins&lt;br /&gt;Buster Keaton grimpe au mur d’un ticket de cinéma&lt;br /&gt;au dos "Reviens-moi"&lt;br /&gt;décidément je ne trompe personne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tournique dans ma cyclothimie. &lt;br /&gt;Un coup spleeneuse - l’oeil vague chialant noir estampillé Bourgeois - &lt;br /&gt;un coup la rage : un muscle&lt;br /&gt;tétanisé gorgé de sang&lt;br /&gt;souffle court d’adrénaline&lt;br /&gt;le ventre affamé &lt;br /&gt;qui pourrait avaler n’importe quoi&lt;br /&gt;n’importe qui. &lt;br /&gt;Pas d’idées. Quoi faire avec ? &lt;br /&gt;Du désir sans objet. C’est la chair qui parle.&lt;br /&gt;Je m’ennuie... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Miss Dalloway dit qu'elle s'occuperait elle-même des fleurs. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3472302691747534454?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3472302691747534454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3472302691747534454' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3472302691747534454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3472302691747534454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/12/nord-recyclage.html' title='SUD - Leftover'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-4099659016533541540</id><published>2008-12-20T18:24:00.000Z</published><updated>2008-12-20T19:09:41.557Z</updated><title type='text'>NORD - La vie des bêtes, suite: Qui êtes-vous, Olive Oï?</title><content type='html'>Puisque ce sont les Fêtes de fin d'année, et tout et tout, sacrifions à la tradition et laissons bosser les autres, histoire d'hiberner tranquille. CQFD, ce deuxième post consécutif concernant le blog ami &lt;a href="http://alasouris.blogspot.com/"&gt;La vie des bêtes dessinée à la souris&lt;/a&gt;, où &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;l'horoscopitone&lt;/span&gt; du 21 décembre est dû à notre chère &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Olive Oï&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non contente d'avoir été nommée (par nous-mêmes, comme le veut l'usage) ministre plénipotentiaire chargée de l'audiovisuel des Mutants Anachroniques, Olive, qui est très joueuse, aime s'amuser à composer plein de petits poèmes bizarres à partir de divers outils qu'on dira "standardisés": un logiciel de traduction, un kit de pseudo "écriture automatique" acheté dans une boutique de gadgets à coloration vaguement culturelle... La question est alors - elle ne la pose pas mais je le fais à sa place -: la puissance industrielle mise au service, non de vos sols, mais d'un effort conscient de création, cela doit-il nécessairement donner un résultat absolument standardisé et impersonnel? Une poésie manufacturée?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, encore une fois, Olive je crois bien qu'elle s'en balance.&lt;br /&gt;C'est juste une fille comme toi et moi. Enfin, je crois, plutôt comme toi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(Les petites vidéos des Mutants auxquelles participe Olive Oï seront en ligne au début de l'année pour la première, avant le printemps pour la seconde. Quant à moi je vais me coucher. A bientôt.)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-4099659016533541540?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/4099659016533541540/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=4099659016533541540' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4099659016533541540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4099659016533541540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/12/nord-la-vie-des-btes-suite-qui-tes-vous.html' title='NORD - La vie des bêtes, suite: Qui êtes-vous, Olive Oï?'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3599640880148406282</id><published>2008-12-15T13:37:00.000Z</published><updated>2008-12-16T10:17:29.026Z</updated><title type='text'>NORD - La vie des bêtes dessinée à la souris</title><content type='html'>Nous avons enfin ajouté à notre blog une liste de liens, ce qui est la moindre des choses puisque plusieurs des personnes ou entités concernées nous avaient déjà "linckés". J'en profite pour signaler ici ma récente et modeste participation au dernier blog en date créé par CAROLINE HAZARD (officiellement consacrée "légende vivante de la blogosphère" par l'éminent Igor Tourgueniev), &lt;a href="http://alasouris.blogspot.com/"&gt;LA VIE DES BÊTES DESSINéE A LA SOURIS&lt;/a&gt;. Il y est expliqué ce qu'est au juste un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;HOROSCOPITONE&lt;/span&gt;, aussi je vous laisse le découvrir par vous-même. Quant à &lt;a href="http://alasouris.blogspot.com/2008/12/horoscopitone-dimanche-guest-frdric.html"&gt;mon horoscopitone à moi&lt;/a&gt;, s'il est désormais périmé astrologiquement parlant, j'espère grâce à lui avoir un peu contribué à la réhabilitation de l'art aujourd'hui presque éteint de la décalcomanie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3599640880148406282?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3599640880148406282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3599640880148406282' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3599640880148406282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3599640880148406282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/12/nord-la-vie-des-btes-dessine-la-souris.html' title='NORD - La vie des bêtes dessinée à la souris'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-2703851859006573294</id><published>2008-11-21T16:55:00.000Z</published><updated>2008-11-22T14:50:58.803Z</updated><title type='text'>NORD SUD - Portrait de FM en poète persan ou De l’obsession de faire connaître Le Pillage et de se laver les mains</title><content type='html'>Rassembler la documentation nécessaire, tâche ingrate à l’extrême mais relativement aisée pour moi qui fut sa sœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il eut bien tôt assez de son état et de la mesquinerie de son milieu. Dont point n’était exempt. Fils d’un scribe aisé, mais se sentant demeuré paysan parmi des condisciples tout frais descendus des jardins de Babylone, encore jeune poète, il avait écrit jaloux :&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Gentilshommes de la Cour, de la Suite et de la Cornette,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Qu’ils les faussent, les ouvrent, les escartent !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Et passent par le mitan,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Et font halte après,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Et se retirent froidement !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant il savait ne pas pouvoir passer toute sa vie à respirer les aisselles épilées des filles aux concerts — « &lt;em&gt;Non tu ne peux pas t’asseoir sur mon lit juste en sortant du métro c’est plein de microbes bordel ! Ou alors t’enlèves ton jean—* &lt;/em&gt;» Comment laisser les choses en l’état ? « &lt;em&gt;J’avais envie de baiser tout ce qui bouge et sans doute les cadavres aussi. Tu l’as sur toi le désinfectant pour les mains ? &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pénibles vicissitudes de son existence, pour une bonne part, il en fut seul responsable. Il semble que la première rédaction du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pillage &lt;/span&gt;ait été achevée dès 2001. 666 pages tapuscrites sur un rouleau unique. Fermer à double tour la serrure principale, les 2 verrous. Replacer la clé dans la serrure principale pour vérifier qu’elle est bien fermée. Fermer ouvrir ouvrir fermer. Tour de clé à gauche, un autre à droite. Tirer sur la poignée à s’en faire blanchir les phalanges. Oui c’est bien fermé. Il descend alors chercher du pain. Pendant ce laps de temps, un ami calligraphia l’ouvrage en 7 volumes, un autre se proposa pour le réciter. En effet, l’époque voulait que toute œuvre nouvelle fût présentée au Prince, au moins aux gens du bureau — &lt;em&gt;Au fait, est-ce que j’ai bien fermé la porte ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lui le bureau — &lt;em&gt;où mon rôle de valet Matti éprouve mes yeux et mon tempérament &lt;/em&gt;— était une chose aussi énigmatique, aussi digne d’admiration que l’est une locomotive pour un petit enfant. Lorsqu’il y parvint, la roue du sort avait tournée : un nouveau ministre, animé de toutes autres dispositions, se trouvait en place. Appliqué à faire de sa cour de Boukhara le centre d’un nouveau mouvement. On ne sait si notre poète, fouailleur de vieilles chroniques, s’y reconnaissait, plus qu’il n’avait pu se reconnaître dans les précédentes rénovations. Peut-être, d’ailleurs, n’était-ce guère souhaitable : tant lui était difficile d’apprécier à sa juste valeur une chose suspecte d’offrir, à quelque niveau que ce fût, la moindre ressemblance ou analogie avec cette personne qu’entres toutes il exécrait. Non pas le prince — le ministre encore moins : LUI. Hochant la tête d’un guichet à l’autre pour finir par arriver jusqu’au bon, désemparé, se balançant d’un pied sur l’autre et se demandant que faire, il triompha de l’épreuve en exhumant le nom d’une bataille oubliée. Parvint à présenter le livre à Mahmoud, mais celui-ci n’y prêta guère attention. Il décida de chercher fortune ailleurs — &lt;em&gt;Qu’est-ce que j’ai fait de ce putain de désinfectant ?&lt;/em&gt; — Et reprit alors le chemin du Khorasan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il croyait y pouvoir compter sur l’appui du grand vizir. Entrer, présenter l’œuvre, prendre sa monnaie, découvrir qu’on lui avait donné un écu de trop (êtes-vous déjà entré avec lui dans un bureau de poste ?) Y contractant peut être une maladie, incapable de dénouer autrement l’équivoque, réelle ou imaginaire — &lt;em&gt;Merde où sont les toilettes ! Il faut que j’aille me laver les mains…&lt;/em&gt; — Arrivé en bas, à la dernière marche, il s’aperçut qu’en fait, l’écu qu’il avait rendu lui appartenait. À bout de force, littéralement assailli par une lumière blanche et tremblante, le monde était et reste une énigme pour lui. Un secret mystique. Il pensa remonter, réclamer la piécette, puis craint de déranger pour si peu, s’en serait voulu de passer pour pingre. De crainte de la colère du vizir, finalement il s’enfuit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ispahan, ville aux environs de laquelle il faillit périr noyé — &lt;em&gt;à cause de l’état d’esprit ou plutôt de nerfs dans lequel je ne m’étais pas trouvé,&lt;/em&gt; — il s’en éloigna lentement, comptant et recomptant encore. Il décida un ultime voyage pour présenter le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pillage &lt;/span&gt;— satire qui ridiculisait de puissants voisins, tel de la neige ou du sable envahissant les maisons d’Elista — à Chahryar, émir des côtes caspiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En chemin, il s’arrêta aux bains publics pour se laver les mains, et se fit servir un verre de bière, privé de tout appui. Non il n’a pas pu dire au directeur auquel il vouait une admiration éperdue (sérieux !) parce qu’il tapait si vite sur son PC, gris au milieu des plaines venteuses : &lt;em&gt;J’ai toujours eu la tête pour la diplomatie, mais pas les nerfs.&lt;/em&gt; Le manuscrit, il n’en était toujours pas satisfait. Pas le directeur. Lui. Mentir, mentir au directeur ? Non  impossible. « &lt;em&gt;Si tu avais senti sa main au contact de la tienne tu l’aurais retirée. Un rôle qui ne me serait pas si pénible si je n’appréciais ni respectais autant…&lt;/em&gt; » — Alors laisse tomber lui dis-je. Nul besoin de nourrir de grandes illusions sur ton charme pour en être un rien troublé. « — &lt;em&gt;Comment ça laisse tomber !?? &lt;/em&gt;» Et ce manège se répétait dans chaque magasin, chaque restaurant, chaque cour. Sans parler des incessants remaniements de notre œuvre commune, qui n’était jamais présentée que &lt;a href="http://www.stase.org"&gt;dans des mises en scènes grandioses&lt;/a&gt;, complexes machineries à tout moment susceptibles de pannes, ses divers éléments dispersés à dessein au gré de labyrinthes baroques, &lt;a href="http://www.stase.org"&gt;engendrant sans cesse de nouvelles significations&lt;/a&gt; qui se perdaient dans le vent de la fête. L’inutilité de l’effort provoque un sarcasme amer. « Par la barbe du prophète, tu n’es qu’un putain de Kafka ! » braillai-je une fois dans le combiné.  Par malheur, le trône des Samanides croulait déjà. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement de retour, il eût bien tôt assez de son état et de la mesquinerie du milieu : « &lt;em&gt;De moyens et de grades point, comme aucun de mes compagnons… qu’aujourd’huy je les vois advancez comme potirons et fort aggrandis. &lt;/em&gt;» Du fond du cœur, la plupart des gens qu’il se forçait à côtoyer, ça lui faisait du mal. Souffrance qui disait-il aurait été bien moindre s’il n’avait apprécié, s’il n’avait respecté autant, et cetera, et cetera. Lui qui savait ne pas pouvoir passer toute sa vie à respirer les aisselles épilées des filles aux concerts ! — « &lt;em&gt;Quand tu en vois une qui n’a même pas 25 ans venir t’expliquer à toi combien elle est pétée, mais alors à quel point… &lt;/em&gt;» — Toujours ce gimmick hors de sa portée auquel il vouait, naïf la plus haute estime. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;En dehors du temps effectivement passé à écrire,&lt;/span&gt; me confiait-il dans une de ses lettres, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;je me sens écrasé et indigne.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un matin, les mulets paissaient dans l’herbe haute des rives. Il s’avança jusqu’à la rivière pour s’y purifier les mains. Puis, avant de lui dédier le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pillage&lt;/span&gt;, qu’il passa quelque temps à polir encore, il rompit alors toute relation avec le vizir et enfin, il vint au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;*&lt;/span&gt; &lt;em&gt;Les passages en italiques reproduisent divers propos saisis sur le vif, ou bribes de confessions de FM, par moi recueillies. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Autres sources :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Milena&lt;/em&gt;, Margaret Buber Neumann — &lt;em&gt;Mémoires du seigneur de Brantôme &lt;/em&gt;— Les vies de Firdûsî et de Dietrich Grabbe, in &lt;em&gt;Le Dictionnaire des auteurs&lt;/em&gt;, de Valentino Bompiani, Robert Laffont — &lt;em&gt;La Mort en Perse&lt;/em&gt;, Annemarie Schwarzenbach.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-2703851859006573294?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/2703851859006573294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=2703851859006573294' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2703851859006573294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/2703851859006573294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/11/nord-sud-portrait-de-fm-en-pote-persan.html' title='NORD SUD - Portrait de FM en poète persan ou De l’obsession de faire connaître Le Pillage et de se laver les mains'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-4182213288525798045</id><published>2008-11-07T18:31:00.000Z</published><updated>2008-11-07T18:34:02.448Z</updated><title type='text'>SUD - Pariscope</title><content type='html'>Dans la rue&lt;br /&gt;toutes les jeunes filles &lt;br /&gt;tiennent leur sac comme Kate Moss&lt;br /&gt;qui tient son sac comme Grace Kelly&lt;br /&gt;qui tient son sac comme la reine d'Angleterre&lt;br /&gt;qui tient son sac comme une vieille conne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-4182213288525798045?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/4182213288525798045/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=4182213288525798045' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4182213288525798045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/4182213288525798045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/11/sud-pariscope.html' title='SUD - Pariscope'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-830194533367549141</id><published>2008-11-01T14:29:00.000Z</published><updated>2008-11-01T14:34:14.615Z</updated><title type='text'>NORD - Visitation parisienne</title><content type='html'>Sœur Emmanuelle nous a laissé un peu de sa lumière pour éclairer les jours sombres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-830194533367549141?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/830194533367549141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=830194533367549141' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/830194533367549141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/830194533367549141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/11/nord-visitation-parisienne.html' title='NORD - Visitation parisienne'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-8554648442077245746</id><published>2008-10-21T17:13:00.000+01:00</published><updated>2008-11-22T14:12:14.267Z</updated><title type='text'>SUD - Lettre à l'amant imaginaire</title><content type='html'>Une fois n'est pas coutume, je vous écris le matin. Il se trouve que je suis à la maison car j'ai attrapé une maladie passée de mode depuis de 2 siècles. Décidément je suis vraiment une fille d'un autre temps. Donc j'ai les poumons en feu, chaque respiration produit le son d'un moteur de voiture et je crache du sang. C'est terriblement éprouvant mais follement exotique, un peu comme si avaient poussés autour de moi des paravents chinois, des tentures de soie brodées de minuscules fleurs blanches de cerisiers, je m'attends à ce que Monsieur Swann sonne à l'instant même ou peut être Monsieur de Lamartine. J'enverrai Olympia ouvrir, c'est ma femme de chambre, une mulâtresse d'une beauté quasi inconvenante pour sa position. J'aime la fièvre et son cortège de fantasmes. Soudain je comprends mieux pourquoi Michaux a passé sa vie enfiévré avec des baobabs qui poussaient dans son lit et tout un bestiaire rampant sur les murs de sa chambre crasseuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis seule avec des livres de Gabrielle Wittkop. Il y a pire comme compagnie et je ne pourrais d’ailleurs pas prétendre à mieux. La phtisie est une maladie de solitaire. Parler nécessite un effort si démesuré que ce serait  folie de s’y employer pour satisfaire à la seule futilité de ma conversation. Un amant serait aussi bien inutile qui se laisserait par bonté secouer par ces quintes de toux abominables, puis se lasserait ; m’obligeant à quitter l’étreinte condescendante de ses bras pour aller cracher ces mucosités rouges de sang et gluantes. J’ai réprouvé la fureur instinctive que j’avais de les toucher. Tenir entre le pouce et le majeur ces petits agrégats carmin et poisseux. Un plaisir tactile comme les enfants en ont, toujours à vouloir mettre la main dans leur assiette de pâtes, à gratter la terre, à presser un lombric entre leurs doigts pour en faire jaillir la pulpe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant l’accalmie qui étire l’espace entre deux crises, mes forces ne me permettraient pas non plus de gouter aux plaisirs sensuels. Pas comme l’une ces maladies dite honteuses mais pas trop grave qui vous ferait par jeu envoyer votre amant le nez entre vos cuisses pour vous badigeonner les lèvres et qui s’étonne de leur roseur, de la fraîcheur inattendue de leur parfum en pareille circonstance, si ce n’était ce petit renflement là, aïe, vous gémissez et tortillez les fesses quand il y pose le doigt, et qui, trouvant le badigeon bien triste, préfère y glisser la langue, puis le doigt et bientôt le sexe tout entier qui vous fait hurler de douleur puis de plaisir jusqu’à ce que vous ne puissiez plus les distinguer l’un de l’autre. Quand c’est fini, c’est autre chose. Une carotte de fer chauffée à blanc empalée dans votre ventre des larmes vous viennent aux yeux. Vous urinez sous l’eau froide pour noyer l’acidité. Il fait une moue enfantine et vous passe la main sur la joue. ça va ? Vous dites que oui, vous dites que vous payez cher ces quelques instants de volupté et que maintenant c’est malin, vous êtes intouchable pendant dix jours alors que si on avait été sage en quatre ou cinq jours c’était réglé. Il continue de sourire parce qu’il sait bien que vous ne le priverez pas de caresses pendant si longtemps, que vos doigts et votre langue et votre bouche tapissée de soie humide engloutiront à nouveau avec délice son sexe dur tendu vers votre nez, ses bourses effleurant vos seins qu’il aura dégagés de leur prison de dentelle blanche pour en pincer le bout. Il vous vient alors à l’esprit qu’il a fait exprès de vous casser pour mieux vous faire marcher autrement. &lt;br /&gt;Mais je vous disais donc que rien de tout cela n’est envisageable dans mon état. Encore ai-je la chance que mes capacités physiques que permettent à nouveau de lire. J’en étais bien incapable hier encore. &lt;br /&gt;J’attends de vos nouvelles. Cette nuit peut être ? Ne me laissez pas languir trop longtemps !&lt;br /&gt;Je vous aime, je vous désire, je vous attends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre E.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-8554648442077245746?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/8554648442077245746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=8554648442077245746' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8554648442077245746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8554648442077245746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/10/sud-lettre-lamant-imaginaire.html' title='SUD - Lettre à l&apos;amant imaginaire'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-5229269202186851407</id><published>2008-10-09T14:39:00.000+01:00</published><updated>2008-10-09T15:44:20.622+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD - Life is SOAP – Don’t you bend over to pick it up*</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SO4RZX3IeWI/AAAAAAAAABk/Td4iAhdd-h8/s1600-h/LaureManaudouTV.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SO4RZX3IeWI/AAAAAAAAABk/Td4iAhdd-h8/s200/LaureManaudouTV.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255156942787606882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CFRDRIC%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C02%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:Verdana; 	panose-1:2 11 6 4 3 5 4 4 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:536871559 0 0 0 415 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CFRDRIC%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C02%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:Verdana; 	panose-1:2 11 6 4 3 5 4 4 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:536871559 0 0 0 415 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 10"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CFRDRIC%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C04%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;ÉPISODE 1 : Escapade.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;Le lendemain de la lecture à laquelle les avait conviés à participer une écrivaine de renom dans le cadre de « la Galerie » (cf. saison 2, dernier épisode : &lt;i&gt;La Nuit des toucheurs de bras&lt;/i&gt;), Emma prend congé de Frédéric et part le jour même en vacances en Europe centrale, seule sans son mari…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;ÉPISODE 2 : Le gardien de mon frère.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;Frédéric commence déjà à se plaindre de son nouvel emploi. Au cours d’un dîner son frère, Laurent, lui annonce sa décision de se présenter sur une liste aux prochaines élections…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: trebuchet ms;font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal" &gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;ÉPISODE 3 : La crise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;Frédéric a de nouveau des inquiétudes au sujet de ses yeux. Sa compagne, Olive, déjà assaillie de doutes concernant sa carrière, se voit renvoyer une de ses traductions qui avait pourtant été acceptée par l’éditeur. En la relisant Olive s’aperçoit, confuse, qu’elle est pleine de coquilles…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;ÉPISODE 4 : Incertitudes et trahisons.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;Les Mutants Anachroniques décident de tourner une vidéo… mais qui choisir pour la réaliser ? Par ailleurs c’est au tour de Laurent, le frère de Frédéric, d’avoir une désagréable surprise : le soir de la victoire à l’élection, son nom a disparu de la liste des futurs délégués…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;ÉPISODE 5 : Merci la vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;Rudy, le graphiste du site des Mutants, est renversé par une voiture. Amputé des deux jambes, il demeure en soins intensifs où il reçoit la visite surprise d’une ex-star du X devenue écrivain…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;ÉPISODE 6 : Série noire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;Olive, dont une autre amie a également été victime de l’accident, est bouleversée, mais son moral subit un nouveau choc quand elle apprend que son oncle JP est mourant…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;ÉPISODE 7 : Comme un feuilleton brésilien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;Emma, qui a repris contact avec Alena, la « fiancée radioactive » du Grand Pillage, est rejointe dans le sud par Frédéric, venu régler les détails de la création de leur blog. Le soir, alors que son mari et les autres invités sont partis se coucher après une soirée trop arrosée, elle flirte avec lui dans le jardin…&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;ÉPISODE 8 : Fiction et réalité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p style="font-family: trebuchet ms;font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal" &gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;Dans le train qui le ramène à Paris, Frédéric prend la décision d’avoir dès son retour une conversation sérieuse avec Olive concernant les implications et les dangers de la pratique artistique…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: trebuchet ms;font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal" &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: trebuchet ms;font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal" &gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;ÉPISODE 9 : L’anniversaire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;C’est l’anniversaire d’Olive. A cette occasion Frédéric lui fait cadeau d’une robe conçue sur mesure par une styliste berlinoise rencontrée à « la Galerie ». Emma, dont le propre anniversaire est imminent, se plaint de la solitude et entame la rédaction d’un roman…&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="trebuchet ms"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;ÉPISODE 10 : Olive et Fred se mettent au vert.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;Olive et Frédéric, anxieux de retrouver un peu de calme et de sérénité malgré l’accident de Rudy et la maladie de JP, partent à la campagne rejoindre des amis. Mais ces derniers ont des enfants…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;ÉPISODE 11 : Affaires de famille.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" face="trebuchet ms"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-size:14;" &gt;Avant même le retour à Paris, Olive a appris le décès de son oncle. Tandis qu’elle se rend aux obsèques en province, Frédéric apprend d’Emma que celle-ci possède un amant imaginaire…&lt;/span&gt;&lt;b  style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="trebuchet ms"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: trebuchet ms;font-family:trebuchet ms;" class="MsoNormal" &gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;ÉPISODE 12 : Borderline&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;          &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style=";font-family:trebuchet ms;font-size:14;"  &gt;Emma, qui ne supporte plus que les clients lui parlent comme à la caissière de Shopi, s’apprête à faire sauter sa librairie quand un orage tropical éclate et détrempe tous ses bâtons de dynamite. Elle contracte une infection et se réveille la nuit suivante incapable de respirer. Bientôt, elle s’aperçoit qu’elle crache du sang…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;(À SUIVRE…)&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" face="verdana"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:78%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Traduire ce titre (comme le veut la loi pour les annonces publicitaires) ne ferait qu’en souligner un peu plus le total mauvais goût. Si vous êtes de l’avis que c’est ce texte dans son ensemble qui est d’un total mauvais goût, vous pouvez vous reporter à :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 0, 0);" href="http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&amp;amp;friendID=117528242&amp;amp;blogID=439633765"&gt;THE DISCLAIMER&lt;/a&gt; ---&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);font-family:times new roman;font-size:78%;"  &gt; (&lt; &lt;span style="color: rgb(204, 102, 0);"&gt;disclaimer &lt;/span&gt;&gt; &lt;span style="color: rgb(204, 102, 0);"&gt;/dis-klaiy-m*r/ n. m.&lt;/span&gt; « Dégagement de responsabilité ». Petit texte de droit au début d'un manuel d'utilisation où l'auteur d’un logiciel décline toute responsabilité face aux dégâts que pourrait causer l'utilisation de sa production. En plus de cette définition donnée par « Le jargon français » (sic) et propre au domaine informatique, on ajoutera que le terme est également employé pour certains messages de maisons de productions (disques, DVD) concernant des contenus pouvant choquer – ou, de plus en plus, simplement nuire à l’image de la société.)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-5229269202186851407?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/5229269202186851407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=5229269202186851407' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5229269202186851407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5229269202186851407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/10/nord-sud-life-is-soap-dont-you-bend.html' title='NORD SUD - Life is SOAP – Don’t you bend over to pick it up*'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SO4RZX3IeWI/AAAAAAAAABk/Td4iAhdd-h8/s72-c/LaureManaudouTV.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-8295980395788122770</id><published>2008-09-22T08:47:00.000+01:00</published><updated>2008-09-22T13:55:15.001+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD - Hieronymus Bosch Le jardin des délices – histoire d’un plagiat</title><content type='html'>Ils arrivèrent enfin au rayon des surgelés. &lt;br /&gt;« Cet enfoiré m’accuse d’avoir pompé Dali ! &lt;br /&gt;— Dali n’était pas pédé. Ton mec est mal renseigné. &lt;br /&gt;— Non mais je veux dire plagié ducon pas… »&lt;br /&gt; Tous les vieux gags défunts rajeunissaient, ressuscitaient et se remettaient en circulation.&lt;br /&gt;« C’est parfaitement impossible, il est né 400 ans après toi !&lt;br /&gt;— Apparemment c’est un argument qui ne tient pas. Sinon je ne serais pas là pour m’en plaindre. Il semblerait, comment dire, que le temps n’est pas ce truc linéaire que l’on croit et… &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le temps pèse sur l’hybride qui ignore l’âge d’or, braillaient les haut-parleurs au-dessus des rayons. Le caddie est la forteresse mobile du combat, et la vie un parcours à handicap barré d’imprenables bunkers dès avant le huitième trou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Si tu veux mon avis, ce qu’ils veulent, c’est faire un coup. Racheter le triptyque à Drouot pour une bouchée de pain puis te réhabiliter et toucher  tous les royalties des repros ! Bouquins d’art, posters, tee-shirts, cartes postales, fonds d’écran etc.&lt;br /&gt;— La diffusion universelle de mon œuvre… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des gémellations indiscernables, une limace se liquéfiant moitié porc et moitié âne tentaient de s’extirper des congélateurs allée 5. Les artères reliées sur des niveaux multiples — parfois souterrains — suspendues autour d’un vide central, palpitaient de lumières crues et de convoitises béates. Hieronymus examina chacune d’elle comme si ce ciel de polyuréthane ne demandait qu’à s’ouvrir pour lui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« La foule a exercé son pouvoir suggestif ! Après avoir été tout : philosophe, homme, femme, Roi, sujet, poisson, cheval, grenouille, et je crois même éponge, te voilà dans le grand cauchemar climatisé.&lt;br /&gt;—  C’est ça partons, je tremble de froid. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les riches clients du Plazza Athénée se gargarisaient de la nouvelle dans le salon safran assorti de la traditionnelle présence d’eau, de végétation ainsi que d’une lumière californienne éclaboussant les murs à la faveur du va-et-vient des têtes peroxydées, et que n’arrivaient pas à troubler les ultimes diablotins engendrés par l’inconscient collectif du XVe siècle. Les béances de jeunes duchesses diaphanes, siamoises par la langue, luisaient de convoitise. Le procès s’ouvrait le lendemain.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Résidence Hilton bonsoir. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Des boursouflures roses bonbon s’érigent au-dessus du spa où fondent ces amants qui veulent l’enfer. Une tour est en construction, on y travaille fiévreusement, car il faudra être prêt pour accueillir la foule qui ne manquera pas de s'y présenter.&lt;br /&gt;— Mildred ? Passez-moi mon père immédiatement. »&lt;br /&gt;Des cliquetis de souris en talons aiguille s’éloignent, suggérant une déraisonnable surface de parquet verni à la mode &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Venice&lt;/span&gt;-ienne.&lt;br /&gt;« Papa ? Il a totalement disparu, je crois qu’il est mort. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fille avait déjà cette capacité d’analyse à l’époque de son adolescence. Les lettres qu’elle écrivait en sont un témoignage incontestable :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’est ma soirée et je pleure si je veux !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’une lance précieuse, l’Ange effleurait des femmes prosternées, de profil. Les coups de rameaux d’olivier striaient de mauve et d’incarnat la cellulite jugulée dans des strings à 300 dollars pièce.&lt;br /&gt;« Allo ? Allo ? »&lt;br /&gt;Ahanant dans la forêt de soie et d’ambre, le juge (combinant les ressources d’un éclaireur de la Frontière avec la résistance d’un astronaute) cachait le complot sous les fresques merveilleuses. Ce déploiement de bleus et de verts presque printaniers, ces roses muqueuses tendues vers la coupole telles des trompettes sur de bleus abcès, formaient colonne dorsale d’une sorte de triptyque. Il les examinait avec la méfiance et le caractère soupçonneux dont il faisait preuve dans l’exercice de sa profession. Paumes et bouches au sol se crispaient, bras épais de sang, parodie de gestes quotidiens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le box, l’accusé aurait aimé s’envoler comme un char mythologique au milieu d’un nuage, leur échapper avec un bruit aérien tout particulier de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;gelato&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;« Accusé levez vous, jurez-vous etc. etc. etc.&lt;br /&gt;—  Je voulais juste me taper ce poisson c’est tout ! Vous allez pas en faire un drame quoi ! &lt;br /&gt;— Vous étiez sur le point de rompre la chaîne du froid.&lt;br /&gt;— &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Hieronymus_Bosch_-_The_Garden_of_Earthly_Delights_-_Garden_of_Earthly_Delights_(Ecclesia%27s_Paradise).jpg"&gt;Regardez le mec juste au-dessus de moi ce qu’il fait  à l’oiseau &lt;/a&gt;!&lt;br /&gt;—  Un baiser.&lt;br /&gt;—  Un baiser mon cul ! grommela-t-il entre ses gencives râpées, le goût du sang séché sur la langue.&lt;br /&gt;—  Si l’avocat du plaignant veut bien s’avancer. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Verdâtre, il s’avança coulissant lentement sur l’escalier mécanique de son sourire, tenant dans sa gueule une tête humaine comme présage de la sanction à venir. Il s’ébroua, cruel comme un destin à la Hitchcock : &lt;br /&gt;« Mon client Crystal Réfrigération propose un arrangement amiable : 100 000 euros de dommages et intérêts et il arrête les poursuites. Ces 100 000 euros rachèteraient son image ternie par ce regrettable incident en finançant une campagne de soutien pour la PETA.&lt;br /&gt;Ils recherchaient tout ce qui peut guérir et fortifier les corps, les étrangetés vraies voisinant avec les étrangetés de l’ajout. On y regardait passer ses organes internes, désormais purgés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mais je suis, je n’ai rien, je n’ai même pas une feuille de vigne, nulle lance précieuse … Père pourquoi m’as-tu abandonné ? &lt;br /&gt;— Un paradis où l’on ne possède rien ne saurait être Le paradis ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Donc j’ai été chassé du Louvre avec perte et fracas. Il n’est déjà pas bien vu de réellement discerner les faux, mais ça l’est encore moins de savoir, comme moi, que les faux sont parfois meilleurs que les vrais. Les conflits déchirent l’œil. J’ai passé les mois suivants avec dessus un vrai bandeau de pirate, ce qui ne le fait pas trop dans ma profession. Quand j’étais enfant ma famille était, disons, assez à l’aise. Moi, d’une certaine manière, je rêvais d’être pauvre. L’étant finalement devenu, plus ou moins, j’ai commencé à désirer ces satisfactions mêmes que j’avais jusque là condamnées comme factices et frelatées. La vraie richesse, que je n’avais au fond jamais connue, me fascinait désormais. Je lisais dans les magazines les frasques de l’héritière blondasse gourdasse à cou de girafe digne du Parmesan, et qui, à l’inverse des pauvres petites filles riches d’Andy Warhol, avait la décence de ne pas nous demander de pleurer sur son sort. La villa californienne avec piscine et jacuzzi, le yacht, le club privé du rappeur maquereau, je laissais désormais à des plus fortunés que moi le privilège de les dédaigner au nom de l’authenticité. Cette introuvable authenticité, désormais, je n’y croyais pas plus qu’aux vertus libératrices du yoga ou à l’âge d’Or, notre pseudo paradis perdu d’avant la Consommation. Mon œil une fois guéri, paradoxalement, ma principale activité a consisté à regarder à la télé ces émissions où de répugnants étudiants américains passent quatre semaines à Cancun ou en Floride à se vautrer dans les orgies les plus abjectes, ou ces concours de tee-shirts mouillés devant un parterre d’Anglais adipeux à Ibiza, sur fond de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;trance &lt;/span&gt;M6. Même le confort d’un salon d’hôtel de deuxième classe en faux style edwardien était devenu pour moi un luxe qui me faisait rêver. C’est un paradoxe élémentaire, que dans un monde factice, celui qui recherche l’authentique doive en fait rechercher le factice — seule véritable expérience vécue. C’est de ne l’avoir pas compris qui a fait que je n’ai jamais pu devenir l’artiste que j’aurais voulu être, et que j’en suis où j’en suis. J’y pense le soir, sur les ponts de Paris, en regardant passer les bateaux mouches d’où sort un brouet R&amp;B, cloisons en style acajou, similicuir et ombres caramel s’agitant derrière le verre fumé. Je voudrais partager les plaisirs médiocres de ces gens médiocres, aujourd’hui encore je ne partage que leurs désirs. Je suppose que c’est de ma faute, que pour un rêveur, un tiens ne vaudra jamais deux tu l’auras. Enfin bon, pour répondre à votre question, évidement le tableau est postérieur. Comment expliqueriez-vous, sinon, que les soi-disant délices du soi-disant jardin fleurissent ainsi sur un green de golf ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; — Alors c’est bien vous, l’expert…&lt;br /&gt; — C’est c’lui qui l’dit qui l’est. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt; Sous une cloche imitation verre… près d’une maxi bouilloire… haie hawaïenne, un paillis de vert et de beige… On y trouve à la fois le viol, le meurtre, la mutilation et, pour finir, le cannibalisme… Gueule d’un gros animal à l’espèce indéterminée, passerelles et kiosques, des échelles de feu traversant le ciel. Cette enveloppe abrite en fait un programme très utilitaire : l’appareil dentaire d’une jeune fille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « En matière de sexualité, ce n’est pas l’état de droit qui nous gouverne mais la morale dominante. Il existe un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bon &lt;/span&gt;plaisir. Le sadomasochisme n’en fait pas partie ! » scandait l’avocate, également militante des droits de l’homme, devant le tribunal.&lt;br /&gt;(L’être aimé, doué d’une grande souplesse, ou contraint de se prêter aux tors comme un Gaston latex —  là est la question, posée par le tableau et qui plus tard sera reformulée, cette fois de façon littérale, à travers ces photos japonaises bondage exposées au centre Pompidou. Du moins serait-ce la question s’il s’agissait d’un point de droit, ce qui n’est pas le cas, ainsi qu’il vient de vous être expliqué. Il faut suivre, voilà tout.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quidam, second de la journée, fut poussé dans le box.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt; « Les violences (…) n’ayant entraîné aucune incapacité de travail sont punies de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises (…)  sur le conjoint.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;—  Elle était consentante ! »&lt;br /&gt;— Ce n’est pas le principe de légalité selon lequel on ne peut être condamné pénalement qu’en vertu d’un texte pénal précis et clair, mais la valeur morale attribuée au sadomasochisme qui nous empêche de fouetter notre partenaire s’il nous le demande. »&lt;br /&gt;Vous aurez bien sûr noté le jeu de mots sur le bon plaisir. La Loi n’est pas le Bon Plaisir. Il faut s’y soumettre, et si vous vouliez être (demeurer) du bon côté de la barrière (ou du manche) vous n’aviez qu’à vous démettre (une épaule) en la/le flagellant&lt;br /&gt;« Et la liberté individuelle et le respect de la vie privée !?&lt;br /&gt;— Je suis juge. Je sais mieux ce qui est bien pour vous. Certes la pornographie est devenue populaire, comme le bronzage ou les vacances au ski. L’innovation n’est certes pas réservée à la contre-culture sexuelle, elle se joue aussi dans la conjugalité mais enfin vous avez entendu la demoiselle, il existe un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bon &lt;/span&gt;plaisir. Ecoutez mon vieux, entre nous, je ne crache pas sur une petite baise de temps à autre mais faut savoir où sont les limites. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Loser&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pensant à lui-même. Entendant des voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Nos hommes savent.&lt;br /&gt; Nos hommes savent que nous ne sommes pas comme ces filles aux ventres nus et au sexe froid. Nous sommes comme un volcan.&lt;br /&gt; Comme un pied bandé de Chinoise.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Le jardin des délices il faut y tendre de toutes tes forces mais ne jamais y entrer »&lt;/span&gt; chuchotaient les houris desséchées tournoyant dans leurs voiles sur la gravure du ciel. Et comme au premier des procès, l’on ne fit comparaître que le fils et jamais on ne vit le père.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-8295980395788122770?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/8295980395788122770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=8295980395788122770' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8295980395788122770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8295980395788122770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/09/nord-sud-hieronymus-bosch-le-jardin-des.html' title='NORD SUD - Hieronymus Bosch Le jardin des délices – histoire d’un plagiat'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-8111875345846787251</id><published>2008-09-18T19:29:00.000+01:00</published><updated>2008-09-18T19:46:00.614+01:00</updated><title type='text'>NORD SUD - Cuisine interne</title><content type='html'>Notre ambition, au sein des Mutants Anachroniques, était, à l’origine, d’appliquer à la littérature divers principes d’expérimentation empruntés aux musiques électroniques : échantillonnage (le titre de travail du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Grand &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pillage &lt;/span&gt;était à l’origine : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sampler litt&lt;/span&gt;.) ou encore remix. Ces techniques, qui n’étaient certes pas sans précédent en littérature, se sont considérablement répandues entre nos premières tentatives (1998) et le moment où nous sommes « sortis de notre cave », voici trois ans, avec la fondation du site &lt;a href="http://www.stase.org"&gt;STASE&lt;/a&gt;, prolongement logique d’une démarche dérivée de pratiques artistiques largement tributaires des nouvelles technologies. Parodier ou détourner, citer ou recycler, rassembler des matériaux pour un Cut-up constituent autant de façons différentes d’user et abuser des mots des autres, qui peuvent même être un moyen de raconter sa propre vie. Aucune de ces démarches ne nous est étrangère. Une constante, cependant : depuis le tout début nous avons mis un point d’honneur à toujours CITER NOS SOURCES. À cet effet, nous prévoyons de créer sur le blog un lien permanent, sachant qu’en tout état de cause nous ne désirons pas parasiter les textes eux-mêmes par l’ajout d’indications de ce type. Sauf que nous avons commencé à « poster » sur ledit blog fin juin, donc il y a déjà environ trois mois… Il ne parait donc pas inutile, en attendant mieux, de donner dès aujourd’hui à ceux qui ont pu lire ces premiers textes un aperçu de notre CUISINE INTERNE — pour paraphraser l’intitulé du blog de &lt;a href="http://tuer-catherine.blogspot.com/"&gt;Nina Yargekov&lt;/a&gt;, dont le roman doit sortir chez POL en février 2009 — en retraçant l’origine de nos divers emprunts et (on y revient toujours) pillages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1er juillet : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/07/pluie-au-sud.html"&gt;Pluie&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;En fait la seule entrée de juin ne contenait pas de texte, juste une photo. Quant à celle-là, ça commence bien, pas moyen de se souvenir s’il y a eu un quelconque recyclage. Peut-être une ou deux bribes de phrases dans le dernier paragraphe ? Ça nous apprendra ! D’un autre côté il s’agit essentiellement d’un écrit qui mêle des écrits antérieurs, un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;auto&lt;/span&gt;-recyclage…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 juillet : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/07/nord.html"&gt;(sans titre)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une citation pure et simple. Tirée des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mutants du brouillard&lt;/span&gt;, des frères Strougatski. De la science-fiction soviétique. Ils ont entre autres écrit &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Stalker&lt;/span&gt;, que tout le monde connaît par le(s) film(s), mais celui-là est encore plus imbitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16 juillet : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/07/sud-autosuggestion.html"&gt;Autosuggestion&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Le titre est celui d’une chanson de Joy Division, dont nous avons mixé les paroles avec une lettre de Maupassant à une aspirante écrivain qui sollicitait ses conseils. On peut bien sûr aller beaucoup, beaucoup plus loin que nous ne l’avons fait ici dans la fusion de deux textes, même si différents en apparence. Mais ça n’est pas très important. Déplacer la proverbiale virgule suffit généralement déjà à altérer complètement le sens des fragments reproduits. La chanson est d’un optimisme presque délirant pour Ian Curtis (déjà présent dans le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Grand Pillage&lt;/span&gt;, mais uniquement via l’utilisation détournée de plusieurs extraits du livre de sa femme, lequel, dès sa sortie en 1995, nous avait frappé par l’étrangeté et la force de ses images).  Quant à la lettre, elle est moins misogyne qu’elle n’y parait quand on la lit avec assez d’attention. Le point du remix est, d’ailleurs, exclusivement féminin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19 juillet : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/07/sud-autosuggestion-3-fmemd-compact-mix.html"&gt;Autosuggestion-3&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Les sources « extérieures » restent les mêmes que pour les deux versions précédentes (la seconde, faiblarde, a été supprimée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28 juillet : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/07/le-systme-scr.html"&gt;Le Système S2CR&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sciences et Avenir&lt;/span&gt;, octobre 2007 — &lt;span style="font-style:italic;"&gt;CV Magazine&lt;/span&gt;, hors-série 2, février 1998 (ça fait 10 ans qu’on tape dedans et c’est comme le Nutella, on ne s’en lasse jamais) — Propos de Trent Reznor, de Courtney Love, extraits d’articles tirés de (sources possibles, sinon avérées) : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Starfix &lt;/span&gt;(même Fred avait 13 ans quand c’est paru), &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Inrockuptibles&lt;/span&gt; (ils sont moins drôles à détourner depuis qu’ils ont trouvé plus intello qu’eux), &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rock&amp;Folk&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rockmag &lt;/span&gt;(yeah !) —  &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Blade Runner&lt;/span&gt;, pas le livre mais le film (1982, disponible chez Warner Bros Video), dialogue cité par : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;MK2-Trois Couleurs&lt;/span&gt; (novembre 2007).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7 août : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/08/tomographie-anachronique.html"&gt;Tomographie anachronique&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Nous prenons l’entière responsabilité de cette pensée sublime et puissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1er septembre : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/09/sud-r.html"&gt;Rewind &lt;&lt;Skip Intro&gt;&gt; Fw&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Reprend les éléments de base du texte du 28 juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11 septembre : &lt;a href="http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/09/911-till-i-come-enzeli.html"&gt;911 (‘till I come) : Enzeli&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Là c’est la honte totale ! Cette explosion énigmatique fait feu de tout bois, mais quant à retrouver d’où sortent ces morceaux de phrase déchiquetés… La genèse du texte remonte à la période qu’évoque &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Système S2CR&lt;/span&gt; — entre mai et novembre 2007 —, lorsque Fred travaillait onze heures par jours pour son bouquiniste balzacien, d’où le problème : avoir sous la main des monceaux de bouquins poussiéreux dont, entre deux clients, on griffonne des passages sur des bouts de papiers dégeu, c’est en un sens assez génial pour qui fait ce que nous faisons, mais ça exclut a priori toute rigueur dans l’archivage… L’inspiration de base pour la rédaction du truc a certes été fournie par les propres carnets de voyage d’Emma (en Iran), mais s’y sont ajouté des bribes de guides de voyage, d’ouvrages de spiritualité ou même traitant de l’art de la céramique. De tous ces ouvrages aux titres perdus, le plus marquant avait été publié pour célébrer l’édification, à l’initiative du Sha d’Iran, du très moderne et colossal nouveau bâtiment du sénat impérial, naturellement à sa botte. Entièrement traduit en français, c’était beau comme un catalogue de Beaubourg (sur le plan du style, s’entend, car l’objet était lui encore plus beau). Plus poétique, peut-être. Il en ressortait en outre que nous autres de la France étions au mieux avec ce grand démocrate de Rézha Sha. Enfin, ce n’était pas non plus tout à fait ce qu’on peut appeler une surprise… Dans un autre registre, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« 9pm Till I Come »&lt;/span&gt; est un impérissable chef d’œuvre de ATB. Sur la pochette de l’album, l’ex-roi de la trance M6 pose devant son jet privé, sauf que même si ses fameuses initiales sont dessus on hésiterait à jurer qu’il est vraiment à lui, de même que l’hélicoptère au verso.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-8111875345846787251?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/8111875345846787251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=8111875345846787251' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8111875345846787251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/8111875345846787251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/09/nord-sud-cuisine-interne.html' title='NORD SUD - Cuisine interne'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-6898696206035291465</id><published>2008-09-11T13:36:00.000+01:00</published><updated>2008-09-14T14:36:36.120+01:00</updated><title type='text'>NORD+SUD - 911 (‘till I come) : Enzeli</title><content type='html'>La ville d’Enzeli, qui semble monter la garde à la pointe nord du pays face à l’inconnue slave ─ sa phonothèque s’est enrichie d’un nouveau document sonore : « La culotte ukrainienne, large comme la mer Noire ». Longtemps les Iraniens et les Russes s’unirent pour fournir au monde le caviar. Les pêcheries de Pahlevi étaient concédées aux Russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’esturgeon se refuse à emprunter les portes qu’on lui a réservées, les Russes l’exécutent avec aisance, gaieté et fougue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le treizième jour, le monde entier est dehors :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; alliance des nuages et de la pierre ─ devenue acier, devenue verre ─ quand l’effort s’enfonce dans la forme pour s’y cacher. Sois heureux dans le souffle------------------------L’élan du graphisme enlace l’œil et le caresse-----------------Voués à servir cette roue sous laquelle nous tournons, nous sommes les images qui passent. Le soleil est la lampe ; le monde, l’écran------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Lignes géométriques et corolles stylisées ─ &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Spirit blong bubu i kam bak&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(Ce qui signifie : « L’esprit des ancêtres revient », en bislama du Vanuatu.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-6898696206035291465?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/6898696206035291465/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=6898696206035291465' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6898696206035291465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/6898696206035291465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/09/911-till-i-come-enzeli.html' title='NORD+SUD - 911 (‘till I come) : Enzeli'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3453389051490929493</id><published>2008-09-01T11:50:00.000+01:00</published><updated>2008-11-07T18:31:28.118Z</updated><title type='text'>SUD - Rewind &lt;&lt; Skip Intro &gt;&gt; Fw</title><content type='html'>Le désir est toujours là, la colère ne me quitte pas et pourtant, je fume toujours pas mal de shit, j’essaie de me calmer. Être adulte, c’est se remettre en cause : on se demande chaque jour si on a bien fait son travail. Au boulot et à la maison aussi. Finalement la vie de famille, c’est comme gérer une petite entreprise. Optimiser les achats, faire des listes, recruter la baby-sitter, veillez à ce que tout ce petit monde ait du linge propre. Faire disparaître poussière, toiles d’araignées, traces de gras. Gérer le stress et planquer l’ennui. Être de bonne humeur, faire des crêpes, trouver le sapin super cool. Pour être Adulte, il faut être bien dans sa tête, être très équilibré. Et aujourd’hui beaucoup de gens ont « un pet de travers ». J’imagine que j’en fais partie. &lt;br /&gt;— À quand remonte le passage à l’âge adulte ?&lt;br /&gt;— Au mois de septembre 2002. Le 3 exactement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as cassé ton portable. Perdu ta nouvelle adresse. Retrouvé la mienne. Nous sommes tombés d’accord sur le fait que nous étions devenus de vrais cons chacun de notre côté. La répétition semble favoriser cette désactivation. La nuit se délave gris sale comme un vieux jean noir. L’intuition me jette dehors pour échapper au spectacle. Un visage évanoui, une chaussure, un morceau de jambe. Des clopes fument toutes seules dans les cendriers. Le lecteur DVD a encore planté. En image fixe, Bowie blond platine chapeau et costume de lin blanc sort du Raffles Hôtel. La fin de soirée tourne en boucle depuis plus de 17 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je me suis rachetée une platine vinyle. En fait non, pour être précise, c’est lui qui me l’a offerte pour mon trente troisième anniversaire. Quand il veut être gentil il dorlote comme ça mon appétit pour le passé qui n’est même pas une quête du soi-disant paradis perdu de l’enfance. Car j’en suis sûre, je n’ai jamais été enfant. Ma mère n’avait pas la patience.&lt;br /&gt;« Il faut que je te dise quelque chose. C’est pas facile. Tu as 5 ans, tu es intelligente et sensible. Je sais que tu peux m’écouter. Papa et moi, on va divorcer. Ça veut dire qu’on ne vivra plus ensemble. Mais il ne faut pas que tu sois triste. On continuera à vous aimer toi et ta sœur, on sera toujours vos parents. Mais voilà, on ne s’aime plus alors on a pensé que c’était mieux de se séparer plutôt que de continuer à se battre. &lt;br /&gt;— Ah. »&lt;br /&gt;Je me suis forcée à pleurer. J’ai senti que c’était ce que l’on attendait de moi. Mais en dedans je me suis dit super  il se passe enfin quelque chose. Et c’est là que maman, croyant se blinder (comment expliquer une pareille absence de lucidité ? je me demande aujourd’hui si elle n’était pas feinte) s’est mise à me faire miroiter la vie la plus géniale que j’aurais pu imaginer :&lt;br /&gt;« Vous irez chez papa un week-end sur deux. Il aura une nouvelle maison et il vous gâtera sûrement parce qu’il ne vous verra plus tous les jours. La vie ici te semblera moins belle parce que je ne pourrai pas en faire autant. Il va falloir que je me débrouille avec un seul salaire, enfin, je veux dire, je n’aurai pas beaucoup d’argent pour vous gâter. Ça il faut le comprendre. Mais je vous aime de tout mon cœur, vous êtes mes petites filles adorées. La prunelle de mes yeux. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça. Pas de blâme. Mais j’y reviendrai. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« La force est en vous. »&lt;/span&gt; Il faut &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« reprogrammer les vieux enregistrements »&lt;/span&gt;, écrivait Louise L. Hay, gourou de la parapsychologie américaine. Que les gens divorcent, on s’y est habitué. Après il y a aussi la capacité qu’ont certaines personnes à réinitialiser totalement leur disque dur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard dans la vie. En demi-pointes sur la table basse, je tire sur la chaînette du ventilateur. Les pales brassent l’air chaud et poisseux qui monte de la rivière. La petite forêt vierge sur le balcon entre dans la chambre par la fenêtre. Un ibiscus oranger a fleuri juste sur le rebord. Au téléphone c’est lui qui est loin. Les constellations invitent à s’allonger sur les toits. Avec les chats. Je lui fais partager ce moment artificiellement romantique. En vrai, je m’ennuie un peu. Mais je suis bien. L’été. C’est l’été. Peut être parce que je suis née en cette saison, ce mois, juillet, c’est mon préféré. Avant le soleil et la chaleur font des caprices. En août, on pense déjà à la rentrée, les jours raccourcissent.  Cette fleur par la fenêtre, bouger nue. Tous les ans à la même époque, surgit Arcachon. La recréation à l’identique de connexions données d’une configuration est (c’est toi qui m’a dit ça) le seul moyen d’échapper aux filets du Temps, ce qui, d’ailleurs, n’est souhaitable que jusqu’à un certain point. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes le 3 septembre 2007. Il est 19h30. J’attends. Ma petite fille aussi. En fait elle trépigne. Je lui ai dit que ce serait bien que papa soit là pour qu’elle ouvre ses cadeaux et souffle ses 5 bougies. Avant, il fabriquait des guides de voyages remplis d’horaires de bus — quand il attendait une info incontournable, il la remplaçait dans le texte le temps qu’un rédacteur la lui confirme par une ligne de X. Bientôt 20h. Ma petite fille  s’impatiente. Qu’est ce que je suis censée faire ? Une ligne de XXXXXX ? Alors je pense que finalement, je suis la personne la plus adulte dans cette maison.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3453389051490929493?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3453389051490929493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3453389051490929493' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3453389051490929493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3453389051490929493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/09/sud-r.html' title='SUD - Rewind &lt;&lt; Skip Intro &gt;&gt; Fw'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3249583377233605271</id><published>2008-08-07T12:13:00.000+01:00</published><updated>2008-08-07T12:56:58.252+01:00</updated><title type='text'>NORD+SUD - Tomographie anachronique</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;La prétention actuelle à réduire les émotions, le sens moral (ou son absence), enfin tout caractère humain à &lt;b&gt;l’excitation&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 255);"&gt;rendue&lt;/span&gt;&lt;span style="color:blue;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 102);"&gt;visib&lt;/span&gt;&lt;span style="color:yellow;"&gt;l&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);"&gt;e au&lt;/span&gt; &lt;span style="color:red;"&gt;moyen d’une inf&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);"&gt;og&lt;/span&gt;&lt;span style="color:yellow;"&gt;r&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 102);"&gt;aphie co&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 255);"&gt;lorée&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;) de telle ou telle &lt;b style="font-weight: bold;"&gt;zone&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; du cerveau&lt;/span&gt; rappelle l’erreur des anciens qui, parce que l’amour fait battre le cœur, voyaient dans le cœur l’origine de l’amour.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SJrhuE68PCI/AAAAAAAAAAo/Q1wv--mkIjE/s1600-h/Aristote+recadr%C3%A9.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SJrhuE68PCI/AAAAAAAAAAo/Q1wv--mkIjE/s400/Aristote+recadr%C3%A9.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231742098855443490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-3249583377233605271?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/3249583377233605271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=3249583377233605271' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3249583377233605271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/3249583377233605271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/08/tomographie-anachronique.html' title='NORD+SUD - Tomographie anachronique'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SJrhuE68PCI/AAAAAAAAAAo/Q1wv--mkIjE/s72-c/Aristote+recadr%C3%A9.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-7492910875780283928</id><published>2008-07-28T13:30:00.000+01:00</published><updated>2008-08-07T12:13:06.724+01:00</updated><title type='text'>NORD - Le système S²CR</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;ATTENTAT CONTRE LA PAIX&lt;/i&gt;... Le désir de vengeance est toujours là, la colère ne me quitte pas et pourtant, je fais beaucoup de yoga, j’essaie de me calmer. La vente, c’est se remettre en cause : on se demande chaque jour si on a bien fait son travail. Pour être commercial, il faut être bien dans sa tête, être très équilibré. Et aujourd’hui beaucoup de gens ont « un pet de travers ». A la suite de quoi il y a vingt-deux (22) morts en à peine une heure et demi. C’est beaucoup. D’autant plus que ces morts sont toujours atroces, sordides, cruelles ou bêtement brutales.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;    —Oups ! I did it again !—&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"&gt;J’ai cassé mon portable. Perdu ma nouvelle adresse. Retrouvé la tienne. Nous sommes tombés d’accord sur le fait que nous étions devenus de vrais cons chacun de notre côté. La répétition semble favoriser cette désactivation. L’introspection ou l’apprentissage de nouveaux comportements peuvent changer les connexions cérébrales. La recréation à l’identique de connexions données (d’une &lt;i&gt;configuration&lt;/i&gt;) étant comme tu sais le seul moyen d’échapper aux filets du Temps, ce qui, d’ailleurs, n’est souhaitable que jusqu’à un certain point (dit « S²CR ») :&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;TA&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;S&lt;/span&gt;ITUATION&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;x&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;MA&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;S&lt;/span&gt;ITUATION&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span&gt;+&lt;/span&gt; &lt;span&gt;LEURS&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;C&lt;/span&gt;ONS&lt;span style=""&gt;É&lt;/span&gt;QUENCES&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 150%;"&gt;= &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NOTRE &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;R&lt;/span&gt;EMÈDE&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;(Ce qui est représenté symboliquement doit en effet, selon les lois de la magie sympathique, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;s’accomplir dans la réalité&lt;/span&gt;.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: left;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Lorsque le prédateur est loin, c’est le contexte préfrontal qui est actif. Cette aire évoluée, siège des décisions planifiées et complexes, nous permet d’élaborer la meilleure stratégie de fuite. Mais dès que le prédateur se rapproche, le flux sanguin migre vers une aire plus archaïque située dans le centre du cerveau, la substance grise périaqueducale, responsable de la médiation de la douleur et de certaines fonctions motrices primitives (voir plus haut). Drôle d’expérience, vivre dans la peur. C’est ça, &lt;i&gt;être un esclave&lt;/i&gt;. Aujourd’hui, le milieu étant ce qu’il est, rempli de crapules et d’idiots notoires, nous ne pouvons plus prendre des chemins séparés… Nous devons rester unis contre les cons.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; line-height: 150%;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-7492910875780283928?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/7492910875780283928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=7492910875780283928' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7492910875780283928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7492910875780283928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/07/le-systme-scr.html' title='NORD - Le système S²CR'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-5278631914175868876</id><published>2008-07-19T12:23:00.000+01:00</published><updated>2008-07-19T12:51:22.488+01:00</updated><title type='text'>SUD - Autosuggestion-3: fm+emd Mix</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;em&gt;Qu’importe de récurer l’évier trois fois, quand je porte le même T-shirt sale depuis sept jours ! &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;ICI, tout est planifié — sauf 2 ou 3 exceptions, aucune femme ne peut vivre de sa plume.) Si celle dont vous me parlez était RICHE — &lt;em&gt;Gun Last Order! Après je tire ! &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;(Toute la journée je vends des mangas)&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;— et si elle pensait à écrire par amour des lettres, je répondrais : &lt;em&gt;Ecrire, oui ! Mais à quoi bon quand c’est toujours au moment où je ne peux pas tenir le stylo ?&lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Faire cuire sa soupe — comme neige au soleil. Du moment que l'idée d'argent à gagner, même d'économie domestique, se mêle à la fièvre secrète qui fait germer les idées — &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tente ta chance et sors de ton trou&lt;/span&gt; —, c'est que cette fièvre — &lt;i&gt;la frustration à l’état pur — regardée en face ­— crée &lt;/i&gt;— n'existe — &lt;i&gt;plus de&lt;/i&gt; — pas — &lt;i&gt;vibrations, pulsations, ondes, vagues, perturbations, déferlement &lt;/i&gt;— &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;em&gt;mon Dieu c’est quoi cette odeur ? J’ai laissé cramer le putain de rôti !&lt;/em&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;)&lt;/span&gt;. Alors perds quelques heures de sommeil — mais pas de littérature. &lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;em&gt;Je ne DORS PAS de toute façon…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;(Couchée je n’arrive à rien. Debout je m’endors.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Rien de plus normal et de plus naturel — mais la littérature considérée comme un moyen de divorce ? Et quelle misérable vie que celle d'une femme de lettres quand elle ne devient pas illustre du premier coup, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;comme Lolita Pille&lt;/span&gt;. J'en connais beaucoup. Je les ai vues poursuivre les éditeurs, les directeurs de journaux, les confrères.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;—&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Neuf heures Déjà trop tard… J’ai le nez entre les couches.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;Cette jeune femme est certainement intelligente — &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Pirouette cacahouète/Cabriole pistache/Rondade noisette. Rayer la mention inutile.&lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Son esprit est souple — ici, tout est planifié — et prendrait peut-être assez vite une note spéciale, dont elle pourrait faire une note à succès — &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(&lt;/span&gt;« &lt;em&gt;Vous auriez Folio de Goethe&lt;/em&gt;&lt;em&gt;? C’est commandé par un prof du lycée. ». On en fait même des recueils, genre : &lt;/em&gt;Perles de libraires&lt;em&gt;. J’en ai plein d’autres, et de première main). &lt;/em&gt;Mais dès qu'il s'agit de popote &lt;i&gt;(&lt;em&gt;Brocolis Citron Haricots verts. Je préfère le cassoulet-frites. And I &lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;don’t wanna&lt;/span&gt; suck)&lt;/em&gt; — de divorce, de mari (&lt;em&gt;Il entre. Il sort. Il entre… Putain mais c’est un couloir !&lt;/em&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;— ici, ici, tout est gardé A L’INTERIEUR.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Femme, je préfèrerais tout à cette existence là.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Tout un drame domestique dont on cherche le dénouement dans les dix centimes qu'on lui donnera par ligne dans les journaux, quand on les lui donnera — &lt;i&gt;(des critiques de livres, j’en ai écrit des tas depuis que Le Monde a inauguré sa rubrique « estampillé libraire » avec une des mes chroniques)&lt;/i&gt; — Qu'elle fasse&lt;i&gt; n'importe quoi&lt;/i&gt;, mais pas &lt;i&gt;ça&lt;/i&gt; &lt;i&gt;(&lt;/i&gt;------------------------------------- &lt;em&gt;Mon walkman est mort. La maison vide… Ouvrir les jouets des enfants !)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on aime une chose — &lt;em&gt;Et puis quoi ! On n’aurait rien d’autre à vivre ?&lt;/em&gt; — on ne demande pas si on doit la faire.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;(&lt;em&gt;La sieste des enfants : Une multitude de possibles rendues impossibles par la durée.)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Naissance : néant — pour une fois !&lt;br /&gt;Décès : néant — pour l’instant.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Alors je vis !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-5278631914175868876?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/5278631914175868876/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=5278631914175868876' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5278631914175868876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/5278631914175868876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/07/sud-autosuggestion-3-fmemd-compact-mix.html' title='SUD - Autosuggestion-3: fm+emd Mix'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-7410716728612326761</id><published>2008-07-18T20:31:00.000+01:00</published><updated>2008-07-28T14:58:25.265+01:00</updated><title type='text'>SUD -  Une chambre à moi : journal d’une mère de famille (Autosuggestion-2: Reality Mix)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SI25mKnpENI/AAAAAAAAAAY/tF_lcpWI6es/s1600-h/American+psycho+CB.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SI25mKnpENI/AAAAAAAAAAY/tF_lcpWI6es/s400/American+psycho+CB.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5228038807783805138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="color: rgb(255, 102, 102);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:180%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;TEXTE &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;supprimé&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;par décision unanime du comité central, car trop dilué (l'inconvénient majeur de la "réalité" entendue dans un certain sens) et faisant désormais double emploi avec le 3ème et dernier mix réalisé depuis. Il faut garder à l'esprit que même si sa pratique s'est généralisée, le Cut-up demeure une activité qui ne va pas sans entrainer quelques dommages collatéraux...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-style: italic;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:12;"  &gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-style: italic;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:12;"  &gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;s&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/s&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4073708994676783916-7410716728612326761?l=mutantsanachroniques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/feeds/7410716728612326761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4073708994676783916&amp;postID=7410716728612326761' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7410716728612326761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4073708994676783916/posts/default/7410716728612326761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mutantsanachroniques.blogspot.com/2008/07/sud-une-chambre-moi-journal-dune-mre-de.html' title='SUD -  Une chambre à moi : journal d’une mère de famille (Autosuggestion-2: Reality Mix)'/><author><name>Mutants Anachroniques</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10321616858542113538</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SNdNVA599XI/AAAAAAAAABM/xRPznmJKCX0/S220/LostInBercyFin2007+024.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_cXQ9t4Qqbro/SI25mKnpENI/AAAAAAAAAAY/tF_lcpWI6es/s72-c/American+psycho+CB.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4073708994676783916.post-3383330326258507286</id><published>2008-07-16T15:01:00.000+01:00</published><updated>2008-07-16T16:44:56.405+01:00</updated><title type='text'>SUD - Autosuggestion</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left; font-family: verdana;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: left;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;    ICI, tout est planifié — &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sauf 2 ou 3 exceptions, aucune femme ne peut vivre de sa plume. Si celle dont vous me parlez était&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;RICHE&lt;/span&gt; — ici, ici, tout est gardé à l’intérieur — &lt;span style="font-style: italic;"&gt;et pensait à écrire par amour des lettres, je répondrais : oui, oui, oui, qu'elle écrive. &lt;/span&gt;(Tes espoirs, tes rêves, héros et idoles — &lt;span style="font-style: italic;"&gt;FAIRE CUIRE SA SOUPE&lt;/span&gt; — comme neige au soleil.) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Que l'idée d'argent à gagner, même d'économie domestique, se mêle à la fièvre secrète&lt;/span&gt; — Tente ta Chance, sors de ton Trou — &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qui fait germer les idées, c'est que cette fièvre&lt;/span&gt; (la frustration à l’état pur, regardée en face) ­— crée — &lt;span style="font-style: italic;"&gt;n'existe&lt;/span&gt; — plus de — &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pas&lt;/span&gt; — &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;vibrations, pulsations, ondes, vagues, perturbations, déferlement&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;— &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;(mon Dieu c’est quoi cette odeur ? J’ai laissé cramer le putain de rôti !)&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alors&lt;/span&gt; — perds quelques heures de sommeil — &lt;span style="font-style: italic;"&gt;que cette femme fasse&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;n'importe quoi&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mais pas de littérature&lt;/span&gt; — et dis-toi que tu auras essayé ------ &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;(Je ne &lt;/span&gt;&lt;i style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;DORS PAS&lt;/i&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt; de toute façon…) ------&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quand une œuvre a été faite sans aucun souci que celui de cette œuvre, qu'on la vende cher, très cher, qu'on ne se laisse pas voler par les intermédiaires, rien de plus normal et de plus naturel — &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;mais la littérature considérée comme un moyen de divorce ?!??&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; ------ Et quelle misérable vie que celle d'une femme de lettres quand elle ne devie
